QUESTIONS
Quelle est la signification des emblèmes suivants : la croix, l'ancre, l'œil dans un triangle, le rameau d'olivier, l'anneau, la sphère, la balance, la charrue, le lion, le tigre, le renard, l'agneau, l'aigle, le hibou, le coq?
RépoTises.
Là croix est l'emblème de la foi chrétienne. L'ancre est l'emblème de l'espérance. L'œil dans un triangle est l'emblème de la Trinité. Le rameau d'olivier est l'etwblètne de la paix. L'anneau est l'emblème du mariage. La ^ u^re est Vemblème du bonheur. La balance est l'emblème ^ la i^isûce. La cViavrue est l'emblème de l'agriculture. Le J: ^^ \ yetn^^^^^ ^^ \a magnanimité. Le tigre est i'embJé/ne -A^n^ ^g^ftlé. Le renard est reinblèoîe de la ruse. L'àne est ^i\ i^ ^ vic ^e \a stum^Wè,
L'agneau est remhlème de la résignation. L'aigle est l'emblème de la force. Le coq est l'emblème de la vigilance. Le bibou est Temblème de la science.
Otto LÔBLYN.
Élève de la 4« classe de h' Biirgerschuie.
Rédactions (en allemand).
LETTRE
A l'honorable Ministère des cultes et de l'instruction publique.
Le soussigné prend la liberté de s'adresser à l'honorable Ministère des cultes pour postuler l'obtention de la bourse vacante au 1®' octobre prochain. Les motifs que le soussigné peut alléguer à l'appui de sa demande sont les suivants :
a. Le soussigné n'a à attendre de ses parents aucun secours qui puisse lui faciliter la continuation de ses études , attendu que le père du soussigné se trouve dans un état de fortune qui lui permet à peine d'entretenir sa famille composée de six enfants, ce qu'atteste le certificat d'indigence ci-joint.
b. Le soussigné croit avoir des droits à l'obtention d'une bourse, attendu que dans toutes les écoles qu*il a fréquentées jusqu'à présent, il a obtenu des chiffres de sortie très-favorables, comme le prouvent les certificats scolaires ci-joints.
Dans l'espoir de voir sa demande prise en considération, le soussigné a l'honneur de se dire
(le l'honorable Ministère des cultes et dejrinstruction publique, le très-humble serviteur,
Jakabfly Imre.
Élôvc de la 5c classe de la Biirgerschule .
LETTRE
À rhonorable Direction impériale et royale des chemins de fer de l'État, à Buda-Pcst.
Le soussigné vient très-humblement postuler une place va-
cante dans le service des marchandises , et prend la liberté d'appuyer sa demande par Tenvoi des pièces suivantes :
L La pièce A atteste qu'il est né à Buda-Pest le 25 décembre 1859, et qu il est par conséquent âgé actuellement de dix-neuf ans.
II. Gomme l'atteste la pièce B, il a suivi avec succès les cours de la ^'^ classe de la Bûrgerschule communale.
III. Ainsi qu'il ressort de la pièce G, le soussigné a un père qui, après avoir durant vingt -neuf ans servi avec zèle et 6délité comme employé de l'honorable Direction impériale et royale des chemins de fer de l'État, sans donner lieu à aucun sujet de plainte, n'est plus en état, vu son grand âge, de continuer ses fonctions.
En conséquence , il a besoin de l'aide de son fils. L'honorable Direction impériale et royale voudra donc bien accueillir la prière du soussigné.
En renouvelant encore une fois ses instances, il reste
de la Direction impériale et royale des chemins de fer de l'État, le très-obéissant serviteur
Jozsef Fritsch.
Élève de la 5* classe de la Bûrgerschule.
LETTRE
A l'honorable Magistrat (1) de la ville de Buda-Pest.
Le soussigné postule très-humblement auprès de l'honorable Magistrat l'obtention d'une bourse du fonds Szilâgyi, et prend la liberté d'appuyer cette demande par les pièces suivantes :
Gomme l'atteste la pièce A, le soussig^^^ ®** ^^^^® ^® ^* 5* classe de la BUrgerschule , et a $».u; avec succès les examens de la 4* classe; ^
Ainsi qu'il ressort de la pièce B • xt»e esl cordonnier, et
(1) Magistrat est le titre donné en a^ et ctv Kv\lnc\ie ^Yav\-
lorité municipale. Ht, aA»^^
40 DEVOIRS I)*ÉCOLlERS.
si pauvre qu*U ne peut lui fournir les vêtements et les livres nécessaires qu'au prix des plus grandes privations;
Troisièmement le soussigné pourrait, avec la jouissance de ladite bourse, continuer facilement ses études ultérieures.
Réitérant son humble prière, il reste deThonorable Magistrat le très-obéissant serviteur.
Stefan Vlaszaki.
Ëlève de la 5^ classe de la Bûrgerschule.
