‹ Devoirs d'ecoliers americainsChapitre 61 sur 330 · LES LIVRES · texte numérisé non relu

LES LIVRES

Les livres sont très-utiles. H y a les livres allemands et anglais. 11 y a aussi des livres qui ne sont pas utiles et que

80 GllAMM\R SCIIOOLS.

i"oti [)L'Ul se procurer chez les libraires })Our cinq ou dis. cenls; ou les appelle des romaus. Il y a des garçons qui vont dans la i)ibliotliè(jue et qui prennent des livres lorsqu'ils ont fini de lire les leurs. Une bibliothèque est un recueil de livres, .l'ai entendu dire une histoire qu'on nous a donnée à écrire en rédaction aussi.

Il s'agissait d'un garçon qui avait un bateau. H le mit à l'abri dans un hangar. Comme il n'y avait pas d'école le lendemain, on devait lancer le bateau. Il invita donc quelques-uns de ses camarades à venir lancer le bateau. Le matin du jour où le bateau devait être lancé, un garçon passa par là avec un panier plein d'œufs et un chaudron plein de fromage. Il allait au marché vendre le froniage et les œufs qu'il portait. Or il aperçut le bateau et se dit : « Je vais rendre Charles Benton furieux, » et il brisa les mats du bateau. Charles se leva de bonne heure le matin pour voir si son bateau était encore où il l'avait nus. Il avait fait ses devoirs la veille afin de pouvoir s'amuser toute la journée à le lancer. Eu arrivant, il vit qu'on avait écarté la grosse pierre qui fermait la porte et qu'on avait brisé le bateau; il devina aussitôt qui avait fait le coup. Il courut chez lui et dit à son cousin que Fritz Brown avait brisé son bateau : « Mais je lui rendrai la monnaie de sa pièce; lors([u'il ira au marché demain, je placerai une corde en travers du sentier, il tombera dessus, il cassera tous Jes œufs qu'il aura dans son panier, et il abîmera tous ses habits avec les œufs. » Son cousin lui dit que cela ne serait pas bien, « mais, ajouta-t-il, je vais vous dire le tour qu'il faut lui jouer. S'il revient demain avec ses œufs, demandez-lui s'il ne voudrait pas lire un de vos livres. » Le lendemain donc, lorsqu'il passa, Charles lui demanda s'il ne voudrait pas lire un de ses livres. « Oh ! bien sûr, dit-il, j'en aurai grand soin, » Charles lui dit: «Si je vous le prête, il ne faudra pas le détruire comme vous avez détruit mon bateau. » A ces mots, Fritz devint rouge comme du feu. C'est la manière de savoir si les garçons ou les {illes ont commis quelque faute. Charles donna le livre à Fritz et s'en alla chez lui.

Franz V.

Age : douze ans.

.Miiwaukce (Wisconsui). G' district.

NAR HATIONS.

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