‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 153 sur 249 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

Né à Tronchiennes près de Gand d'une famille noble eldistinî^uée, Jacques Van Ârtevelde pour plaire aux Flamands s'était fait enregistrer* au métier des brasseurs et par son éloquence, son activité, son désintéressement sa hardiesse il avait su acquérir un empire sur la multitude qu'il passionnait ou apaisait à son gré [5]. Voyant que lesFlamands embrassaient le parti de la Flandre (sic) leur industrie allait dépérir par suite de l'impossibilité où ils se trouveraient de se procurer en Angleterre les laines matière première de leur principale industrie [5]. Artevelde en l'absence du comte Louis attaché à la cause du roi de France négocia une alliance étroite entre Edouard III roi d'Angleterre et les villes flamandes et brabançonnes et pour tranquiliser * la conscience des Flamands liés au roi de France par leurs serments, il conseilla à Edouard qui prétendait au trône de France comme étant par sa mère petit flls * de Philippe le Bel de prendre les insignes et le titre de roi de France [5]. Alors Artevelde avançant dans la con6ance de ses concitoyens fut nommé chef-doyen des 52 métiers de la ville et les autres villes également confiantes dans son vaste génie Vé' levèrent à la dignité de ruwaert ou régent du comté [5]. Bientôt la flotte française et la flotte anglaise se trouvèrent aux prises

dans la mer du Nord et le ruwaert amena aux au^lais* la llolte flamande qui décida de la bataille navale de rÉcluse ou * les Français perdirent 30.000 hommes et leurs vaisseaux. Artevelde prit aussi part au siège de Tournai et obtint à la levée du siège par suite de la trêve, des conditions avantageuses pour ses compatriotes [5]. Le comte Louis rentré en Flandre par suite de la trêve, ne voyait pas sans envie la puissance presque sans bornes d'Artavelde, aussi retourna-t-il en France. Le ruwaert accrut inunensément ses richesses étala un luxe royal et mécontenta le peuple par son air altier. Un parti jaloux se forma contre le grand homme [5]. Les villes se rapprochèrent du comt&et il acheva de se dépopulariser en voulant faire prononcer la déchéance du comte en faveur d'un des fils d*Édouard IIL Le peuple ameuté vint assaillir sa demeure et il fut tué à 55 ans par sou ennemi Gérard Denis. Il avait gouverné sagement et balancé 7 ans les destinées de la' France et de l'Angleterre. [5]

LETTRE

Mon cher Léon,

Tu as sans doute appris par la voie des journaux quelle est l'œuvre entreprise et fondée par notre bien-aimé souverain. La semaine dernière notre professeur nous entretint sur ce sujet, nous démontra l'utilité d'une telle œuvre nous apprit l'état dans lequel vivent les malheureux sauvages qu'on va tenter de civiliser, ensuite il nous excita à nous montrer les dignes sujets de notre souverain en appoi*tant chacun notre obole à une œuvre destinée à soulager nos frères souffrants. Montrez, nous dit-il, que la Belgique est la terre des grands hommes et des nobles pensées ; montrez que la Belgique est un peuple {phrase incorrecte, soulignée par le jury) bon et compatissant et digne de son roi Léopold IL Nous répondîmes au chaleureux appel de notre professeur et nous nous cotisâmes afin d'apporter nous aussi notre aide à l'œuvre si belle et si grande que celle {phrase incorrecte soulignée) de l'Œuvre do la civilisation de l'Afrique centrale.

28U DEVOIRS DÉGOUEkS. .

Si tôt * que j'aurai appris le moutaul de la somme recueillie dans notre classe, je m*empresserais * de te le faire savoir. Je t'engagerai à faire comme nous et mettre de côté quelques petites épargnes pour seconder la noble et belle idée de notre Souverain. Je me porte toujours bien, et j*espère qu'il en est de même pour toi.

Ton ami dévoué

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