CHRISTOPHE COLOMB
Un enfant qui n'avait que douze ans, nommé Christophe Colomb, voulait être marin; son père était un pauvre journalier de Gênes. L'étude favorite de Colomb était la Géographie, et cette étude lui donna l'idée que la terre était ronde et que si l'on traversait l'Atlantique en ligne droite, on atteindrait les Indes-Orientales.
11 grandit donc et devint homme avec cette idée que la terre était ronde. Il voulait faire cette expérience et traverser l'Océan : c'est ce qu'il fit. Il demanda au roi de Portugal de lui donner des vaisseaux et des hommes pour l'accompagner; mais le roi refusa, et Colomb s'adressa au roi et à la reine d'Espagne. Plein de ses espérances, il alla trouver le roi Ferdinand et la reine Isabelle, et leur demanda ce qu'il avait demandé au roi de Portugal. Ils le lui accordèrent. Il quitta Palos le 3 août de l'année 1-19:2, avec trois vaisseaux et quatre-vingt-dix hommes. Après un pénible voyage ils touchèrent terre, et Colomb pensa qu'il avait atteint les Indes-Orientales, Mais ce n'était qu'une des îles Lucayes, et il la nomma San Salvador.
Après ce premier voyage, il en fit trois autres ; puis il mourut en Espagne, le 20 mai. Ses restes furent transportés à Séville, et en 1756 ils furent transportés dans la cathédrale de la Havane où ils sont maintenant.
Bertha K.
Age : quatorze ans.
Mihvaukee (Wisconsin). — District n" 9.
160 GKA.MMAU SGHOOLS.
Il y a environ quatre cents ans, vivait à Gênes, en Italie, un homme nommé Colomb, qui faisait le métier de cardeur de laine. Il avait un fils nommé Christophe, qui travailla pendant quelque temps pour son père; mais ensuite il s'emi)arqua et devint un bon et brave marin. A cette époque on ne connaissait pas la forme de la terre ni l'étendue des grands océans. Christophe Colomb avait fait beaucoup de voyages, et il en était arrivé à CQtte conclusion que la terre était ronde, et qu'en traversant l'Atlantique en naviguant à l'Ouest, on pouvait trouver le continent de l'Asie. Colomb était tellement persuadé de la vérité de ces choses qu'il résolut d'obtenir des vaisseaux pour faire quelques voyages en traversant l'Atlantique. Il était pauvre, par conséquent il ne pouvait pas acheter les vaisseaux dont il avait besoin.
Il alla trouver le roi et la reine d'Espagne, qui lui donnèrent une petite flotte. Il mit à la voile à Palos, port de mer de l'Espagne, le 3 août. Sur le pont d'un de ces vaisseaux, nommé la Scmta Maria, se tenait debout un homme de cinquante-six ans. ('et homme s'appelait Christophe Colomb ; il fit un prodigieux voyage et découvrit le Nouveau-Monde, appelé x\mérique. Pendant que Colomb faisait ce prodigieux voyage, il ne se doutait pas de l'existence du continent américain. La découverte de l'Amérique fut un accident.
La raison pour laquelle il voulait trouver un passage par mer d'Italie aux Indes était que les commerçants d'Italie faisaient un grand commerce avec l'Inde, qu'il leur fallait aller par la mer Méditerranée et par la mer Rouge, puis par terre en caravanes, ce qui était un voyage très-pénible et très-dispendieux. On avait grand besoin d'une route qui coûtât moins cher et qui fût plus facile.
On peut se demander pourquoi il ne contourna pas l'Afrique pour atteindre ainsi Flnde. La réponse est qu'aucun vaisseau n'avait encore doublé le cap de Bonne-Espérance ; la forme de l'Afrique n'était pas connue, et on ne croyait pas qu'il fût possible de doubler le cap de Bonne-Espérance.
Colomb était né dans la ville maritime de (lênes, en Italie, et avait été marin depuis son enfance. A l'càge d'environ quarante ans, il arriva à cette conclusion que l'opinion d'après laquelle la terre était plate était erronée.
Le vaisseau qui portait Colomb était le plus grand, les Jeux autres étaient petits. Le plus grand était à peu près aussi grand que les sloops qui portent du beurre et du fromage au marché. Les deux autres n'avaient pas de pont, ils s'appelaient Pinta et Xina, et étaient commandés par deux frères, nommés Pinzon. Dans la nuit du 11 octobre on vit des lumières qui allaient d'un endroit à l'autre, et le matin on entendit le cri de « Terre ! » poussé par l'équipage des vaisseaux. La terre, ainsi découverte, était celle des îles Lucayes, que les naturels appelaient Guanahani : Colomb la nomma San Salvador. C'était une belle île, couverte de jolies fleurs aux couleurs éclatantes. Elle était habitée par une race de sauvages, presque nus, qui avaient la peau d'un brun rougeàtre. En regardant autour d'eux, les Espagnols trouvèrent beaucoup d'arbres et de plantes qu'ils n'avaient jamais vus et dont le parfum embaumait l'air. L'un de ses vaisseaux fit naufrage le trente-cinquième jour, quelques hommes de ré([uipage colonisèrent Hispaniola, et Colomb retourna à Palos, où il arriva le 15 mars 1503. Il avait été absent sept mois et demi.
KermAxN K.
Age : treize ans.
Milvvaukee (Wiscousiu;. — District ir 1.