‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 52 sur 249 · FLORENCE · texte numérisé non relu

FLORENCE

Devoirs de fin d'année de l'élève Arturo Cappelli. (2' classe, 1" degré.)

Rédaction (en italien).

Florence, 11 juin 1877.

Monsieur le direct€fur,

Comme nous voici arrivés aux derniers dimanches, et par conséquent aux dernières leçons de l'année scolaire 1876-77, je sens le devoir d'adresser un sincère remerciement et une pensée affectueuse à la personne qui a employé tous ses efforts à augmenter mon instruction et à me rendre plus digne d'estime et de considération auprès de mes semblables.

Entré en octobre dernier à l'école populaire, entièrement dépourvu d'études, ne connaissant ni les quatre premières règles de l'arithmétique, ni la grammaire, et n'étant pas capable d'écrire la moindre lettre, maintenant je puis résoudre un problème même de fractions, de règle de trois, et composer une lettre, quoique faiblement. Et à qui dois-je rendre grâces de

cela? à qui dois-je adresser ma reconnaissance, bien (pi'elle soit peu de chose en comparaison de ce que j'ai reçu?

Je dois l'adresser d'abqrd à Monsieur le directeur, et ensuite à Messieurs les maîtres, et aux Messieurs qui composent la société, et qui ne reculant ni devant les dépenses ni devant les sacrifices de temps, ont créé une institution si digne d'éloges.

Grâce à leurs soins, je ne suis plus le jeune homme ignorant qui en octobre passé se présentait à l'école en demandant à y être admis ; l'instruction a ennobli mon âme et y a fait surgir de nouveaux germes de gratitude. J'ai en outre l'espérance, pendant ces trois mois de vacances, de continuer mes études, et en octobre prochain de continuer l'école. Un jour au moins je pourrai dire sans crainte de mentir : c Dans ma Florence, il y a des personnes bienfaisantes qui pensent à l'instruction des fils du peuple. >

Vous souhaitant santé, bonheur et une longue vie, parce qu'elle est utile à notre instruction, je signe

Votre dévoué élève et serviteur.

Arturo Cappelli.

Ârithmétiqne.

PROBLÈME

Un ouvrier a laissé à la caisse d'épargne un capital qui en 72 jours lui a rapporté 28,80 fr. d'intérêts. Combien de jours eût-il dû l'y laisser pour que l'intérêt se montât à fr. 86,80?

Raisonnement.

Pour trouver le nombre inconnu des jours durant lesquels l'ouvrier aurait dû laisser son capital pour qu'il lui rapportât fr. 86,80, j'écrirai les quatre nombres de la règle suivante :

Fr. 28,80 72 jours.

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