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(I'* année.) Examm mr la méthode.
Qîiest 1. — ITaprès combien de méthodes générales |peaton présenter le sujet de la grammaire anglaise?
Rép. — D'après deux métl^odes générales :
D'après la méthode orale ou d'induction, dans laqudle m conduit rélève à observer, à généraliser et à former la proposition. Dans cette méthode, on va du particulier ^u général» da connu à Tincpunu.
D'après la méthode de déduction, çI^lus laquelle on se sert d'un livre de classe. Dans cette méthode on ap^prend par amt la proposition et on l'explique ensuite.
Quest. 2. — Indiquez la marche que l'on suit dans la oçiéthode d'induction.
Rép, — Dans cette méthode, nous allons du particulier au général, du connu à l'inconnu. Nous nous occupons : 1** des objets ; 2<^ des idées ; 3<^ des noms. Dans un devoir de classe, nous £0Bsi4éroQs : i° la révisioa ; ^ le déirel^^eoieiU 4e H nouvelle idée ; 3® nous exerçons les élèves par des questions orales ou par un travail fait au tableau noir ; 4*" nous formons la proposidoa.
Qu^. 3. — Comment tous y pre»driei-f»os pour dével^n?^ l'idée d'analyse?
Bip. -^ Pour déveiq>par la 4Mmfioii du VM ti&aiyae, je
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prendrais ^tk tA^êt cftfi, «ôèttposé de pai^ticis, foHUe «epenflant un tout unique. Par exemf^le, pi<eiaaBl une montra, je dirais à
Une montre forme-t-elle un tout tt^qu^ t
-— Ëst'^lk oempofiée de parties ?
— Oui.
— Quelles sont les parties qui la composent? •
— La 1i(^te, le ealran, les àigniHèft, h veiire, le ressort, les foues.
r^6e««irérîs im ta3)leaii le nott de «ee parties à mesure que l«s élèves fes indiqueraient, le paierais ensmte d'iHSe horioge, «t je ferais nommer par mes élèves les parties d^aHe .trarlege qui m se'bvùiveïft pas dans une «ortr*.
Les diètes. — La montre est composée de parties.
Le Jfatlru. — Comment appeler-vmis ce que je viens ^"écrire ?
Les élèves. -^ Xht phrase.
Le Mattre. — Les parties d^uie montre entres tov^o^ors élé unies ensreMh^e^
Les éièves^. — No».
Le MaUre. — Ou*eù conciue2-v<wtt?
Lefs élèves. — Nous en concluons que puisqu'elles n'oftt pas toujours été unies ensemble, on peut encore Ces «épal^r.
Le M(âiiie, ^— €rôyez-vouB qu^en puisse aussi diviser la phrasé en ses parties ?
Les ëèf>es. — Oui.
Le MhtUre. —Comment votre père ou ÎTiorloger *'y prendrait^l pour diviser une montre en ses parties ?
Les éèves. — H ht démonterait méthodiquement et en mettrait soigneusement toutes les panies de cÀlè.
Le MaUre, — Gomment vous y prendriez-vous pour <fiTiser uiié phrase en ses parties t
Les élèves. — fopéfftpaîs uvee méthode, prenant : !• le sujet ; ^ le prédicat; 3* le complèfhekn du sujet; 4* ït eom plément du prédicat.
Le MaUre. — Quel est le sujet?
Les élèves. — C'est c montre >.
Le MaUn. — Qtiel est le prédicat ?
las élèves. — C'est c est composée %.
Le JSàlîre. — Quel est le complément dii sujet?
Les élèves. — tl'est t la >.
488 NORMAL SGHOOLS.
Le Maître, — Quel est le complément du prédicat ?
Les élèves, — C'est c de parties ».
Quest. 4. — Quelles sont les idées qui sont développées et quel est le rôle du maître ?
Bép. — On développe les idées de Télève sur des objets connus. Le rôle du maître consiste à diriger la classe.
Quest, 5. — Comment peut-on s'assurer que les élèves ont bien compris?
i Rép. — Je m'en assurerais en les envoyant au tableau, où je leur ferais écrire une phrase qu'ils devraient diviser en ses parties. Je demanderais alors aux élèves ce qu'ils viennent de faire. Ils me répondraient qu'ils viennent de c diviser une phrase en ses parties ».
Je leur demanderais ensuite quel est le rôle de chaque mot dans cette phrase. S'ils divisaient cette phrase et s'ils me répondaient sans hésitation, j'en conclurais qu'ils ont bien compris la leçon.
Quest 6. — Expliquez comment on arrive à une définition. Prenez pour exemple le mot analyse.
Rép. — Après m'étre assuré que les élèves ont bien compris mes explications, je leur ferais écrire sous leur phrase renonciation de ce qu'ils ont fait, c'est-à-dire c diviser une phrase en ses parties ». Eh bien, mes enfants, leur dirais-je alors, il y a un mot qui, à lui tout seul, en dit tout autant que les six , mots que vous venez d'écrire. Qui est-ce qui sait quel est ce mot?... Personne? Eh bien, le mot qui signifie c diviser une phrase en ses parties », c'est analyse. Je ferais dire par toute la classe que l'opération qui consiste à diviser une phrase en ses parties s'appelle analyse. Je verrais ensuite si l'un des .élèves peut répéter la même chose en commençant par le mot analyse, et j'obtiendrais ainsi la définition de ce mot.
La méthode que je viens d'exposer s'applique à toutes les définitions quelles qu'elles soient : j'ai choisi le mot analyse pour donner plus de clarté à mon exposition.
Quest. 7. — A quoi servent les révisions?
Rép. — Je ferais des révisions pour trois motifs :
l"* Pour graver plus fermenient la leçon dans l'esprit de rélève.
2<^ Pour m'assurer que la leçon a été bien comprise.
3° Pour rattacher la nouvelle leçon à celle qui l'a précédée.
Quest. 8. — Quelle observation pouvons-nous faire sur la mise en pratique de la méthode d'induction ?
Rép. — Nous pouvons remarquer que si cette méthode est loiite, elle est sûre ; les élèves étudient avec beaucoup d'intérêt et ils retiennent longtemps ce qu'ils ont appris. Elle apprend à l'enfant à compter sur lui -même, elle lui apprend à observer» et elle exige de grands efforts de la part du maître.
Quest. 9. — Commenceriez- vous par enseigner le mot ou la phrase ?
Rép. — Je commencerais par enseigner la phrase ; mais on pourrait commencer par Tun ou par l'autre . Je commencerais par enseigner la phrase, parce que Tenfant se sert de phrases pour parler : il observe le tout avant d'en observer les parties.
Quest 10. — A quelle époque peut-on mettre un livre de classe entre les mains des enfants? A quelle époque peut-on leur faire faire des compositions?
Rép. — L'époque à laquelle on peut mettre un livre de classe entre les mains des enfants ^dépend beaucoup de leur âge et des progrès qu'ils ont faits.
Je ferais faire des compositions aux enfants dès qu'ils pourraient écrire une phrase. Quand ils peuvent écrire une phrase, ils peuvent en écrire davantage.
Adah g.
Ypsilanii (Michigati). — École normale de TËtat*
16. — RAPPORTS FAITS PAR LES ÉLÈVES DE L'ÉCOLE NORMALE APRÈS LEURS VISITES DANS LES CLASSES DE L'ÉCOLE PRIMAIRE