‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 193 sur 355 · LES ÉCOLIÈRES · texte numérisé non relu

LES ÉCOLIÈRES

Les écolières sont des conglomérats d'une structure bien écailleuse : les unes ressemblent au mica, elles sont décidément minces ; les autres ressemblent au talc et sont terriblement douces ; iJ y en a qui sont tout à fait comme le gneiss, ce sont celles qu'on a destinées à être maîtresses d'école, mais qui, au lieu de servir à paver le chemin de la science, ne seraient guères bonnes qu'à meurtrir ceux qui y passent (1), Je crois bien, d'après la Bible, qu'elles ont été formées d'argile, mais ce devait être une argile bien défectueuse (2)....

Maintenant donnons un petit coup sur la joue des écolières. N'allez pas croire que je vais en embrasser une, je veux seulement faire quelques observations sur une de leurs qualités, celle-là même que possèdent, dit-on, à un très-haut degré, les agents d'assurance. L'une d'elles se précipite sur vous avant que vous ayez pu l'éviter : c Oh I avez-vous des bonbons ? » s'écrie-t-elle en fouillant dans votre poch^. Mais au lieu de bonbons elle ne trouve que votre mouchoir de poche, et, furieuse de n'avoir pas de « nanan» (3), elle agrippe votre mouchoir, et vous enlèveriez à un avare Son 6r phitOt qu'à èe'ptûi démon votre propriété. ' /

Une autre qualité principale de ces conglomérats est bien désagréable : s'il vous arrive d'être assis à côté de l'une d'elles à l'école, elle vous donnera des coups de pied, vous tirera les cheveux, marchera sur vos cors ; et si vous vous plaignez, elle

(1) Jeu de mots dans le texte sur flaggiTm (paver de dalles) et pogging (fouetter). ^f

(2) Autres jeux de mots intraduisibles,

(3) Texte : goodies.

COMPOSmONS UTTÉRAIRES. 249

VOUS battra comme plâtre, en vous souriant juste assez pour vous empêcher d'éclater.

Elles ont aussi un grand fonds de sentiment, et elles disent en soupirant qu'elles ne sont jamais plus tristes que lorsqu'elles chantent ; c'est précisément le cas de leurs auditeurs.

Mais, jeune homine, j'espère qu'il viendra un moment où Ton cessera de se jouer* die toi de cette façon, et où tu leur rendras toutes leurs impertinences.

' ' ' ' Charles S.

Age : seize ans.

Littlelon (New Ham]j)shi*re). ' • . •

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