Janet. Loc. cit., p
plus simplement, et moins ex(|iiisemeiit eu rapport avec les im[)ressions psychiques. Si en ellet le moindre phénomène psychique j)eut influer sur les muscles vésicaux, il n’en est pas de meme pour le rectum, qui présente une sensi- Ihlité plus grossière, plus obstuse.
On sait que le rectum est fermé, à l’état normal, par un sphincter lisse, c’est-à-dire indépendant de la volonté, doublé extérieurement d’un s[)hincter strié, volontaire, beaucoup plus puissant naturellement. Par cette association se trouve ainsi constituée une boutonnière antéropostérieure dontles l)ords sont contigus à l’état de repos par leur seule élasticité (M. Duval)(l).
Le point de départ de la défécation est une sensation vague peu définissable, un sentiment de pesanteur vers le })érinée. Sous l’influence de ce besoin tendent à se faire toute une série d’elforts d’expulsion qui sont bien, théoriquement, réflexes. Mais la volonté intervient le plus généralement. Car l)ieii plus puissantes ici — est-il besoin d’y insister ? — sont les causes sociales que nous invoquions tout à l’heure. De meme que pour la miction, la volonté seule peut suffire à provoquer la défécation. Le plus généralement cependant, elle sert à l’arrêter. Il s’établit alors en partant du sphincter anal un mouvement antipéristaltiqne qui refoule les matières dans l’S iliaque, d’où elles revlenneut eiisuite. Si le besoin est écouté, la contraction réflexe, vrai |)éristaltisme, chasse les matières vers l’anus, dont le sphincter, très dilatable, ne fait aucune résistance, surtout s’il s’agit de fèces liquides.