DES HOMMES LE JOUR DE FAQUES
Oh ! oui, chers frères, je vous remercie d'avoir soutenu mon apostolat, par lui-même trop faible et trop dépourvu de ce que vous aviez droit d'en attendre ; de Tavoir soutenu par votre persévérance et par votre sympathie, et, pourquoi ne le dirai-jc pas ? par un concours qui ne m'a jamais fait défaut, et qu'il me semble, à cette heure même, retrouver plus grand que jamais.
Aussi, quoi qu'il arrive, désormais nos âmes sont à jamais unies dans le cœur de Jésus-Christ. Quoi que Dieu décide de nos destinées, nous serons toujours ensemble. Absent, je serai toujours avec vous; je le jure devant le ciel et la terre, je ne puis plus me séparer tout à fait de vous. Je le voudrais, je ne le pourrais pas ; Dieu a lié nos âmes par des Hens que ni le terîips ni l'éternité ne peuvent plus briser. Je vous laisse la meilleure part de ma vie, je puis ajouter, la meilleure part de mon cœur et de tout moi-même ; et désormais, entre vous et moi, c'est à la vie et à la mort : ad conviven- (lum et ad commoriendum ! Amen ! * .