SILOAM
Dans le comté de Monmoulh (New- Jersey), à huit milles (i) environ à Touest de Freehold, dans un beau lit de sable blanc entouré de pins, est Siloam, autrefoià appelé le coin de Mac Enteri. Lorsque j'étais petit et que j'allais à Técole, cet endroit avait Tair charmant. 11 n'y avait que très-peu de maisons, qui étaient très-vieilles. La maison d'école était un vieux bâtiment très-petit ; c'était le seul qui existât dans cet endroit pour tenir des assemblées, ce qui avait lieu très-rarement. Toutes les personnes religieuses allaient â l'église à Perrineville et à Freehold. Lorsque l'assemblée se tenait dans la maison d'école, les assistants étaient fort peu nombreux.
Il y a environ cinq ans on changea le nom de cet endroit en celui de Siloam et les habitants firent beaucoup d'embellissements. Vers cette époque le révérend John Boswell vint à Siloam et il tint des revival meetings dans la vieille maison d'école, et les auditeurs furent si nombreux que la maison ne put les contenir tous. Alors on démoht la vieille maison pour en construire une nouvelle, mais celle-ci n'était pas assez grande ; alors on bâtit une église et l'on continua d'y tenir les réunions de prières pendant quelque temps. Mais, lorsque M. Boswell fut appelé ailleurs, les habitants n'eurent plus d'ecclésiastique pour leur faire des sermons, et pendant nombre d'années les portes de l'église ne s'ouvrirent pas pour le culte ; cette église était un mentor muet pour les habitants, à qui elle rappelait leur devoir. Cet automne, un jeune prédicateur est venu à Siloam, il y a tenu des assemblées pendant deux ou trois dimanches, et il y a environ douze semaines l'église fut ouverte par M. Beaisled, prédicateur méthodiste qui vint à Siloam et qui ouvrit l'église pour le culte.
Ces assemblées sont dirigées par le révérend Beaisted, aidé du révérend Richard Partur. Depuis que ces assemblées ont commencé, l'église n'est pas assez grande pour contenir tous les fidèles. Il y a eu 150 convef^sions pendant les douze dernières semaines, et il est tout probable qu'il y en aura encore autant. Il y a en moyenne cinq ou six personnes chaque soir qui se lèvent pour demander qu'on prie pour elles. Les habi-
(1) Le mille anglais vaut 1609 mètres.
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tants voDt à Téglise dans des voitures découvertes ou dans de grandes carrioles qui contiennent beaucoup de monde. Beaucoup viennent de trois ou quatre milles de loin. J'aime à m*y rendre à pied moi-même, si je suis en bonne société. C'est une charmante promenade quand il fait clair de lune. On pourrait rendre cet endroit (qui est si éloigné du centre des afifaires) très-agréable pour ceux qui cherchent un endroit tranquille à la campagne pendant la saison chaude. C'est un site très-sain, et les poitrinaires pourraient trouver dans l'odeur embaumée de ses pins la meilleure des médecines. Quelques personnes ont acheté des fermes dans cette partie du pays et ont quitté les villes, pensant que la vie ici serait plus économique ; mais comme ils sont éloignés du chemin de fer, ils trouvent que c'est incommode. Us espèrent qu'un chemin de fer traversera bientôt leur petit village.
John S.
Age : seize ans.
Comté de Monmouth (New-Jersey). District n** 12.