‹ Devoirs d'ecoliers americainsChapitre 215 sur 330 · ÉTUDE DE l'histoire · texte numérisé non relu

ÉTUDE DE l'histoire

L'histoire est une élude qui ne saurait manquer d'intéresser et le professeur et l'élève, lorsqu'elle est faite convenablement.

On ne peut pas espérer que l'élève qui se contente d'apprendre les faits et les dates qu'il trouve dans son manuel, éprouve beaucoup de plaisir à faire une étude aussi incomplète. Mais, qu'il lise l'histoire d'une nation écrite par différents auteurs ; qu'il se rende compte des opinions de chacun de ces auteurs sur les causes et les résultats des divers événements ; qu'il juge lui-même laquelle est la meilleure ; qu'il voie cette nation croître et se développer: alors l'histoire ne tardera pas à devenir pour lui une étude pleine d'intérêt.

D'un autre côté, chaque nation n'a-t-elle pas ses traditions qui, sans être rigoureusement vraies, ne laisseront pas de procurer du plaisir à celui qui les lira, et de lui faire connaître le caractère du peuple?

Nous entendons souvent des élèves dire : « Je n'aime pas l'histoire, je ne peux pas retenir les dates. » Ceux qui font entendre cette plainte sont presque toujours des élèves qui essayent d'apprendre les dates dans des tableaux chronologiques, où elles ne sont reliées par aucune idée historique. Et il vous diront qu'ils se servent de ces tableaux « pour apprendre leurs leçons le plus vite possible ». Faut-il donc s'étonner qu'ils ne réussissent pas?

Si on étudie en même temps la géographie et Thistoire d'un pays, on verra pourquoi certaines, parties de ce pays ont été plus tut colonisées et plus vite civilisées.

Considérons un instant l'histoire de notre pays, en l'étudiant d'abord à un point de vue pratique.

Nous apprendrions d'abord sa découverte, sa colonisation dans différentes parties, ensuite les principales causes de la Révolution, et ainsi de suite. Mais une étude ainsi faite nous intéresserait-elle autant que si nous en avions étudié tous les détails et les aventures audacieuses de nos ancêtres, en nous rendant compte de leurs pénibles travaux, dont nous pourrions ainsi apprécier tout le mérite ? Je crois bien que non.

Lorsque nous entreprenons une étude, commençons-la donc de la bonne manière : nos jours d'école nous paraîtront ainsi plus agréables.

Nellie K.

Age : dix-sept ans.

Mihvaukee (Wisconsin).

''l. — HISTOIRE ANCIENNE.

1. Indiquez le caractère des deux principales races de la Grèce.

Rép. — Les Grecs formaient une pure race aryenne. A une époque très-ancienne, ils émigrèrent vers l'ouest et chassèrent ou soumirent les tribus barbares qui habitaient ce pays. Ils n'eurent pas le même caractère dans toutes les générations. Dans les premiers siècles ils formaient un peuple hardi, vigoureux et ambitieux.

Les principaux peuples furent les Athéniens, les Spartiates et ensuite les Thébains. Les Athéniens étaient inconstants; ils aimaient le luxe. Ils eurent d'abord beaucoup d'esprit public, et ils cultivèrent les beaux-arts. Les arts, la poésie, la sculpture et la musique atteignirent une grande perfection.

Les Spartiates, au contraire, regardaient la musique et la poésie comme des arts indignes des hommes; le bien-être et le luxe, comme une honte. C'était une race acariâtre, cruelle et jalouse. Ils ne se proposaient d'autre objet que la guerre.

Les Thébains ne restèrent au pouvoir que fort peu de temps. Mais ils montrèrent dans la guerre un caractère vindicatif et une cruauté impitoyable.

t. Éducation des Spartiates. Ses résultats.

Rép. — Le gouvernement était chargé de l'éducation du jeune Spartiate. L'État le prenait à sept ans et l'employait jusqu'à soixante ans. Ils mangeaient tous à la même table, afin que les jeunes gens pussent entendre la conversation de leurs

supérieurs et en profiter. On leur enseignait le mensonge, le vol et toute espèce de ruse. Ils se livraient aussi aux jeux athlétiques pour forlilier leurs muscles. I^es femmes Spartiates étaient obligées de s'exercer de la même manière ([ue les hommes; mais leur éducation se faisait à part.

Cette éducation avait pour résultat de former une race vigoureuse, une race de guerriers. Quoique les Spartiates eussent beaucoup d'influence au temps de leur puissance, ils n'ont pas, comme les Athéniens, produit des œuvres qui ont été utiles au monde entier. Nous pouvons lire leur histoire et admirer leurs bonnes qualités, mais ils n'ont rien fait pour propager et pour dévelop|)er la civilisation.

o. Indiquez les expéditions des Perses et les généraux qui les dirigèrent. Donnez le plan de Marathon.

ï. Écrivez dix lignes sur Péridès.

Page 1