Haillarger. Annales Médico-Psychologiques
0. Dagonet. Annales Médico-psychologiques, 18G1 (T. IV, p. 92).
10. Dumesnil. Le lit des g âteuxi Annales Médico-psychologiques, 1870, p. 80.
die le lit du (piteux:, eu s’excusant de S(ju audace « envers les cliefs d’établissement qui arfirment (|u’ils n’ont pas d'aliénés inal[)ro[)res ». A lire é(jaleinent les rapports de Constans, Limier, Dumesnil, au Ministre de l’Intérieur, •en 1871. Parallèlement, en Allemaqne, Von Giidde/i (1), s’inspire des mernes principes.
Bi» B*ério«le d’Éliedes — Mais déjà le
travail très important de Morel (2) avait siqnalé les délmts d’une orientation nouvelle. Dans ce consciencieux travail dont on peut encore aujourd’hui s’inspirer avec fruit, le grand aliéniste fraii(;ais montre dans une opposition heureuse, les éléments disparates qui forment la population d’un asile d’aliénés (maniaques, idiots, gâteux, etc.), et dans le groupe des gâteux en particulier, les distinctions qu’il importe de faire. Ils ne sont pas placés tous au même degré de l’échelle de rabrutissement. Ils n’appartiennent pas à la meme unité psychologique. Ceux-ci gâtent sous l’inlluence du trouble général de l’intelligence (mania(|ues à la [léri^de aiguë). Ceux-là (lypénianiaques) sont soumis à des aberrations si étranges, que l’oubli de la conscience pour’ce qui regarde l’incontinence, trouve son explication dans ces aberrations elles-memes. Gâteux aussi le dément, (pii tourmenté par ses hallucinations est de meme aussi la victime des perversions les plus extraor-
1. Von Gudden. TagesbericIU der Kreis IrrenansLalt Werneck. kVurzburg. Stuber, 1809.
2. Morel. Des gâteux dans un asile d'aliénés. Considérations psychologiques et physiologiques sur les Gâteux et sur la possibilité d' améliorer leur position et d'en diminuer le nombre. Annales médico-psycliolog., 1850, p. 72.
diiiaires ; l’imbécile enfin, l’idiot, le crétin, dont l’état mental semble a})porter une ex])lication plus facile aux perversions fonctionnelles. — Gnislain se tourne plu-
totdu coté du pronostic, relevant dans le pâtisme un caractère grave pour l’évolution de la démence. — Plus tard, H. Düifonet (2), suivant les traces de Morel, passe en revue les types cliniques qui peuvent se présenter ; le maniaque à qui le désir intense ne permet plus que des perceptions confuses, ou qui, en proie à une sorte de perversion morale, prend le contrepied de toutes les observations ; le lypémaniaque, qui ne répond plus au besoin naturel émoussé ; les déments et j)aralytiques. Il signale enfin une hyperesthésie sphinctérienne spéciale à quelques mélaJicoli(pies, hypochondriaques et maniaques aigus. — Quelques années plus tard, Enuninghaus [o), étudiant de plus près les soins à donner aux aliénés, reconnaît la nécessité d’une classification rationnelle.
Un travail des plus conqdets sur la question est celui de M. Hitti (4) dans le Dictionnaire Encijclopédf que. Kgvès avoir donné sur les fonctions sphinctériennes en général fjuelques notions très clairement résumées, il éludie : les maniaques et les mélancohhjues, chez lesquels les troubles réllexes peuvent être invoqués, les épileptiques, les paralytiques généraux, les idiots, enfin tous les aliénés à paralysie des sphincters, etc. Tout eu s’élevant contre la
1. Guislaiii. Leçons orales sur les Phrènopathies, 1852, II, p. 250.