‹ Devoirs et périls biologiques [microform]Chapitre 10 sur 135 · Amour instinctif de la vie ; instinct de conservation · texte numérisé non relu

Amour instinctif de la vie ; instinct de conservation

L'amour de sa propre vie est. pour chaque individu, un des sentiments naturels les plus intenses, les plus vivaces, le plus l(M apparus et le plus tard disparus.

Aucun mot ne résume mieux que rinllnilif « vivre »

l'objectif constant de nos actes de tous les jours, depuis la naissance jusqu'à la mort. CVst en quelque sorte le premier cri inconscient du nouveau-né, qui ouvre la bouche pour respirer ; c'est pour vivre, pleinement et complètement, que

l'enfant multiplie ses questions, meuble son esprit et arme son corps. Bien vivre, vivre heureux est Fambition de tous les hommes. Vivre longtemps, prolonger le plus possible la

vie est le désir avoué ou secret de touSj même du vieillard,

du malheureux...

L'esprit humain est tellement obsédé par le besoin de vivre quMl demande à toutes les religions de lui garantir

l'immortalité et de lui promettre une prolongation indéfinie

au delà de la mort. Seuls, les malades de l'esprit ont la peur de vivre...

Cet amour de sa vie individuelle constitue un caractère «'ssentiel de tout honune normal; on ne con<;oit pas un

lioniiiic œinph't el bien portant (|ui n'ait |)as œ sentiiiuMit.

J'ai cond)al(u déjà et j'aurai encore l'occasion de combattre à diverses reprises l'opiiiioii de Le Dantec. qui proclame I t'^oïsMic seule hase de loule soci<''té ; je ne crois pas (nie ce

soil-ià la seule liuse des sociétés humaines; mais il serait ridicule et antiscientifique de n(^ pas faire fi^iurer cet ét^-o'i'sme parmi l(\s caractères constitutifs essentiels île l'espèce liumaine, en domianl à ce mot « é*^oïsme » le sens d'amour

(le soi. (le sa pi'opiv vie, de sa vie individuidie. en en faisant (à rexemple de Le Danlec) un synonyme dinsfinrf de /(t ro/m'rcafion.

Nous développerons, dans les chapitres suivants, les sen-

Innents el l(\s devoirs sociaux de l'honniie, l'amour el le respect (juildoil avoir et a normalement de la vie des autres honnnes, pris isolément ou groupés en société: mais cela n'empêche [pas {[u avant ^ces [sentiments sociaux, chrono-

lo^KjuenuMit et log^iquemenl, l' homme a d'ahord le rospeci et J'amour de sa propre vie. Nous verrons même que c'est de ce prenner sentiment individuel ([ue l'on peut déduire les senlimenls sociaux; c'estl^parce qu'on aime el

respecte sa propre vie (ju'on doit aimer (d respecter la vie des autres.

Avant tout, chacun vit et doit vivre pour soi. ((Quoique, dit encore Le DaiUec, quoique les conditions dans lesquelles

nous vivons soient des conditions sociales, notre vie reste, ifial<2:ré tout, individuelle el par conséquent é^roïste. Les autres hommes font parti<î intéoi-anh' et indispensable du milieu dans lequel je vis; mais cela n'empêche ,pas que, si

i ai une carie, c'est moi qui ai mal aux dents et que je suis seul incommodé si jai man^^é trop de boudin. » 11 n'est pas absolument certain que mes voisins ne seront pas parfois incommodés si j'ai mangé trop de boudin et (|ue je n'aie

pas, pour etuic aussi, le devoir de t\\-\\ pas trop nuinger.

Mai's eniin il est certain que c'est d'abord moi qui souffrirai de ma carie dentaire ou de mon indigestion.

Avant tout, donc, tout individu doit s'occuper et se préoccuper de sa vie indiv i<luelle. L'amour et le respect de sa propre vie est, chez tout homme, un sentiment instinctif.

(( On entend générah'ment par instinct, dit William James,

une activité qui réalise des lins sans les prévoir, grâce à une

coordination d'actes qui n'est pas le résultat de l'éducation. C'est comnu^ une fonction (jue détermine la structure analomicpie de Tanimal. »

Les actes instinctifs sont des actes qui, au point de vue

du système nerveux, rentrent dans les. actes réflexes OU dans les actes psycliiques inférieurs; c'est-à-dire qu'ils n'ont pas besoin de Tintervention du psychisme supérieui'

pour se produire. Cela ne veut pas dire que le psychisme; supérieur ne puisse pas intervenir pour les déclencher, les arrêter, les modifier, les orienter ou les diriger. Mais les jdiénomènes instinctifs sont essentiellement des ^phénomènes psychiques inférieurs : la volonté personnelle, autonome, du sujet n'intervient pas nécessairement dans leur production. L'homme peut protéger sa vie par des actes fé.llé(his, raisonnes ou spontanés; mais il peut aussi la

défendre, et il lu défend le plus souvent, par des actes

<iutomatiques.

