I. Exercice
a. Lorsque les enfants ont l'idée de fusibilité, exercez-les
en leur faisant nommer beaucoup de choses fusibles.
b. Exercez-les sur le mot en leur faisant dire que cer-
taines choses sont fusibles.
C. Exercez-les par de fréquentes récitations individuelles et générales.
. Révision.
a. Le maître donne le mot, les enfants donnent l'idée.
b. Le maître donne l'idée, les enfants donnent le mot.
c. Faites nommer par les enfants beaucoup de choses
fusibles et faites-leur dire pourquoi chacune d'elles est dite fusible.
Kellie V.
École normale d'Indianapolis (Indiana).
4. — ESQUISSE D UNE LEÇON SUR LA COMPARAISON D UN ANIMAL ET d'une plante.
(Pour la classe la plus avancée, 3* année d'école.)
But de la leçon :
Développer les facultés de conception, de raisonnement et d'expression, en prenant pour objet d'étude la recherche des ressemblances et des différences entre deux classes d'êtres organisés.
Introduction :
La maîtresse. — Je demande que les enfants me disent ce qu'ils ont vu sur leur chemin, hier soir, en retournant chez eux après l'école.
Un élevé. — J'ai vu un gros chien.
Un autre élève. — J'ai vu un petit chat.
Un autre élève. — J'ai vu un cheval.
M' — Qui peut me dire comment nous appelons les chiens, les chats et les chevaux ?
E. — Des animaux.
M. — C'est bien. Quelquefois, en retournant chez vous, vous passez devant une maison qui a une jolie cour tout ornée de plates-bandes, et... de quoi? Qu'y a-t-il dans les plates-bandes ?
E. — Des fleurs.
M. — Et comment appelle-t-on encore les fleurs?
E. — Des plantes.
M. — C'est bien. Quels sont ceux qui voudraient dire quelque chose sur une plante et sur un animal? Levez la main.
Tous les enfants lèvent la main.
Matière :
l. Un animal éprouve de la douleur, une plante n'en éprouve pas. — II, — Un animal peut changer de place, une plante ne le peut pas. — III. La plante et l'animal vivent, grandissent et meurent. — IV. L'animal prend sa nourriture par la bouche, la plante la prend par ses racines et par ses feuilles. — V. L'animal respire au moyen de ses poumons.
Développement :
I. — M. — Quels sont ceux d'entre vous qui ont vu un animal blessé? Levez la main.
Quelques enfants lèvent la main.
M. — Quel animal avez-vous vu ?
E. — Un chien qui avait la patte cassée.
M — Comment savez- vous qu'il était blessé?
E. — Parce qu'il poussait des cris aff^reux.
M. — Et pourquoi ces cris ?
E. — Parce qu'il avait mal.
M. — Il éprouvait de la douleur. Quels sont ceux qui pensent qu'un arbre éprouve de la douleur lorsqu'on l'abat?
E. — Personne.
3/. — Et qu'est-ce qu'un chien ?
E. — Un animal.
M. — Alors, lorsqu'un animal est blessé, il éprouve... quoi ?
E. — De la douleur.
M. — Et qu'est-ce qu'un arbre?
E. : — Une plante.
M. — Alors une plante n'éprouve pas de...?
E. — Douleur.
M. ■ — C'est bien. Ainsi la différence entre un animal et une plante, c'est que... ?
E. — Un animal éprouve de la douleur et une plante n'en éprouve pas.
M. — C'est bien.
La maîtresse écrit au tableau noir cette phrase, la fait lire individuellement, puis simultanément par tous les élèves, et en fait épeler tous les mots.
II. — M. — Avez-vous jamais passé près d'un pâturage où il y avait des chevaux?
E. — Oui.
M. — Qu'est-ce qu'ils faisaient?
E. — Ils mangeaient de l'herbe.
E. — Ils couraient.
M. — Lorsqu'un cheval est dans un enclos et qu'il voit un petit endroit bien vert de l'autre côté de la barrière, qu'est-ce que vous croyez qu'il voudrait faire ?
E. — 11 voudrait y aller.
M. — Combien y a-t-il d'élèves qui pensent ainsi ? Levez la main.
Tous les enfants lèvent la main.
M. — Et lorsqu'il a mangé toute cette herbe, qu'est-ce qu'il voudrait faire ?
E. — Aller à un autre endroit.
M. — Il peut donc aller ainsi d'un endroit à un autre ?
E. — 11 peut aller d'un endroit à un autre.
M. — Oui ; en d'autres termes, il peut se mouvoir. Est-ce que l'arbre peut se mouvoir?
E. — L'arbre ne peut pas se mouvoir.
M. — Pourquoi ?
E. — Parce qu'il est attaché au sol.
M. — Oui, il est fixé dans la terre. Qu'avez-vous dit qu'était un cheval ?
E. — Un animal.
iO PRIMARY SGHOOLS.
