‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 338 sur 355 · Dfi l'enseignement de la L9GTCRÉ · texte numérisé non relu

Dfi l'enseignement de la L9GTCRÉ

Avanfo^es gu'ttn emeigwemmt convenable de Iw iBcture peut procurer (xum élèves,

i. Développemeirt de Tintelligence.

%. Développement du corps..

3. Une bonne articulation, une bonne énonciation ei uns .bonne, pronoiioûitioa.

A. La faculté d^ s'approprier le& pensées^ le» sentûneotâ, les volontés de l'auteur que Ton lit.

5. La faculté d'exprimer en langage convenable et de la manière convenable les pensées, les sentiments et les volontés d'un auteur qu'on s'est appropriés.

6. Habitude d'attention et d'exactitude dans les pensée» et dans les actions.

fPovaU quelle MèvèÉt âoimU fùxre pour aoquérir une bonne artictdationy une bonne énonciation et une bonne pronon^ dation.

Pour arriver à ce résultat, le maître devra les faire épeler très-souvent par sons, et leur faire analyser les mots par syllabes et par sons.

Le maître doit pomioncer les mots rapidement el/ avec exae* titude, et les^ enfants doivent l'imiter.

Il faut d*abord apprendre aux enfants à prononoer corveo-

(4) Espèce d^noyer (wirtlcidière à ^Amérique. (^ iltri>r»4bJlaf ràiMtlIè^ dtt'latniel'.

{Notes du Traducteur,)

484 NORMAL SGHOOLS.

tement et facilement chacune des syllabes d'im mot» puis toutes les syllabes ensemble ou le mot entier, et enfin plusieurs mots ensemble.

Le mattre doit constamment exercer ses élèves sur ces points et ne jamais les laisser parler d'une manière indistincte.

FauM commencer par apprendre à parler, apprendre à LIRE OU apprendre à épeler ?

Il faut enseigner d'abord les mots parlés, parce qu'ils sont Texpression des idées et que les enfants doivent apprendre à exprimer leurs idées aussitôt qu'ils en ont.

Il faut leur enseigner ensuite les mots imprimés, qui sont la représentation des mots parlés.

Après les mots imprimés, on leur enseignera les sons élémentaires, qui sont des parties de mots imprimés : la partie doit être enseignée api^ès le tout.

Puis viendront les lettres, qui représentent des sons élémentaires et sont des parties de mots imprimés.

Trois espèces d^ exercices préparatoires aux leçons de lecture.

1® La gymnastique ; 2» exercices sur la respiration ; 3' travail de la voix.

La gymnastique est recommandée comme exercice préparatoire, parce qu'elle intéresse les élèves, elle les réveille, et, en fortifiant leurs organes, elle met leur corps dans une meilleure condition.

Du choix des textes de lecture.

Il faut que les textes choisis pour les leçons de lecture soient : 1** intéressants ; 2" instructifs ; 3® propres à développer les facultés de l'esprit; i^ propres à exercer une influence morale ; 5® d'un style correct.

Le texte doit être intéressant, pour que l'élève ne se fatigue pas avant la fin de la leçon, et qu'il puisse y prêter volontairement toute son attention et en retirer ainsi le plus de finiit possible.

Il faut que le st$rle en soit correct, pour donner un bon exemple à l'élève. Si Félève entend toujours des pensées exprimées correctement, il fera naturellement tous ses efforts pour exprimer les siennes de la même manière. Il acquerra ainsi des habitudes qui lui serviront pendant toute sa vie.

A quoi U maître doit-il veiller pendant la leçon de lecture f

Il doit reprendre Télève au point de vue de Tarticulation, de renonciation et de la prononciation ; au point de vue de rélévation, de la force et de l'ampleur des tons, Il faut aussi surveiller la position du corps, des pieds, des mains, du livre, et l'expression.

Pendant la leçon de lecture, il faut reprendre l'élève par rapport à l'élévation, à la force et au volume des tons, afin de lui donner l'habitude de lire doucement, naturellement et d'une manière agréable. 11 apprendra ainsi à exprimer les pensée^, les volontés et les sentiments de l'auteur comme s'ils étaient les siens propres. Par ce moyen, il acquerra aussi un son de voix agréable dans la conversation.

11 faut surveiller la position du corps, parce que le corps est l'instrument de l'esprit. Si le corps n'est pas en bonne condition, ce qui n'aura pas lieu s'il n'est pas dans la position convenable, l'esprit ne pourra pas agir comme il devrait le faire, et alors l'élève ne retirera pas de sa leçon tout le fruit qu'elle doit lui procurer.

Il faut aussi faire attention à la position du livre, parce que c'est de là que dépend en grande partie la clarté de la lecture. Si l'élève tient son livre trop bas, par exemple, sa tète se penchera en avant, son organe vocal n'aura pas toute sa liberté, et la lecture sera indistincte.

Défauts observés dans V enseignement de la lecture. Comment y porter remède f

J'ai remarqué que certains professeurs permettent à leurs élèves de s'arrêter et d'épeler les mots qu'ils ne peuvent pas prononcer. D'autres leur laissent prononcer le mol sans les interroger sur le sens. D'autres encore lisent la leçon et disent

486 NOBHM' S€»aOLS.

aux enfattto 4^ le$ witor, •oe ^m fNroéukiseréAikAt'de «le |>as iqpk(H*eiuk*e -à l'oniaBt à Une ^mh* teinMéme. D'«i(peis «sfin èmt lire les élèves 'à tour de e&^; «^ors les élèves «e «004 fts i^leAti£s.

Je combattra Je {>re«yer 4élattt «ft exei^nÉ; les eaCanls s» les mots entiers jusqu'à ce qu'ils fussent capables de les reconnaître à première vue sans être obligés de les épeler.

Je combattrais le dernier défaut eu appelant au hasard un élève ée fa (4asse el enlTnfaft6amt;dïitTmt«f la let^tore. De cette façon la reponsabilité serait la même pour tous.

Indianapolis ^Indiaiia). •— Trainiog sobool.

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