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II y a environ quatre cents ans, vivait à Gênes, eu Italie, on homme nommé Colomb, qui faisait le métier de cardeur de laine. Il avait un fils nommé Christophe, qui travailla pendant quelque temps pour son père; mais ensuite il s'embarqua et devint un bon et brave marin. A cette époque on ne connaissait pas la forme de la terre ni retendue des grands océans. Christophe Colomb avait fait beaucoup de voyages, et il en était arrivé à cette conclusion que la terre était ronde, et qu'en traversant l'Atlantique en naviguant à TOuest, on pouvait trouver le continent de TAsie. Colomb était tellement persuadé de la vérité de ces choses qu'il résolut d'obtenir des vaisseaux pour faire quelques voyages en traversant l'Atlantique. Il était pauvre, par conséquent il ne pouvait pas acheter les vaisseaux dont il avait besoin.
Il alla trouver le roi et la reine d'Espagne, qui lui donnèrent une petite flotte. Il mit â la voile à Palos, port de mer de l'Espagne, le 3 août. Sur le pont d'un de ces vaisseaux, nommé la Santa Maria, se tenait debout un homme de cinquante-six ans. Cet homme s'appelait Christophe Colomb ; il fit un prodigieux voyage et découvrit le Nouveau-Monde, appelé Amérique. Pendant que Colomb faisait ce prodigieux voyage, il ne se doutait pas de l'existence du continent américain. La décou'verte de l'Amérique fut un accident.
La raison pour laquelle il voulait trouver un passage par mer d'Italie aux Indes était que les commerçants d'Italie faisaient un grand commerce avec l'Inde, qu'il leur fallait aller par la mer Méditerranée et par la mer Rouge, puis par terre en caravanes, ce qui était un voyage très-pénible et très-dispendietix« On avait grand besoin d'une route qui coûtât moins cher et qui fût plus facile.
On peut se demander pourquoi il ne contourna pas l'Afrique pour atteindre ainsi l'Inde. La réponse est qu'aucun vaisseau n'avait encore doublé le cap de Bonne-Espérance ; la forme de l'Afrique n'était pas connue, et on ne croyait pas qu'il fût possible de doubler le cap de Bonne-Espérance.
Colomb était né dans la ville maritime de Gènes, en Italie, et avait été marin depuis son enfance. A l'âge d'environ quarante ans, il arriva à cette conclusion que l'opinion d'après laquelle la terre était plate était erronée.
Le vaisseau qui portait Colomb était le plus grand, les deux autres étaient petits. Le plus grand était à peu près aussi grand que les sloops qui portent du beurre et du fromage au marché. Les deux autres n*avaient pas de pont, ils s'appelaient Pinta et Nina, et étaient commandés par deux frères, nommés Pinzon. Dans la nuit du 11 octobre on vit des lumières qui allaient d'un endroit à l'autre, et le matin on entendit le cri de c Terre ! » poussé par l'équipage des vaisseaux. La terre, ainsi découverte, était celle des îles Lucayes, que les naturels appelaient Guanahani : Colomb la nomma San Salvador. C'était une belle île, couverte de jolies fleurs aux couleurs éclatantes. Elle était habitée par une race de sauvages, presque nus, qui avaient la peau d'un brun rougeâtre. En regardant autour d'eux, les Espagnols trouvèrent bcfaucoup d'arbres et de plantes qu'ils n'avaient jamais vus et dont le parfum embaumait Tair. L'un de ses vaisseaux fit naufrage le trente-cinquième jour, quelques hommes de l'équipage colonisèrent Hispaniola, et Colomb retourna à Palos, où il arriva le 15 mars 1593. Il avait été absent sept mois et demi.
Kerman K.
Age : treize ans»
Milwaukee (Wisconsin). — District n' 1.