Dagonet. Traité des maladies mentales, 18G2, p
3. Eininingliaus. Allgcm. Psychopalhologie. Leipzig, Vogel, 1878.
4. Hitti. Dictionnaire Encgclopédique des sciences médicales. Art. Gâteux, 1881.
tendance à faire un pronostic trop défavorable, il étudie le traitement d’une manière extrêment complète. En ce qui surtout nous intéresse, il distingue des plus nettement : i“ les gâteux volontaires, qui ne gâtent que de loin en loin ; 2*^ les gâteux involontaires, dont les uns ne gâtent que momentanément, tandis qu’un grand nombre le font habituellement ; quelques-uns enfin d’une manière continue.
— Lia Période d’Étiides Patliogéiiicities. — Dans ces dernières années, l’étude du gâtisme change encore une fois d’orientation. Au lieu de ne considérer les divers aspects du gâtisme qu’au travers des différentes classifications nosographiques, on veut maintenant pénétrer plus intimement dans l’appréciation du phénomène, en chercher la raison pathogénique ou psychogénique.
(1) distingue :
1° Les malades dont la conscience est si pervertie que le sens de la propreté n’existe plus, les processus à invoquer étant la faiblesse mentale, et aussi l’insuffisance motrice (démence, stupidité aiguë). Il y ajoute les maniaques qui obéissent à la poussée qui les porte.
2“ Dans un deuxième grouj)etrès dilférent, le malade n’a pas complètement oublié les convenances, mais ce sont des états de conscience transformés qui le poussent à agir contre ses habitudes. Exemples : la folie morale ; l’anxiété ; la mélancolie, par suite d’idées délirantes ; la paralysie générale, avec idées de grandeur ; la verrücktheit
1. Scliiile. Traitement du Gâtisme. Allgem. Zeitschrift fur Psychiatrie, Bd 37. 1881, p. G70.
oo
dans ceux de ses stades qui ressemblent à ceux du paralytique.
Pénétrant plus directement dans la pathogénie, il distingue :
1° Les cas d’engourdissement psychique (Betaübung) avec insiiriisance motrice.
2“ Les cas de dérèglement impidsif des actes, avec poussée des sentiments pervers.
3“ Les cas où le motif est psvehique, c’est-à-dire une représentation délirante.
Ce qui correspond cliuiquement :
(i. — Aux états de confusion,
h. — Aux états d’excitation,
c. — Aux états de de verrücktheit et de mélancolie délirante.
Dans un travail inq)or tant (1), rappelle quele gâtisme simple, tonte question d’intensité mise à part, se trouve chez riiomme sain d’esprit, où les mêmes causes agissent que chez l’aliéné ({ui se [>laint hii-méme de son trouble. 11 faut dojic, en (fénéral, tenir compte d’une double cause : organirpie et [)sychique, corticale et infracorticale. '
Mais il a surtout en vue une deuxième catégorie de malades qui jouent au contraire avec leurs produits de déjection, s’en imprègnent, s’en frottent. C’est eux qu’il vise uniquement dans son étude psychopathologique.
1. Linderborn. Allgemein patholog. Betrachtungen üher das Yorhommen und die Bedeutung der U nreinlichkeit der Geisterhranhon Arch. fur Psychiatrie, t. XVII, p. 322.
I. — Un premier groupe comprend le gâtisme par excitation pathologique, passagère, étrangère à la personnalité.
On en peut distinguer 3 catégories, suivant le siège de l’excitation :
a. — L’excitation psycho-motrice (impulsion organique centrifuge).
b. — L’excitation sensitive périphérique et psychique (réflexe centripète).
c. — L’excitation véritablement intra-psychique, intracentrale (idées délirantes).
IL — Le deuxième groupe a trait au gâtisme faisant corps avec l’individu lui-même et constituant une anomalie logique de la personnalité (psychopathie chronique, ou perversion dégénérative des sentiments), en y joignant les idiots.
La troisième classe comprend les cas qui sont le produit artificiel d’un isolement imprudent trop prolongé et des moyens de contrainte exagérés.
Le travail de Linderborn, extrêmement complet, n’a que le tort d’être un peu trop théorique. On n’a pas toujours sous les yeux le tableau du malade, quand on suit ces digressions, toutes de psychogénie. D’autre part, à notre avis, il ne distingue pas suffisamment dans l’histoire de ces processus ce qui revient au gâtisme simple et ce qui revient au barbouillage. Ce sont d’ailleurs les barbouilleurs surtout qui font l’objet de son étude, et les gâteux simples, en particulier les déments, restent un peu dans l’ombre. Nous aurons néanmoins à citer Linderborn très souvent.
Tous ces faits visent surtout, on le voit, le gâtisme chez les aliénés. Pour nous, nous prendrons les maladies cérébrales dans leur plus large généralité, adjoignant à notre étude des phénomènes vésico-rectaux d’une autre variété de cérébropathie, le coma, ce gui nous permettra d’étudier alors le phénomène médullaire. Nous verrons à ce moment les opinions des auteurs à son égard.
Mais nous pouvons dire, dès maintenant, que le snmptôme gâtisme n est nullement envisagé dans les traités de séméiologie nerveuse, non plus que dans ceux de séméiologie mentale, qui traitent, eux aussi, des grands syndromes nerveux.
Ainsi les manuels de Blocg et Onanoff {\), d! André (2), restent muets à ce sujet, tout aussi bien que les manuels de séméiologie générale (lijson, Hallopeau, d/or//iac, etc.).
Le Dictionnaire Jaccoud, d’ailleurs, n’y consacre point d’article s[)écial. M. Régis (3) n’en parle qu’à propos de la Paralysie Générale. M. Sollier( i) dit simplement, dans sa Séméiologie Mentale, que le gâtisme peut se montrer par le fait de l’aboulie (certains mélancoliques stupides) du relâchement des sphincters (déments) ou de l’inconscience (agités). Eidin, le manuel tout récent de Goldscheider {b) se borne à signaler que l’incontinence fécale se voit dans