« Tout instinct est une tendance impulsive », dit encon; William James ; les idt'cs, qui expriment Finstinct de conservation, sont dtvs idées-forces, se traduisent en actes défendis ou consiTvaleurs de la vie du sujet.

A la question qu'on se pose ensuite souvent « mais pour- (juoi les animaux accomplissent-ils des actes si bizarres, dès i\m^ les sollicitent d(^s excitations plus bizarres em^ore? » William James répoîid : « tout ce que Ton peut dire, c'est (ju'en tout ceci l'homme agit en iiomme, que tout homnu^ aime ses penchants et trouve tout naluj^el de les suivre. La science peut venir et analyser ces penchants, leur trouver

"Il

une utilité quelconque ; ce n'est certainement pas pour cette utilité que nous les suivons, mais uniquement parce que nous sentons bien que ce que nous avons encore de plus

simple à faire, et de mieux, et de plus naturel, c'est de les suivre ({iiand ils nous sollicitent. Il n'y a pas un homme sur un billion ({ui pense à Tutilité de son dîner quand il se met à lal)le ; mais il nunige parce que la cuisine est bonne

et Fexcite h manger encoro... Bref, il faut, comme dit

Berkeley, s'être perverti l'esprit dans des débauches de critique et avoir pris riiabitude de (couver étrangv tout ce qui est naturel, pour en venir jusqu'à demantler le pourquoi de

nos divers actes instinctifs... »

Le respect et Tamour de notre propre vie nous apparaît ainsi connue un fait psychique instinctif, naturel ; c'est une idée-force dont le biologiste humain constate l'existence et

analyse le fonctionnement.

C'est ainsi que William James constate et définit « la finalité de régoïsme : de par une loi aussi inexorable que mystérieuse, Texistence d'une conscience humaine sur celte terre dépend de l'intégrité de son corps et. partant, du sort (jne font à ce corps les autres corps et de la direction que donnent à ses actes les facultés spirituelles responsables de sa conservation ou de sa destruction. Ces conditions nécessaires

d'existence déterminent des attachem(Mits nécessaires : il faut absolument que la conscience s'intéresse et s'attache avant tout, prt^mièrement à son corps, secondement à ses amis, troisièmement et enfin à ses fticultés spirituelles. »

Cette finalité égoïste, cette tendance individualiste, cet instinct de la conservation, cet amour et ce respect de la vie individu(dle chez cbacjue individu appartiennent à tous les êtres vivants: c'est un aspect, une partie de la finalité

biolog:ique, que nous avons vue être un caractère de tous les êtres vivants. Mais, de même que nous avons vu Fidéeloi de finalité biologi(jue générale prendre chez Thomme une forme spéciale, de même la finalité égoïste générale

présente chez l'homme des caractères particuliers. Cette spécificité de rinstinct de conservation et de défense vitales chez l'homme tient à ce que, chez tous les animaux à fonctions

psychiques développées, le psychisme joue un très grand rôle dans cette conservation et que ce psychisme, chez Thomme, a des caractères spéciaux (indiqués plus haut). William James, atialysant les « éléments intégrants du

moi ». en (lislmo;ue trois : le moi matériej, le moi social, le moi spirituel. Un mot est ru'cessaire ici sur la distinction du moi matériel et du moi spirituel.

Le moi matériel compi^end le corps, les vêtements, la famille et les proches, le home... Le moi sptrt tue / coim^ren A l'ensemble de tous les « états qui traversent notre conscience » totalisés, « nos facultés et nos tendances psychiques envisagées comme une réalité concrète ».

La distinction et Popposition de ces deux mots « matériel » et « spirituel » pourrait induire en erreur et faire croire que nous n'avons à nous occuper que du premier de ces « moi ». En réalité, le mot « spirituel » est pris ici dans le

sens de « psycliique » et par conséquent Tétude du moi spirituel au sens de William James ou moi psychique nous appartient aussi bien que Tétude du moi corporel ou physique. Car, je Tai déjà dit, Tamour et le respect de notre vie individuelle comprennent la vie psychique comme la vie physique et même plus que la vie physique, puisque, dans le fonctionnement général de la vie humaine, c'est rélément psychique qui domine absolument et essentiellement.

L'amour instinctif de la vie individuelle apparaît donc chez rhomme comme un fait psychique, dont je ne recherche pas d'ailleurs Torigine. La question d'origine appartient au

])hilosophe métaphysicien et non au biologiste humain.

