‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 65 sur 355 · Î3. — LES UVRES · texte numérisé non relu

Î3. — LES UVRES

Les livres sont très-utiles. 11 y a les livres allemands et anglais. Il y a aussi des livres qui ne sont pas utiles et que

i on peut se procurer chez les libraires pour cinq ou éixcenU; on les appelle des romans. Il y a des garçons qui Yont dans la bibliothèque et qui prennent des livres lorsqu'ils ont fini de lire les leurs. Une bibliothèque est un recueil de livres. J'ai entendu dire une. histoire qu'on nous a donnée à écrire en rédaction aussi.

Il s'agissait d'un garçon qui avait un bateau. Il le mit à l'abri dans un hangar. Comme il n'y avait pas d'école le lendemain, on devait lancer le bateau, il invita donc quelques-uns de ses camarades à venir lancer le bateau. Le matin du jour où le bateau devait être lancé, un garçon passa par là avec un panier plein d'œufs et un chaudron plein de fromage. Il allait au marché vendre le fromage et les œufs qu'il portait. Or il aperçut le bateau et se dit : c Je vais rendre Charles Benton furieux, » et il brisa les mâts du bateau. Charles se leva de bonne heure le matin pour voir si son bateau était encore où il l'avait fnis. Il avait fait ses devoirs la veille afin de pouvoir s'amuser toute la journée à le lancer. En arrivant, il vit qu'on avait écarté la grosse pierre qui fermait la porte et qu'on avait brisé le bateau ; il devina aussitôt qui avait fait le coup. Il courut chez lui et dit à son cousin que Fritz Brown avait brisé son bateau : c Mais je lui rendrai la monnaie de sa pièce ; lorsqu'il ira au marché demain, je placerai une corde en travers du sentier, il tombera dessus, il cassera tous les œufs qu'il aura dans son panier, et il abîmera tous ses habits avec les œufs. > Son cousin lui dit que cela ne serait pas bien, c mais, ajouta-t-il, je vais vous dire le tour qu'il faut lui jouer. S'il revient demain avec ses œufs, demandez-lui s'il ne voudrait pas lire un de vos livres. » Le lendemain donc, lorsqu'il passa, Charles lui demanda s'il ne voudrait pas lire un de ses livres, c Oh ! bien sûr, dit-il, j'en aurai grand soin. > Charles lui dit: cSi je vousle prête, il ne faudra pas le détruire comme vous avez détruit mon bateau. > A ces mots, Fritz devint rouge comme du feu. C'est la manière de savoir si les garçons ou les filles ont commis quelque faute. Charles donna le livre à Fritz et s'en alla chez lui.

Milwaukee (WIsconsin). 6* district.

Franz V.

Age : douze ans.

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