‹ Devoirs des catholiques envers l'EgliseChapitre 29 sur 30 · UES HOMMES LE JOL'U DE PAQUES · texte numérisé non relu

UES HOMMES LE JOL'U DE PAQUES

îiiiiiées, apostolat (jui ne l'ut pas sans fatigue, et, je dois le dire^ dans Témotion sincère de mon €œur apostolique, qui ne fut pas sans joie, peutêtre vous comprendrez que je songe à laisser à un autre le fardeau qui fut doux pour mon cœur, mais pesant pour ma faiblesse. J'ose espérer que notre digne Archevêque, ' dont nous regrettons tous, en ce moment, Fabsence, et dont la paternelle bienveillance me fut toujours une force, voudra bien me permettre de faire valoir auprès de lui ce que j'oserai nommer des droits à la retraite. Assurément, je ne puis donner pour prétexte à notre séparation' ni la défaillance ni la fatigue ; après le travail de cette semaine vous ne voudriez pas y croire. Mais je n'ai pas seulement à m'inspirer de mes propres nécessités ou de mes propres défaillances; j'ai à m'inspirer surtout de vos besoins et de vos convenances. Après avoir si longtemps encouragé la môme parole et entendu les mêmes accents, vous devez éprouver quelque désir de sentir vos âmes remuées par des accents nouveaux. Après tout, encore, faudrait-il bien finir un

l. Monseigneur Darbois archevêque de Paris, alors au Concile du Vatican.

jour. Nous subissons la loi des inévitables séparations. Vous comprendrez, toutefois, que je ne vous quitte pas sans quelque tristesse. Messieurs, dans toute chose qui finit il y a toujours un peu de tristesse, et les cœurs les plus virils ne s*en défendent pas. Pour me consoler en vous (juittant, j'ai besoin de vous adresser une parole d'excuse et une parole de remerciement.

Oui, je sens le besoin que vous me pardonniez de n'avoir pas mieux servi, pendant ce long apostolat, la cause de Dieu et la vôtre. Je me dis à moi-même, et non sans une vive émotion : si, parmi vous, plusieurs ne sont pas montés plus haut dans la voie qui conduit au ciel, et si d'autres que vous n'y sont pas encore entrés, qui sait si je n'en suis pas la cause ?...

Mais, Messieurs^ je veux tout de suite écarter cette pensée; j'aime mieux vous dire, en finissant, l'impérissable reconnaissance de mon cœur. Ah ! recevez-les, mes remerciements, recevezles tels que je les ressens dans mon cœur ; ce sont les remerciements d'un apôtre, et d'un apôtre qui vous aime et qui a voulu vous faire du bien : il n'y en a pas de plus sincères, de plus profonds, de plus sympathiques, de plus émus.

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