M. — Et l'arbre?
E. — Une plante.
M. — Quelle différence y a-t-il donc entre un animal et une plante ?
E. — Un animal peut changer de place et une plante est fixée dans la terre.
M. — C'est bien.
Lecture individuelle et collective de cette seconde phrase écrite au tableau.
III. — M. — Lorsqu'un animal et une plante meurent, en quoi diffèrent-ils de ce qu'ils étaient avant?
E. — Us étaient vivants.
M. — Oui, ils avaient la vie. L'animal et la plante sont tous deux des êtres vivants. Et que dit-on de tous les deux quand ils cessent de vivre?
E. — On dit qu'ils sont morts.
M. — Qu'ont-ils donc de commun, tous deux...?
E. — Tous deux vivent.
E. — Tous deux grandissent.
E. — Tous deux meurent.
M. — Maintenant, dites-moi tout cela en une seule phrase.
E. — Un animal et une plante vivent, grandissent et meurent.
M. — C'est bien.
Récitation individuelle et collective de cette phrase écrite au tableau. On épelle les mots.
IV. — M. — Combien d'entre vous ont vu un cheval manger du blé?
Quelques enfants lèvent la main.
M. — Et qu'était le blé pour le cheval?
E. — De la nourriture.
M. — Où. mettons-nous notre nourriture?
E. — Dans notre bouche.
M. — Et qu'est le cheval ?
E. — Un animal.
M. — Par où donc un animal prend-il sa nourriture?
E. — Par la bouche.
M. — Quel petit garçon ou quelle petite fdle peut me dire comment une plante prend sa nourriture ?
Pas de réponse.
M. — Lorsque nous mettons de l'eau sur les racines d'une plante, oîi va-t-elle?
LEÇONS DE CHOSES. il
E — Dans les racines de^a plante.
M. — Oui. Quel bien y fait-elle?
E. — Elle fait pousser la plante.
M. — Et quel bien nous fait notre nourriture?
E. — Elle nous fait grandir.
M. — Si l'eau que la plante prend par les racines la fait pousser, qu'est-elle donc pour la plante?
E. — Elle est sa nourriture.
M. — C'est bien. Qui peut me dire de quelle autre manière la plante prend sa nourriture ? Personne ? Alors je vais vous le dire : par ses feuilles. Quelqu'un peut-il me dire quelle espèce de nourriture elle prend par ses feuilles?
E. — L'air.
E. — L'eau.
La maîtresse donne quelques détails sur la nutrition des plantes et fait trouver, puis écrire et apprendre, la phrase : Un animal prend sa nourriture par la bouche, et une plante par les racines et par les feuilles.
V. — M. — Combien y a-t-il d'élèves qui puissent me dire comment nous respirons ?
Quelques enfants lèvent la main.
M. — Comment?
E. — Au moyen de nos poumons.
M. — C'est bien. Et le cheval, le bœuf, le chien, comment respirent-ils?
E. — Aussi au moyen de leurs poumons.
M. — Maintenant, combien y en a-t-il qui pensent qu'une phnte respire?
Quelques enfants pensent que Oi^/, d'autres que non.
M. — Oui, les plantes respirent. Qui peut me dire comment elles respirent ?
Personne ne le sait.
M. — Eh bien, je vais vous le dire : elles respirent par leurs feuilles.
Exercices de répétition et de développement de ce thème, qu'on écrit au tableau : Un animal respire au moyen de ses poumons, et une plante par ses feuilles.
Récapitulation :
La maîtresse fait lire au tableau les cinq phrases, chacune par un enfant. Elle les fait ensuite lire collectivement l'une après l'autre, en ayant bien soin que chaque enfant lise exac-
temeiit ce qui est écrit au tableau. Puis elle efface tout et envoie différents élèves écrire, de mémoire, chacun une phrase ; on en fait encore une récitation collective, et la leçon est finie.
L'après-midi, les enfants doivent écrire sur leurs ardoises, et de mémoire, la matière de la leçon du matin.
Clara B.
École normale de Dayton (Ohio).
5. — LEÇON DE LECTURE (COMBINÉE AVEC LA LEÇON DE CHOSES.) (Pour la petite classe; durée de la leçon : 20 minutes au plus.)
