Obstacles à vaincre
Réponse :
Accidentels.
Obstacles à vaincre pour que le gouvornement de l'école soit bon.
Organiques.
de
I Sociaux.
( Bâtiment».
5 Cour de récréation
( Emplacement.
Cartes géographiques.
Cartes marines Sphères.
Tableaux noirs.
Parents.
Administration récole.
Division en classes d'après la force des élèves.
Nombre des Professeurs.
Nombre des jours de classe.
Nombre des départements.
De la part des parents.
De la part de la société propre-
ment dite.
De la part des fonctionnaires.
Extérieurs.
Intérieurs.
Extérieurs.
Intérieurs.
Les obstacles sont accidentels, organiques ou sociaux. Les obstacles accidentels qui viennent de Textérieur sont les bâtiments. Il y en a qui sont trop étroits pour contenir les élèves. Ils sont mal aérés. Le plan en a été mal tracé.
Souvent la cour de récréation est trop petite. Les enfants qui demeurent près de l'école sont souvent forcés de rester dans la salie de classe pendant les récréations, parce que la cour est encombrée. Ceux qui demeurent loin prennent de Texercice en se rendant à l'école ou en retournant chez eux, ils ont donc moins besoin déjouer au grand air.
Les écoles sont souvent mal situées. Elles devraient être placées dans un endroit central, afin qu'elles fussent plus facilement accesssibles aux enfants de tous les districts et de tous les quartiers.
Les obstacles accidentels intérieurs sont les cartes, les sphères, etc. Beaucoup d'écoles ne possèdent pas un nombre
saffîsant de cartes, le maître ne peut donc pas indiquer aux élèves la position des lieux dont il leur parle. Il n'y a pas de sphères. Les enfants qui auront vu la forme du monde figurée par une sphère retiendront plus facilement cette idée et feront plus de progrès dans Fétude de la géographie.
L'absence des cartes marines et des tableaux noirs dans une école est un grand obstacle. En effet, la moitié de l'instruction se donne au moyen du tableau noir. Les progrès des élèves se ressentent donc de la privation de ces objets.
Il arrive parfois que les parents vont se plaindre à l'administration de quelque désordre qui a eu lieu dans l'école. L'administration soutiendra le professeur s'il a bien agi, puis elle fera voir aux parents qu'il a été obligé de faire ce qu'il a fait.
Les obstacles organiques intérieurs sont le système de division en classes d'après la force des élèves, le nombre des professeurs, des jours de classe et des départements. Beaucoup d'enfants sont placés dans des classes trop fortes ou trop faibles. La division en classes d'après la force des élèves remédie à cet inconvénient : ils se trouvent ainsi mis à la place qui leur convient. On n'a pas assez de professeurs pour diviser tous les élèves en classes d'après leur force. Le nombre des départements est aussi trop restreint.
Les obstacles qui viennent des parents et de la société sont semblables à ceux que nous avons appelés organiques extérieurs. Les obstacles qui viennent des fonctionnaires ou de l'autorité extérieure tendent à l'amélioration générale de l'école.
4. — Particularités de caractère, propres à l'enfant et à l'adolescent, dont il faut tenir compte pour gouverner l'école.
Rép. — Les particularités de caractère propres aux enfants et aux adolescents sont individuelles et générales, ou inhérentes et contingentes. Les particularités de caractère individuelles sont celles qui regardent l'individu. Les particularités de caractère générales sont celles qui ont une influence extérieure. Les particularités inhérentes et contingentes peuvent être divisées en particularités intellectuelles et particularités physiques. Les premières sont la spontanéité, l'activité, le défaut de méthode et le défaut de persévérance. Les secondes sont la gymnastique, la turbulence et le besoin de mouvement.
Les particularités générales sont le mélange des sexes et le caractère hétérogène des élèves.
Spontanéité. L'esprit de l'enfant est toujours actif, éveillé et prêt à recevoir l'instruction. On retient toujours beaucoup
mieux tout ce qui se présente à l'esprit spontanément que ce qu'on a appris par une longue étude.
Activité. L'enfant regarde attentivement tout ce qui se passe autour de lui. Son esprit aura l'activité que l'on remarque dans son corps.
Objectivité. Ce que l'enfant retient le mieux, c'est ce qu'il perçoit par la vue ou par tout autre sens.
L'observation fait faire de grands progrès à l'enfant.
Défaut de méthode. Les enfants ne font rien méthodiquement ; il faut qu'on leur apprenne à agir ainsi. Il idut donc que le maître fasse tout avec méthode dans sa classe.
Défaut de persévérance. Ce défaut se manifeste dans leurs études et dans leurs autres actions.
La principale particularité physique de caractère est la gymnastique. Il faut modérer les exercices gymnastiques à l'école selon les individus. Par exemple, dans une école de campagne où les enfants ont à faire deux ou trois milles pour aller à l'école ou pour retourner chez eux, il ne faut pas exiger qu'ils fassent des exercices de gymnastique, qu'ils sautent, qu'ils courent. Dans la ville, lorsque la cour de récréation est petite et que les élèves demeurent près de l'école, ces exercices sont très-utiles, parce qu'ils donnent de la force et de la souplesse au corps et qu'ils amusent l'enfant.
Le mélange des sexes. Les uns pensent qu'il vaut mieux séparer les élèves et mettre les garçons d'un côté et les filles de l'autre dans la même école. Les autres croient qu'il est préférable de les mettre ensemble dans la même salle, sous la surveillance de la même personne, parce que, disent-ils, les enfants se modifient les uns par les autres. Peut-être la plus grande punition que l'on pourrait infliger à une petite fille serait-elle, à un certain moment, de la forcer à s'asseoir près d'un petit garçon. Mais comme les enfants ont été habitués à ce voisinage, ils ne le regardent pas comme une punition. Dans beaucoup de cas, il vaut mieux que la personne qui tient l'école soit une femme, parce que les petits garçons seront plus polis avec elle.
Le gouvernement de l'école s'applique aux adolescents aussi bien qu'aux enfants, mais il faut l'exercer d'une autre façon : on doit moins se préoccuper du résultat de la leçon que de la discipline de l'élève.
5. Discuter quelques-uns des principaux éléments du gouvernement de l'école pris en soi.
Rép, — Le premier élément est l'ordre, qui comprend Tarran-
gement et la direction. L'ordre est la direction de l'école d'après les indications du maître, pour obtenir les meilleurs résultats. L'arrangement est cette partie de l'ordre qui comprend la disposition méthodique des récréations, des études, des heures, etc. La première condition de l'arrangement, c'est qu'il soit simple. Le maître doit disposer l'école de telle sorte que les élèves puissent voir et comprendre. Le maître doit agir franchement dans tout ce qu'il fait, il ne doit employer aucun détour. La direction est cette partie de l'ordre qui comprend l'exécution complète du système d'arrangement qui a été adopté. Dans la direction, le maître doit agir sans aucune hésitation et faire agir les élèves de même. Il doit être calme, maître de lui, et avoir beaucoup d'entrain.
6. Quelle est la limite de l'autorité de l'école sur les enfants ? Rép. — Le maître a autorité sur les élèves tant qu'ils sont
dans l'école ou dans ses dépendances. Le maître n'a pas autorité pour punir les fautes commises hors de l'école, mais il peut en parler à ceux qui les ont commises et les engager à ne pas recommencer.