LES PETITES FILLES SONT LA JOIE DE LA MAISON
Petites filles, j'ai souvent remarqué avec quelle patience et avec quelle fidélité nous travaillons pour Noël lorsqu'il s'approche.
Nous ^sons appel à nos mains et à nos intelligences pour trouver d'ingénieux moyens de rendre heureux nos anus et ceux qui sont chez nous, à l'époque de cette grande fête. Puisque nous pouvons nous donner tant de mal pour avoir le plaisir de voir nos parents et nos amis heureux pendant un seul jour, ne serions-nous pas bien payées des petits sacrifices que nous ierions pour les voir heureux pendant toute Tannée ?
Je crains bien, petites filles, que nous ne fassions pas tous nos efforts pour faire régner le bonheur dans la maison ; et pourquoi cela ? Je vous demande si nous ne devrions pas être aussi désireuses de rendre ceux qui nous entourent heureux pendant toute Tannée, que nous le sommes de les rendre heureux pendant un seul jour? Ne serions-nous pas payées de nos peines? Je crob que nous le serions. Quoi qu'il en soit, je veux égayer.
Pour cela il ne faudra ni porteniiontres ornés de perles, ni pantoufles brodées, ni belles devises brodées en soie ou en laine, ni rien de ce genre, mais il £uidra de la patience.
Les petites filles qui ont d'assex grands trésors de cette vertu trouveront peu de diÛkuhé, mais celles qui ont un tempérament volcanique (cotnme moi, par exemple) seront obli* gées de se surveiller et de travailler ferme.
Lorsque vous retournez chez vous après Técole, et que vous êtes fatiguées et peut-être épuisées par les études de la journée (la fatigue contribue rarement à calmer les oer^, vous trouvez quelquefois qu'il y a quelque chose qui va mal, maman est à moitié malade, et, de ptes, elle est do mauvaise humeur. '