DESCRIPTION D'UN INCENDIE
(6* année.)
Un incendie est une chose très-dangereuse, surtout s'il a fait beaucoup de progrès avant l'arrivée des pompes.' 11 y a quelques années, il y eut ici un très-grand incendie près de la fabrique de gaz, et beaucoup de maisons furent détruites. C'était précisément au moment où je sortais de l'église avec papa et avec maman qu'on donna l'alarme. Je priai bien gentiment maman de me laisser aller avec papa pour voir l'incendie; enfin maman y consentit, et nous nous y rendîmes. Lorsque nous arrivâmes, il y avait tant de monde que nous eûmes beaucoup de peine à nous frayer un chemin à travers la foule. Cependant nous n'y restâmes pas longtemps parce qu'il faisait trop chaud. £n retournant à la maison nous ren-
DESCRIPTIONS d'oBJETS ET d'iMAGES. L9
eontrâmes un monsieur de nos amis avec son petit garçon qui demeuraient dans la maison voisine de la nôtre. Il demanda à papa s'il retournait chez lui, papa lui répondit affirmativement, et il pria papa de reconduire Ermy son petit garçon, parce qu'il voulait rester un peu plus longtemps à l'incendie et qu'il ne voulait pas garder Ermy avec lui. Lorsque nous arrivâmes chez nous, la mère d'Ermy était inquiète de son petit garçon, parce qu'elle ne savait pas que son père l'avait conduit avec lui.
Maintenant je vais laisser là cette histoire, et raconter celle qui est arrivée chez nous. Un jour j'étais à l'école, et les fenêtres de la salle de classe donnaient directement sur notre maison. Je n'avais pas entendu les cloches qui donnaient l'alarme, et je vis tout à coup la fumée qui commençait à s'élever. Je ne savais pas à ce moment qu'elle venait de notre maison ; mais un petit garçon de l'école se leva avant que la maîtresse pût l'en empêcher, et dit que c'était la fumée de notre maison. Je fus bien effrayée, et pendant la récréation la maîtresse me permit d'aller voir chez nous ce qu'il y avait de brûlé. J'allai donc chez nous pour voir, et le plafond de notre mansarde de derrière était presque entièrement brûlé. Quelques-unes de mes affaires brûlaient ainsi qu'un bois de lit, et je pensai qu'il n'y avait que cela de brûlé. Mais il faut que je vous dise quelque chose de drôle. Le monsieur qui demeurait porte à porte avec nous fut le premier qui découvrit l'incendie. 11 alla dans son cabinet pour poendre quelque chose et il faillit être étouffé par la fumée; il descendit l'escalier pour prévenir et rencontra le propriétaire de la maison qui montait avec im seau d'eau. Il le prit, monta vite sur le toit de la maison, et cria à l'autre homme d'aller tourner le signal d'alarme (1). Celui-ci descendit en courant dans la cour et chercha de tous côtés, sans trouver, si bien qu il finit par revenir appeler l'homme qui était sur le toit pour lui demander où était ce signal, qu'il ne pouvait trouver. Et il fallut que Thomme qui était sur le toit descendît pour aller lui-même à la gare de Plum-street tourner le signal.
Edith H.
Age : douze ans.
Cincinnati (Ohio), École intermédiaire, 2* classe.
(1) Il y a dans toutes les villes d'Amérique, aux gares et au coin des principales rues, des signaux d*alarme télégraphiques pour le f<ui, qu'il suffit de toucher comme une sonnerie électrique pour faire arriver, en moins de cinq minutes, les pompes du quartier.
60 GRAMMAU SCHOOLS.