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mes, des tourbillons de fumée, de cendre et de poussière, lançant des pierres et des rochers- à des distances prodigieuses, au milieu de détonations souterraines, de coups de tonnerre redoublés et d'un torrent de pluie, la montagne s'ébranlant jusqu'à sa base, ses flancs entr 'ouverts donnant passage à la l(^ve, dont elle fait bouillonner les flots, tel est un volcan.
L'Asie en renferme un grand nombre ; niais l'Amérique en contient le plus. Il y a beaucoup de montagnes qui ont brûlé dans les premiers âges du monde, et qui at^^^urd'Uui sont complètement éteintes.
Louis Saint-Hilaire, dix-sept ans
^ annéo. — 10 février 1878.
DES PLANTES EXOTIQUES Dfi LA FHANCB.
Il serait difficile d'énumérer toutes les plantes que nous avons tirées des autres contrées; les cinq parties du monde nous ont payé chacune leur tribut. Nulle part, peut-être, on ne voit réunies plus de productions des climats chauds et des climats froids. L'angélique et le saule-nain nous sont venus de la Laponie ; la renoncule nous a été apportée des plaines de la Syrie ; l'Inde nous a fourni le marronnier vers seize cent [4] ; nous avons longtemps porté envie a [10] la tulipe de la Turquie, et nous possédons maintenant plus de neuf cents variétés de cette belle fleur. Nous avons été chercher le saule^pleureur aux environs de Babyloue, l'acacia dans la Virginie, la pomme de terre au Pérou, la belle-de-nuit au BAexique, le thya [10] au Canada, l'héliotrope aux Cordillères, le tabac à Tabago, le réséda en Egypte, Théméroealle-jaune en Sibérie [i], la tubéreuse dans l'ile de Ceylan, le raifort à la Chine, la rhubarbe en Tartarie. Enfin, nous ferons observer à nos lecteurs que plusieurs plantes exotiques, entre autres les belles-de-nuit, trahissent même leur origine en s'épanauissant à des heures pendant lesquelles le soleil brille sur l'horizo:i de leur pays natal, tandis qu'il fait nuit chez nous. Quelques-unes, par un mouvement machinal, et, pour ainsi dire, d'habitude, suivent le soleil, et tournent avec lui comme dans leur propre patrie.
Jacques Desnoyers, dix-huit ans.
Leçon de pédagogie (commune aux quatre auuées).
10 février 1878.
(^(His duiinoiis deux rédactionii de coUc leron, (H'îscs dans les cahiers de doux élèves difTéreuU.)
OB l'Éducation de l'enfant.
Si Tinstituleur se trouve chargé par les circonslances, de réducation des enfaols, il devra s'eu occuper et la faire d'après les principes de la science pédagogique, et les principes éléoientaires du bon sen^.Eu substituant (3ic) au père et à la mère, il doit i*emplii* leurs fonctions avec le même soin que ceux-ci déploient. 11 doit doue d'abord l'éducation (sic) domestique c'est-à-dire l'éducation qui fera de cet enfant, un membre utile et agréable à sa famille ; en même temps il n'oubliera pas que cet enfant aura sa part dans la société, qu'il aura dans les événements de son pays un poids plus ou moins sensible. Si l'instituteur donne une éducation nationale elle devra avoir deux qualités.
Ëniin il est également impossible d'être bon citoyen comme d'être bon enfant si on n'est pas rempli de l'esprit religieux, si on ne cherche pas par les motifs surnaturels à s'acquitter de ses devoirs. Donc
Si l'instituteur se trouve chargé par les circonstances de l'éducation des enfants, il devra s'en acquitter et la faire d'après les principes élémentaires de la science pédagogique et du bon sens. Substitué au père et à la mère, il doit remplir ses fonctions avec le même soin, le même zèle que ceux-ci déploieraient. H faut donc donner d'abord l'éducation domestique, c'est-àdire l'éducation qui fera de cet enfant un membre utile et agréable à la famille; en même temps, il n'oubliera point que cet enfant, un jour aura dans la société sa part d'influence qu'il exercera dans les événements de son pays, et qu'il aura un poids, petit peut-être, mais enfin un poids sensible.
L'instituteur devra donc donner une éducation nationale :
c'est là la seconde qualité.
il est également impossible d'être bon citoyen que d'être bon enfant si on n'est pas rempli de l'esprit religieux, et si on ne recherche pas par des motifs surnaturels à s'acquitter de ses devoirs; donc l'éduca-
DEVOIKS D'ÉCOLIERS.
en 3'"*^ lieu l'éducation doit être religieuse. Ainsi toute éducation à Técole doit avoir ces trois qualités, elle doit être domestique, nationale et religieuse. Outre son point fondamental elle a un objet autre car si Teufant est bon, cela ne peut être que parce qu'il sera un bon et utile citoyen et de plus religieux. Cependant comme on ne peut arriver à cette fîn ot remplir les intentions de Dieu sur la terre, il y a une fin médiate ; en d'autres termes l'objet de toute l'éducation doit être le développement du corps, de l'esprit et de l'âme.