‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 100 sur 355 · LA VIE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LA VIE DOMESTIQUE

C'est ce qui arrive ordinairement les jours de lessive. Je ne sais pas comment cela se fait, mais il est rare que tout ne s'obstine pas à aller de travers ce jour-là.

Peut-être trouverez-vous le bébé occupé à s'amuser au grand «létriment de votre boîte de couleurs, ou à faire quelque autre mauvais coup. Alors vous voudrez gronder : mais ne le faites pas, petites filles, car cela ne rendrait personne heureux, et cela ne ferait qu'aigrir tout le monde.

Vous pouvez avoir à employer la douceur et la persuasion pour engager bébé à renoncer à ces jolis joujoux avec lesquels il s'est tout barbouillé, mais ne grondez pas : jetez-vous au plus fort de la bagarre, comme disent les garçons, et aidez maman ; alors vous ne tarderez pas à voir sa mauvaise humeur se dissiper.

Direz-vous que vous êtes fatiguée et que vous n'avez pas le cœur au travail ? Maman n'est-elle pas fatiguée aussi ? Et croyez-vous qu'elle ait le cœur au travail plus que vous ?

Maintenant, parlons des garçons.

Faut-il vous étonner qu'ils prennent leurs chapeaux aussitôt après le thé et qu'ils s'en aillent, si maman et les sœurs sont ù mauvaise humeur et si tout est en confusion ? Petites filles, ne croyez-vous pas que nos frères seraient plus disposés à passer leurs soirées à la maison si nous savions la leur rendre plus agréable et si nous ne les ennuyions pas ?

Car, petites filles, si les garçons ne trouvent pas le plaisir et le bonheur à la maison, ils le chercheront ailleurs. Alors ils commencent à croire que les personnes de la maison ne se soucient pas d'eux, pui% ils en sont sûrs ; puis ils se disent que si personne ne se soucie d'eux, ils seraient bien bons de se soucier des autres et d'eux-mêmes.

Petites filles, vous connaissez toutes les conséquences de ce raisonnement, je n'ai pas besoin de vous les décrire; du reste, je n'aurais pas assez de talent pour faire un tel portrait.

Mais, d'un autre côté, si les garçons sont trop prompts â trouver que maman et les sœurs sont de mauvaise humeur quelquefois, se disent-ils qu'ils en sont la cause? Ils ne veulent pas admettre que nous sommes les plus fortes, oh ! non ; mais si nous ne sommes pas les plus fortes physiquement, pourquoi le serions-nous intellectuellement ?

S'imaginent-ils que nous n'avons rien qui nous ennuie ou nous irrite? Qu'ils prennent notre place et qu'ils soient sujets à tous les petits ennuis qu'on ne peut pas éviter dans un mé-

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na^, et nous Terrons s'ils ne sont pas quelquefois de mauvaise humeur.

C'est naturellement notre faute» disent-ils ; nous ne devrions pas nous laisser abattre par de telles bagatelles, et nous ne devrions pas nous abandonner à notre humeur. Cependant nous sommes des êtres humains et nous ne pouvons pas résister à tout ; si la maison est désagréable pour les garçons , s'il faut Absolument qu'ils la' quittent pour aller eberoher du plaisir ailleurs, pourquoi n'en ferions-nous pas autant?

Les garçons supposent-ils que nous ne ferions pas de nouveaux efforts pour leur rendre la maison agréable, s'ils nous encourageaient un peu ou s'ils témoignaient qu'ils prennent quelque plaisir dans notre société? Qu'ils essayent, et ils verront.

Sarah F, Age : treize ana Comté de Gumberland (New Jersey) « District a** 44

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