CANTON DE BALE-VILLE
Les ti'Svaux ciMiessous ont été exécutés dans les quatre classes de Técole primaire supérieure des filles {Mâdchen Sekundar-Schule), dans l'école primaire supérieure des garçons (Knaben Realschule), et dans une école rurale de demi-jour (Halbiags-Schule), celle du Pctit'Hunlnguei
Les cahiers exposés comprennent, pour les rédactions allemandes et les exercices de. français, Tensemble des devoirs scolaires de Tannée 1877-1878; pour le calcul, des problèmes exécutés dans toutes les classes en vue de TExpositipn universelle, à jour fixe, le 22 janvier 1878.
Le nom des élèves n*est généralement pas indiqué.
ÉCOLE PRIMAIRE SUPÉRIEURE DES FILLES
Rédactions (en allemand).
1*^" aniiée (ft^ année du eours scolaire eomplel).
Age des élèves : onze à douze ans. — Heures consacrées à renseignement de la langue maternelle : quatre heures par semaine.
Pour cette année, les travaux des élèves ne sont pas classés sui-
liO DEVOIRS D'ÉGOLlËRS.
vant le degré de force. Ce sont des reproductions de choses vues ou entendues.
LETTRE
• Bâle, le 30 octobre 1877.
Chère amie,
M. Huber nous a montré aujourd'hui à Técole pour Ja première fois comment on écrit une lettre. Gela m*a fait beaucoup de plaisir, et je me suis décidée à l'envoyer une petite lettre. C'est si agréable de pouvoir raconter toutes sortes de choses à une amie absente.
Ce que je veux te dire, le voici :
Je serais bien contente, si je pouvais commencer avec toi une petite correspondance. Comme il serait agréable de pouvoir de temps en temps te communiquer quelques nouvelles, et de recevoir chaque fois une réponse. De cette manière nous pourrions nous exercer toutes les deux à écrire des lettres. Ou a toujours quelque chose à écrire de ses parents et de sa famille, et aussi de Técole, de ses amies, etc.
Aie la bonté, chère lamie, de m'écrire aussi vite que possible si tu es d'accord avec moi pour commencer cette correspondance. Je n'en doute pas, et je m'en réjouis déjà.
Je te salue amicalement,
Mathilde.
(Note : bien.)
LES ËRAVES- SOLEUROIS.
La ville de Soleure était comme Berne une amie de la liberté et une ennemie de la domination des Habsburg. C'est pourquoi le duc Léopold fit aussi une expédition contre elle. L'armée vint l'assiéger de tout côté ; et pour que les soldats campés sur l'une et l'autre rive de l'Aar pussent communiquer entre eux, un pont fut jeté sur la rivière au-dessus de la ville. Les So* leurois ne furent pas efi'rayés, et sous la conduite de leur chef, Hugo de Bucheck, ils firent de vaillantes sorties contre les assiégeants. Dans une de ces escarmouches, le fils de leur général, emporté par la témérité, s'avança trop loin au milieu des ennemis «t fut fait prisonnier. Là-dessus Léopold écrivit à Hugo de Bucheck :*< La vie de ton fils est en mon pouvoir.
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Rends-moi la ville, ou il payera pour toi. » Mais Hugo répondit : c Le duc peut faire comme il lui plaira. Quant à moi, je remplirai mon devoir. » C'était en automme. Le temps devint pluvieux, et des pluies continuelles grossirent tellement les eaux de TAar, que les flots furieux menaçaient d'emporter le léger pont bâti par les Autrichiens. Le duc le fit en conséquence charger de lourdes pierres. Mais des arbres déracinés, des poutres et même des rochers étaient entraînés par les eaux, venaient ébranler les piliers du pont et le mettaient toujours plus en danger. Alors le duc fit placer des hommes d'armes sur le pont, pour que sa charge fût plus lourde ; mais ce fut inutile, les eaux emportèrent le pont et les hommes qui se trouvaient dessus. Ceux qui avaient de pesantes cuirasses furent noyés sur-le-champ ; les autres se mirent à nager du côté de la ville. Quand les Soleurois virent cela, ils oublièrent que c'étaient des ennemis, et s'empressèrent d'aller au secours de ces malheureux avec des bateaux. Les Soleurois emmenèrent chez eux ceux qu'ils purent sauver, et leur donnèrent des vêtements secs et des aliments. Le lendemain les Autrichiens retournèrent dans leur camp. Le duc alors ût la paix avec les Soleurois; il entra en ami dans leur ville, et leur* fit présent d'une bannière qu'ils conservent encore aujourd'hui comme un souvenir d'honneur.
(Note : bien.)
l'ermite.
Un prince riche et orgueilleux était un jour à la chasse dans une contrée montagneuse et solitaire. Il rencontra un vieillard qui était assis dans sa cabane, et qui contemplait d'un air grave un crâne. Le prince s'approcha de lui, et lui dit d'un air un peu moqueur :
€ Vieux bonhomme, pourquoi considères^ tu ce crâne avec lant de gravité, et que penses-tu donc y découvrir?»
L'ermite le regarda fixement pendant un instant, puis répondit:
€ Je voulais voir si ce crâne était celui d'un prince ou celui d'un mendiant, mais je ne puis pas venir à bout de le savoir. >
Le prince comprit la réponse, et s'éloigna confus.
(Note : bien.)
9'^ aniiée (9° année du eonni scolaire complet).
Heures consacrées à l'enseignement de la langue maternelle : quatre heures par semaine. — Rédactions faites d'après le livre de lecture ou des développements indiqués par le maître. — Les travaux sont répartis en trois cahiers, suivant le degré de force des élèves.
Cahier des bonnes élèves.
(Treize à quatorze ans.)