‹ Devoirs d'ecoliers americainsChapitre 51 sur 330 · DESCRIPTION d'un INCENDIE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION d'un INCENDIE

(G* année.)

Un incendie est une chose très-dangereuse, surtout s'il a fait beaucoup de progrès avant l'arrivée des pompes. Il y a quelques années, il y eut ici un très-grand incendie près de la fabrique de gaz, et beaucoup de maisons furent détruites. C'était précisément au moment où je sortais de l'église avec papa et avec maman qu'on donna TaUrme. Je })riai bien gentiment maman de me laisser aller avec papa pour voir l'incendie; enfin maman y consentit, et nous nous y rendîmes. Lorsque nous arrivâmes, il y avait tant de monde que nous eûmes beaucoup de peine à nous frayer un chemin à travers la foule. Cependant nous n'y restâmes pas longtemps parce qu'il faisait trop chaud. En retournant à la maison nous ren-

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contrâmes un monsieur de nos amis avec son petit garçon qui demeuraient dans la maison voisine de la nôtre. Il demanda à papa s'il retournait chez lui, papa lui répondit affirmativement, et il pria papa de reconduire Ermy son petit garçon, parce qu'il voulait rester un peu plus longtemps à l'incendie et qu'il ne voulait pas garder Ermv avec lui. Lorsque nous arrivâmes chez nous, la mère d'Ermy était inquiète de son petit garçon, parce qu'elle ne savait pas que son père l'avait conduit avec lui.

Maintenant je vais laisser là cette histoire, et raconter celle qui est arrivée chez nous. Un jour j'étais à l'école, et les fenêtres de la salle de classe donnaient directement sur notre maison. Je n'avais pas entendu les cloches qui donnaient l'alarme, et je vis tout à coup la fumée qui commençait à s'élever. Je ne savais pas à ce moment qu'elle venait de notre maison ; mais un petit garçon de l'école se leva avant que la maîtresse pût l'en empêcher, et dit que c'était la fumée de notre maison. Je fus hien effrayée, et pendant la récréation la maîtresse me permit d'aller voir chez nous ce qu'il y avait de brûlé. J'allai donc chez nous pour voir, et lé plafond de notre mansarde de derrière était presque entièrement brûlé. Quelques-unes de mes affaires brûlaient ainsi qu'un bois de lit, et je pensai qu'il n'y avait que cela de brûlé. Mais il faut que je vous dise quelque chose de drôle. Le monsieur qui demeurait porte à porte avec nous fut le premier qui découvrit l'incendie. Il alla dans son cabinet pour prendre quelque chose et il faillit être étouffé par la fumée; il descendit l'escalier pour prévenir et rencontra le propriétaire de la maison qui montait avec un seau d'eau. Il le prit, monta vite sur le toit de la maison, et cria à l'autre homme d'aller tourner le signal d'alarme (1). Celui-ci descendit en courant dans la cour et chercha de tous côtés, sans trouver, si bien qu'il finit par revenir appeler l'homme qui était sur le toit pour lui demander où était ce signal, qu'il ne pouvait trouver. Et il fallut que l'homme qui était sur le toit descendît pour aller lui-même à la gare de Plum-street tourner le signal.

Edith H.

Age : douze ans.

Cincinnati (Ohio), École intermédiaire, 2"- classe.

(1) Il y a dans toutes les villes d'Amérique, aux gares et au coin des principales rues, des signaux d'alarme télégraphiques pour le feu, qu'il suffit de toucher comme une sonnerie électrique pour faire arriver, en moins de cinq minutes, les pompes du quartier.

-20. — SILOAM.

Dans le comté de Moiimouth (New- Jersey), à liuit milles (1) environ à l'ouest de Freehold, dans un beau lit de sable blanc entouré de pins, est Siloam, autrefois appelé le coin de Mac Enteri. Lorsque j'étais petit et que j'allais à l'école, cet endroit avait l'air charmant. 11 n'y avait que très-peu de maisons, qui étaient très-vieilles. La maison d'école était un vieux bâtiment très-pelit; c'était le seul qui existât dans cet endroit pour tenir des assemblées, ce qui avait lieu très-rarement. Toutes les personnes religieuses allaient à l'église à Perrineville et à Freehold. Lorsque l'assemblée se tenait dans la maison d'école, les assistants étaient fort peu nombreux.

Il y a environ cinq ans on changea le nom de cet endroit en celui de Siloam et les habitants firent beaucoup d'embellissements. Vers cette époque le révérend John Boswell vint à Siloam et il tint des revival meetings dans la vieille maison d'école, et les auditeurs furent si nombreux que la maison ne put les contenir tous. Alors on démolit la vieille maison pour en construire une nouvelle, mais celle-ci n'était pas assez grande : alors on bâtit une église et l'on continua d'y tenir les réunions de prières pendant quelque temps. Mais, lorsque M. Boswell fut appelé ailleurs, les habitants n'eurent plus d'ecclésiastique peur leur faire des sermons, et pendant nombre d'années les portes de l'église ne s'ouvrirent pas pour le culte ; cette église était un mentor muet pour les habitants, à qui elle rappelait leur devoir. Cet automne, un jeune prédicateur est venu à Siloam, il y a tenu des assemblées pendant deux ou trois dimanches, et il y a environ douze semaines l'église fut ouverte par M. Beaisled, prédicateur méthodiste qui vint à Siloam et qui ouvrit l'église pour le culte.

Ces assemblées sont dirigées par le révérend Deaisted, aidé du révérend Richard Partur. Depuis que ces assemblées ont commencé, l'église n'est pas assez grande pour contenir tous les fidèles. Il y a eu 150 conversions pendant les douze dernières semaines, et il est tout probable qu'il y en aura encore autant. Il y a en moyenne cinq ou six personnes chaque soir qui se lèvent pour demander qu'on prie pour elles. Les habi-

(1) Le mille anglais vaut 1609 mètres.

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tants vont à l'église dans des voitures découvertes ou dans de grandes carrioles qui contiennent beaucoup de monde. Beaucoup viennent de trois ou quatre milles de loin. J'aime à m'y rendre à pied moi-même, si je suis en bonne société. C'est une charmante promenade quand il fait clair de lune. On pourrait rendre cet endroit (qui est si éloigné du centre des affaires) très-agréable pour ceux qui cherchent un endroit tranquille à la campagne pendant la saison chaude. C'est un site très-sain, et les poitrinaires pourraient trouver dans l'odeur embaumée de ses pins la meilleure des médecines. Quelques personnes ont acheté des fermes dans cette partie du pays et ont quitté les villes, pensant que la vie ici serait plus économique ; mais comme ils sont éloignés du chemin de fer, ils trouvent que c'est incommode. Ils espèrent qu'un chemin de fer traversera bientôt leur petit village.

John S.

Age : seize ans.

Comté de Monmouth (New-Jersey). District n° 12.

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