ÉCOLE PRIMAIRE SUPÉRIEURE DES FILLES
(bu rgerschule.)
Rédaction (en allemand).
LETTRE
Chère amie,
Ta lettre , que j'ai reçue hier, m*a fait un grand plaisir, d'autant plus que tu m'avais laissée longtemps sans nouvelles, et que je commençais à être inquiète à ton sujet. J'ai été bien aise d'apprendre que tu te trouves bien , et que tu préfères la vie tranquille et simple de la campagne à l'existence bruyante et agitée de la ville. Sur ce point je partage tes goûts, car moi aussi , je préfère vivre à la campagne, surtout dans la belle saison où tout verdit et fleurit, et où on peut faire de petites excursions dans la montagne et dans les bois du voisinage. Les excursions que tu me racontes dans ta lettre ont dû être très-agréables, puisque, d'après ton récit,, elles ont été favorisées par le beau temps. Tu places aussi , dans ta lettre, la vie des champs au-dessus de tout, et tu souhaites de n'avoir jamais à la quitter. Je conclus de là que tu n'as encore appris à en connaître que les côtés agréables. Mais il n'est rien qui n'ait son revers. 11 en est ainsi de la vie des champs ; à côté de ses avantages, elle a aussi des particularités qui produisent des heures d'isolement et de tristesse. Je ne te souhaite pas, sans doute, de faire connaissance avec ces particularités, seule-
ment je t'engage à ne pas précipiter ton jugement en plaçant la vie des champs au-dessus de tout. Tu me demanderas pourquoi? Si tu veux avoir un peu de patience, je vais répondre à ta question.
Cette année, dans le courant du joli mois de mai, mes parents, voyant qu'il faisait un temps superbe, résolurent d'entreprendre avec nous une excursion dans les montagnes d'Ofen. Le jour fut ^ixé d'avance, ma mère fit les préparatifs nécessaires, et nous nous promîmes tous une journée agréable. J'attendais avec impatience la date fixée, je brûlais de la voir arriver, et j'étais dans un état continuel de surexcitation, en sorte que j'avais de la peine à me livrer à mes occupations ordinaires. Enfin le jour tant attendu arriva. Nous quittâmes la maison à cinq heures du matin pour arriver de bonne heure dans la montagne, et n'avoir pas à en gravir les pentes pendant la plus grande chaleur. La journée était magnifique. La rosée sur le feuillage étincelait aux clairs rayons du matin; chaque perle de rosée semblait un diamant, et les oiseaux gazouillaient dans les branches des arbres, comme s'ils voulaient célébrer la grandeur de Dieu. Pas un nuage ne se montrait au ciel d'azur; seul le disque du soleil brillait au firmament et nous envoyait presque verticalement ses rayons. Vers neuf heures nous étions arrivés au butde notre course. Nous fîmes halte dans un endroit charmant, d'où nous pouvions apercevoir toute la contrée autour de nous. Nous nous amusâmes alors à divers jeux qui remplirent toute la matinée. Après le repas, que nous prîmes sur l'herbe, nous fîmes une petite promenade dans la montagne. Nous étions si absorbés par ce qui nous entourait, que nous ne remarquâmes pas que l'horizon s'assombrissait. Tout-à-coup nous entendîmes le roulement lointain du tonnerre, qui nous invita à lever enfin les yeux au ciel. Oh , quel changement ! Le ciel tout à l'heure encore si riant et si clair, était maintenant à l'orage ; d'épais nuages noirs obscurcissaient l'éclat du soleil. Le roulement du tonnerre s'approchait de plus en plus, les éclairs deven^iietil Iou^outs \\vxs. fré-
voisine, et à peine y étions-noi ^^ - ^s cvvv'xvci'i ^ncy^^ Norovxdable commença à tomber. JVr. ^^ ol<^^ toxx?. \t^?»-eoTvX.v^x\^"à, ^^
je dis a mes parents que je ^ ^^ u\0'^\lxS ^^^^^ ^^ Jk^ V^jour pût finir d'une pareille ^ W" &^AS J ^xyx ^^\^^^\s5,^^^s.
jour pui nnir a une parej/y^ v «^"^ \^ ^ ^t a^'^xw»^" pondit : « Cela te prouve qn \^^\^^è\.^0 '^ ^S "^^^^^ ^^'
DEVOIRS D*ÉGOLIERS.
avant le soir (1).> J'ai reconnu lajustesse de ce proverbe ; aussi, chère amie , je t'engage encore une fois à ne pas faire Féloge d'une chose avant d'avoir appris à la connaître sous ses divers côtés. Peut - être toutefois le revers de la vie des champs , quand tu le connaîtras, ne te dép]aira-t-il pas; c'est ce que souhaite
ta dévouée amie,
Rosa Neustadtl.
Élève de la 4c classe de la Burgersckule.
Musique.