But de la leçon de lecture : Mettre les enfants en état de prononcer, à première vue, une certaine classe de mots (les mots qui contiennent le son de o long devant la terminaison Id).
Plan :Ceiie lecture est rattachée à une im.age qui se trouve dans le livre de lecture, mais que la maîtresse devra reproduire au tableau noir. Cette image représente un petit garçon qui s'en va chantant des noëls dans les rues par un affreux temps de neige. Il est nu-pieds et ses habits sont en lambeaux.
Les phrases à faire lire sont les suivantes, qu'on inscrira successivement au tableau dans le cours de la leçon :
Tony is out in the cold (1).
He was told to go.
His hat is very old.
I hope he has sold a song.
Tell him to hold out his hand,
AVe will give him gold.
Développement :
Conversation sur l'image montrée aux enfants. Servez-vous de l'image comme d'un moyen pour suggérer aux enfants et leur faire dire d'eux-mêmes les phrases que vous avez l'intention d'écrire sur le tableau.
(1) Tony est dehors par le froid.
On lui a dit de sortir.
Son chapeau est très-vieux.
J'espère qu'il a vendu une chanson.
Dites-lui de tendre la main, Nous lui donnerons de l'or.
La maîtresse dit aux enfants que ce petit garçon s'appelait Tony.
La maîtresse. — Où est-il ? Quel temps fait-il ?
Les enfants répondent à la première question : Tony est dehors par le froid {cold). La maîtresse écrit la réponse sur le tableau noir.
M. — Pourquoi est-il sorti par le froid ?
E. — Pour vendre des journaux.
M. — Oui; mais pourquoi est-il allé vendre des journaux? (Hésitation des enfants.) Voyons, lorsque vous avez été chez l'épicier, ce matin, vous y avez été pour acheter du sucre ; mais pourquoi avez- vous été acheter du sucre?
E. — On m'a dit {told) d'y aller.
M. — C'est ce qui a eu lieu pour Tony. Maintenant, ditesmoi pourquoi Tony est sorti par le froid ?
Les enfants font la réponse : On lui a dit de sortir.
La maîtresse écrit cette réponse au tableau.
Elle obtient les autres réponses de la même manière, en faisant causer les enfants sur le chapeau du petit garçon, sur les chansons qu'il a à la main, pourquoi il les vend, pourquoi il tend la main, ce qu'on lui donne, etc. La maîtresse écrit les réponses au tableau (chacune d'elles, comme on le voit plus haut, contenant un mot avec la terminaison old).
Elle demande ensuite à quelques élèves de prononcer les sons de 1'/ et du d. Elle écrit Id sur le tableau. Tous les enfants donnent les sons (1). La maîtresse fait donner par les enfants le son long de o. Elle écrit o-ld sur le tableau. Elle dit aux enfants que toutes les fois que les lettres o l d sont écrites ensemble, on les prononce old, précisément comme si old était un seul son.
La maîtresse fait indiquer par les enfants les mots de la phrase qui se terminent en old. Elle écrit en imprimé et en écriture ordinaire ces mots à mesure qu'ils sont prononcés, en les plaçant sous Id et old, comme suit :
(t) On voit que cette leçon est fondée sur la méthode phonétique pure, généralement employée aux États-Unis. Dans l'exemple cidessus, les enfants n'épellent pas g, o, l, d : on les exerce à prononcer le son g (à peu près comme dans la première syllabe du mot guenon), puis le son old sans le décomposer en lettres. On n'a plus qu'à rapprocher l'un de l'autre, par une prononciation de plus en plus rapide, les deux sons g et old, g-oid, gold, comme chez nous dans la méthode de Lafîore et dans celles qui en sont dérivées.
old
old
gold
gold
cold
cold
hold
hold
sold
sold
told
told
Les enfants donnent individuellement et collectivement les sons que contiennent ces mots et prononcent les mots rapidement. Les enfants lisent ensuite les phrases.
A la fin de la même leçon, ou, s'il le faut, dans la leçon suivante, la maîtresse écrit rapidement les mots et les phrases qui suivent ; les enfant sprononcent les mots et lisent les phrases.
hold hold-er bold-est bold-ly
cold cold-er cold-est cold-ly
old old-er old-est, etc.
fold fold-ing, etc.
Tony is a bold boy to go ont in the cold (1).
He will fold his papers as he was told.
An old man gave him gold.
The gold is round, it had been put in a mold.
Les enfants écrivent sous la dictée les mots du modèle, comme pour une leçon d'orthographe. La inaîtresse examine et note les ardoises, puis, se mettant au tableau, elle appelle l'attention sur les fautes généralement faites.