‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 21 sur 249 · EXTRAITS DES CAHIERS · texte numérisé non relu

EXTRAITS DES CAHIERS

DE LA 2* ET DE LA 3« CLASSE RÉUNIES l'ordre et LA PROPHETE (^^ ALLEMAND).

Gela produit toujours une iinp^ . ^ Vtès-agréable sur celui qui entre dans une maison, lor^ ^^^ ^ ^Yoxvveloul àaus\ep\us grand ordre. C'est au sexe U %\'\^ J ^vCW a^^a^^^^^^ ^^^ ^^^" mière ligne de veiller à cela ^'^inK^ ^.ae tuéua^^^e )ûow\\e ^^. sensée s'eiforcera-f-"" ♦—•- " ^^^^ -* ^ ..;t rW b.\>s:\ ^^^^ocher sous ce rappoi geait l'ordre dans

de son mari. Car il est impossible qu'un ménage prospère, si la femme qui le dirige manque d'ordre.

Vaque à les affaires d'après un ordre régulièrement établi, et ne t'en écarte que s'il y a nécessité absolue. C'est une excellente chose que de faire tout en son temps. Heureux Thomme qui s'y est habitué dès sa jeunesse !

A Tamour de Tordre est étroitement lié l'amour de la propreté : c'est une vertu qui ne devrait manquer chez aucune ménagère. La propreté extérieure a plus de rapports qu'on ne pourrait le croire avec la pureté et l'innocence de l'âme ; car dans un corps propre habite ordinairement une âme pure.

N'est-ce donc pas mépriser les enseignements de la raison, que de se négliger sous le rapport de la propreté ? Les hommes ne détruisent-ils pas par là la bonne impression qu'ils désirent faire sur autrui ? Quelle chose repoussante qu'une femme malpropre !

Tout ce qu'une jeune fille possède doit toujours être maintenu par elle dans un état de propreté parfaite. Elle s'en trouvera bien tant au physique qu'au moral, et sa présence sera agréable à chacun ; car toutes les personnes bien élevées aiment beaucoup l'ordre et la propreté.

Erzsi GziBUR.

Lk CONSTRUCTION D'UNE MAISON (EN ALLEMAND).

Par une belle journée d'été, j'allai me promener avec une de mes amies; nous nous dirigeâmes vers un village peu éloigné de la ville, pour aller rendre visite à mon oncle. Mais quel étonnant spectacle s'offrit à nos yeux ! Une belle et grande maison, qui n'était pas loin d'être achevée, se présenta à nos regards. Un peu plus loin dans la vallée se trouvait la maison de mon cher oncle. Lorsque nous y arrivâmes, nous trouvâmes déjà ce bon oncle debout devant sa porte, car il nous avait aperçues de loin par la fenêtre, et il nous reçut amicalement. 11 voulut nous conduire aussitôt visiter sa belle maison neuve. Nous lui dîmes combien elle nous avait paru jolie dès le premier aspect, et le priâmes de nous expliquer en détail la construction d'une si belle maison. Là-dessus, il nous raconta ce qui suit :

« Quand on veut bâtir une maison, on doit d'abord creuser

HONGRIt. ±)

les fondements profondément dans la terre , car sans cela la maison s'écroulerait bientôt à cause de sa pesanteur. Nous pouvons, ajouta-t-il, tirer de là cette leçon, que les hommes, lorscju'iis font leur éducation dans leur jeunesse, doivent placer un fondement solide à la base de leur instruction, et doivent tout étudier attentivement et avec réflexion, afin de pouvoir en tirer parti plus tard. Après que les fondements ont été posés, on clève de belles et grandes murailles, puis on pose le faîte, sur lequel est construit le toit; dans les bâtiments riches, le toit est couvert en tuiles ou en ardoises; mais chez les pauvres on le couvre en chaume. Enfin on fait les parois intérieures, qui divisent la maison en plusieurs pièces grandes et petites. On pose les portes : celles-ci peuvent être simples ou à deux battants; elles peuvent aussi être entièrement en bois, ou bien vitrées. On pose aussi les fcMiètres, sans quoi les chambres resteraient obscures et on ne pourrait pas s'en servir; enfin les murs sont soigneusement blanchis ou peints. »

Quand le bon oncle eut fini sa description, nous nous approchâmes de la belle maison neuve, que nous eûmes beaucoup de plaisir à examiner en détail ; puis nous retournâmes dans la vieille maison de mon oncle, et nous y restâmes encore un moment; ensuite nous prîmes congé de lui en le remerciant: et en gardant fidèlement son récit dans notre mémoire.

Hélène Sandor.

DIOGÈNE (en français).

Diogenes* était un homme sage. Il s'est promené toujours dans la nuit, et il errait d'un pays à l'autre avec uue petite lampe. Cest* homme sage demeurait dans un tonneau, et avait toujours près de lui un sac à vovî^gc. ^5^^ *^^^^' cvuaiv^ A e>^^^ assis sur une pierre, vit hoir* L;A\^exi d'une souvcvi, eV \\ ^

pensa si le chien peut boire d'i^^,^ ^nUt^^^ ^^^^ ''^ '^^^^'Iv^^^" verre alors l'homme nonrraif ^^ ^^ « \^o Àex^fcvae •. ^..^^w

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Il ne se peignait ni lavait j^. v^ ^ • t .^vv ^^ YvV^'^"^^^\vc:^'^^'^''T^^

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^e Grand visitait Diogenes

aO DEVOIRS D'ÉCOLIERS.

neau, et en lui disant, qu'il doit lui demander une faveur qu'il remplira, alors il repondit* : a Allez en-devant de mon tonneau, pour ne pas dérober les rayons du soleil que jaime* tant. »

Hélène Sandor.

LE DANUBE (en ALLEMAND).

Dans les rameaux des arbres peuplés de chantres ailés, le rossignol, dont la voix est si mélodieuse, bâtit une fois son nid ; c'était justement au bord du Danube. Lorsque ce gentil oiseau eut regardé le fleuve et le courant rapide et infatigable de ses ondes, il eut le désir de connaître Torigine de celte puissante masse d'eau; il lia donc conversation avjc le Danube, et plus tard, quand ils furent devenus bons amis, il lui demanda quelques renseignements. Le Danube dit : J'ai ma source dans les profondeurs obscures de la Forêt-Noire, et dès le commencement de mon cours je me dirige vers l'Orient, d'où la lumière de la .vérité et du salut s'est levée sur le monde. Dès mon enfance, je m'unis à beaucoup de sources et de petits ruisseaux, comme le petit garçon qui s'entoure des compagnons de ses jeux, et je traverse rapidement les vallées verdoyantes de l'enfance. A Ulm en Souabe, j'entre dans l'âge de l'adolescence, et je suis déjà si fort, que je puis déjà porter de petites embarcations. Ensuite je coule à travers la Bavière et l'Autriche, je m'agrandis par ma jonction avec plusieurs rivières navigables, je deviens ainsi un homme robuste, et je puis porter déjà des navires considérables. De l'Autriche j'entre en Hongrie, où de nouveaux affluents m'apportent de nouvelles forces. A Orsova je dois quitter l'Autriche, dont je suis le principal cours d'eau, et dès lors j'entre dans l'âge de la vieillesse. Fatigué de la vie, je me divise en cinq bras, et après avoir franchi un [espace d'environ quatre cents milles, je me jette enfin dans mon tombeau amer et salé, la mer Noire.

lion LuKO.

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