‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 69 sur 249 · PROMENADE DE MATHOD A NEUCHATEL · texte numérisé non relu

PROMENADE DE MATHOD A NEUCHATEL

Vous serez sans doute bien surpris, en lisant les quelques lignes que je vais vous écrire ; elles sont pour vous annoncer le voyage que nous avons fait, avec notre régent qui a bien voulu nous accorder ce plaisir. Le jour fixé pour notre départ était un samedi du mois d'Août mais le mauvais temps vint retarder notre course jusqu'au lundi matin ; c'était un véritable our de fête pour moi et pour mes camarades. Avant le jour quelques uns* des plus âgés* firent une tournée par le village pour réveiller les plus jeunes. Au coup de quatre heures notre petite caravane se mit en marche. Comme les jours précédents avaient été pluvieux nous fûmes obligés de suivre la grande route jusqu'à Vuittebœuf, arrivé là notre maître nous recommanda d'être prudent pendant que nous gravissions le sentier de Covatanne. Lorsque nous fûmes arrivés au dessus* la plupart d'entre nous désiraient déjà bien de voir le village de Sainte-Croix; mais il nous fallut encore traverser des hameaux « et suivre pendant quelques minutes la route qui nous y conduisait. Prés du village on vit une route en construction, où des ouvriers Italiens * étaient occupés à faire des remblais ; quand on fût* arrivé au dessus* du village on alla voir le collège, ensuite nous primes noire déjeuner* au café de la Poste, qui consistait en un morceau de pain et de viande, un verre de vin, ce qui nous ranima le courage. Après trois quart* d'heure de repos nous reprimes* notre route qui ne tarda pas à

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nous conduire au dessus * du bois des étroits et nous vîmes en même temps une grande partie des hameaux du village. Alors on pressa le pas pour arriver de bonne heure à Fleurier, sur notre chemin on passa devant une maison appelée Noirvaux en continuant notre chemin on arriva à Longeaigue où il y avait un jeu de quilles où on a joué deux ou trois coups. Alors notre régent nous dit qu'il fallait prendre courage qu'on allait d'abord se reposer à Buttes, et Ton s'arrêta sous une maison en bois qui servait pour réduire des planches, et l'on traversa le village de Buttes puis à Fleurier à dix heures du matin l'on visita le village après quoi on alla dîner à l'hôtel de France où notre diner consistait en une assiette de soupe et un verre de vin blanc et de vin rouge. L'on se remit en marche pour aller prendre le train à la gare de Boveresse pour Neuchâtel. On pris* les billets et le train arriva on monta dessus. Mais le train allait si fort qu'on ne pouvait pas voir. On passa à plusieurs gares et l'on arriva à Neuchâtel. L'on descendit pour aller visiter la ville ; mais il commença à tomber des gouttes de pluies* puis la grêle et on fut obligé de se cacher dans des maisons jusqu'ace * que la verse* fut* passée, on descendit vers le lac on prit les quatre heures à THôtel du lac. Depuis on alla visiter le musée. On descei^dit dans la ville pour acheter un souvenir de la promenade, on remonta à la gare où il nous fallut attendre longtemps. Ënlin le train arriva et on monta dessus pour repartir, La première gare fut Auvernier Vaumarcus Concise Grandson Yverdon. A la gare nous attendait* des hommes qui étaient venus nous chercher avec des chars. Le premier village qu'on passa fut Treycovagnes et Suscévaz on donna le tour du village en chantant et on se retira chacun chez soi.

Aimé DuGRET.

Agé de quatorze ans. — 2 avril 1877.

(Note : 8.)

SUISSE. Ui

Salnle-Croix.

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