‹ Devoirs d'ecoliers americainsChapitre 302 sur 330 · DE L\ DISCIPLINE OU DU GOUVERNEMENT DE l'ÉCOLE · texte numérisé non relu

DE L\ DISCIPLINE OU DU GOUVERNEMENT DE l'ÉCOLE

1. — A quelle forme de gouvernement appartient le gouvernement de l'école? Raisons.

Rép. — Le gouvernement de l'école est monarchique. Puisque le père transmet au maître son autorité sur son enfant, cette transmission doit être complète, et toute autre autorité que celle du maître est inutile.

L'autorité du maître doit être; absolue, définitive et complète en ce qui touche à l'instruction de Tenfant.

l'ÉDAGOGIE. 4-57

Si riiistruclioli n'était pas améliorée par la transmission de l'autorité paternelle au maître, il serait inutile de confier plus longtemps à ce dernier l'instruction des enfants. Ceux-ci pourraient s'instruire chez eux et acquérir autant de connaissances que s'ils étaient entre les mains du maître. L'autorité du maître doit être absolue, excepté dans quelques cas exceptiomiels. Lorsque le maître abuse de son autorité ou lorsqu'il n'esl pas capable de s'acquitter convenablement de ses devoirs, le père peut lui retirer son enfant.

11 faut que les élèves comprennent bien que l'autorité du maître est définitive. Car, au moindre petit ennui, les élèves demanderaient à leurs parents de les retirer de l'école. Ils pourraient encore essayer de faire renvoyer le maître. Dans ces cas le maître doit résister et bien montrer que son droit est indiscutable. La forme monarchique est la meilleure pour atteindre le but que l'on se propose. En effet, tous les élèves sont soumis au maître, qui a ainsi entre les mains tous les éléments du succès.

2. — D'où l'autorité dérive-t-elle ? Caractères qui en résultent.

Rép. — L'autorité dérive du père. Elle est monarchique, bienveillante et catholique. Puisqu'elle est bienveillante, elle doit être indulgente dans tout ce qu'elle exige de l'élève. Il ne doit exister dans l'école aucune distinction entre les enfants des classes pauvres et ceux des classes riches. Lorsque les enfants sont confiés aux soins de leur parents, cette distinction existe. Le père qui appartient aux classes pauvres ne peut pas instruire ses enfants, car, le plus souvent, il lui faut gagner son pain quotidien et il n'a pas le temps de songer à leur instruction. Le père (jui appartient aux classes riches confie ses enfants à des précepteurs et à des institutrices qui ne pourvoient à leurs besoins qu'autant que le veulent bien les enfants eux-mêmes. Ils ne peuvent pas poursuivre jusqu'au bout le but qu'ils se sont proposé au commencement, parce que leur position dépend des parents, qui peuvent les congédier s'ils refusent d'exécuter leurs instructions.

L'autorité étant catholique, met tout le monde de niveau et devient universelle. Elle a égard à tous les sentiments et elle s'exerce toujours avec bonté. Elle inspire aux élèves de la bienveillance les uns pour les autres, elle les rend attentifs à leurs études, et, sous son influence, ils se montrent bons et prévenants pour leur maître.

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