Tout en restant sur le terrain de la biologie c^est-à-dire (le la science positive et expérimentale. Le Dantec croit ' ependant pouvoir se prononcer sur cette question d'origine

Grasset, — Devoirs et périls biol. 5

et il attribue ce sentiment à Xhabitude. La biologie montre d'abord, dit-il, « que l'habitude est une conséquence de la vie et, ensuite, que les babiludes lixées introduisei.i dans la structure (el par conséquent .lans la mentalité) des mdi-

vidus. dos .n.5canismes pcrsislants. Ces mécanismes persistants durent même plus longtemps que l'individu qui les a acquis; ils passent, par bérédité ou liadilion, aux générations suivantes ; une fois créés, ils se conservent, en dehors même des conditions qui les ont fait naître. »

Ceci est vrai, d'une manière générale; il y a évidemmeni des éléments psychiques d'origine anceslrale el héréditaire, dans lapalbogénie desquels l'habitude peut jouer un grand rôle. Mais je ne suis plus de l'avis de Le Daillef quand il ajoute : « tout être, par là même qu'il vit, est habitue a tirer parti de tous les agents méléorologiiiues et à se défendre contre eux; c'est l'ensemble de toutes ces habitudes que l'on appelle l'instinct de la conservation ».

Je crois l'instinct de la conservation aniérieur à toutes les habitudes ancestraïes, puisqu'il fait partie intégrante el essentielle de l'homme et même de tout être vivant (en tous

temps et «m. tous lieux). Les habitudes peuvent inhlllOr

l'instinct ou le tenir en échec (William James) comme le psycbi.sme supérieur lui-même. Mais ni les habitudes m le psychisme supérieur ne créent et ne font naître l'instinct de conservation, dont la Biologie humaine constate l'existence comme un fait dont elle n'a ni à rechercher m à discuter l'origine.

2. Physiopathologie des fonctions psychiques relatives à la conservation et à l'accroissement delà vie individuelle.

A la conservation el à raccioissement de la vie individuel!.', collaborent toutes les fonctions de l'homme vivant : la vie est faite d'actions du milieu sur l'être vivant et de réactions

fie l'être vivant sur le milieu ; l'homme se défend contre

tétranger, sous la triple forme de matière, d'énergie et de vie, assimilant et utilisant ce qui lui est bon ; écartant, annihilant, combattant ce qui lui est nuisible; cette lutte

contre l'étranger (antixénistné) étant dominée par la finalité biologique, étant dirigée et orientée par la tendance individualiste vers la conservation et l'accroissement de la vie individuelle.

Ces différentes fonctions de réception, élaboration,

iissimilation et élimination de la matière (digestion, respiration, circulation, nutrition) sont elles-mêmes dirigées, unifiées par le système nerveux, qui est vraiment Tappa-

reil coordinateur et l'agent réel de la conservation et de

l'accroissement de la vie individuelle. De tout le système nerveux, la fonction psychique est seule intéressante au point de vue qui nous occupe ici, au point de vue des devoirs biologiques, parce que c'est la seule dans laquelle

intervient la volonté, l'agent des actes ayant une valeur inorale, faisant l'objet d'un devoir.

Je crois donc nécessaire, comme fondement et point de

tiéparl de l'étude des devoirs biolog^iques de ce premier

groupe, de résumer ici la phtjsiopatholocjie des fonctions psychiques individuelles ou relatives à la conservation et à l'accroissement de la vie individuelle ,

A. Physiologie : perceptions, idées, volitions. — Dans la physiologie de ces fonctions j'indiquerai successivement : 1° \^'& perceptions, que chacun a de soi et de sa vie; 2" les

idm que chacun a de soi et de sa vie (idée du moi et de la

personnalité) ; 3" les volitions que chacun a pour soi et pour sa vie.

1° hes perceptions (sensations et émotions) que chacun a

de soi et de sa vie constituent la cénesthésïe.

« On a donné le nom de cénesthésie (sens de l'existence) au sentiment que nous avons de rexistence de notre corps,

sentiment, qui, à l'état normal, s'accompa^me d'un certain

bien-être » (Séglas). Cette conscience du moi physique comprend toutes les sensations endogènes que chacun a de son corps et de ses organes.

La plupart des impressions centripètes, venues des

diverses parties de notre corps, ne dépassent pas en général, chez r individu bien portant, les neurones des réflexes et de l'aulomatisme. Mais la maladie les fait souvent parvenir jusqu'à la conscience. Même déjà à l'état physiologique, rexagéralion de ces impressions cénesihésiques en fait percevoir un certain nombre par le psycliisme supérieur. Tels : la faim, la soif, les besoins d'évacuation rectale ou vésicale, toutes les sensations musculaires, articulaires ou viscérales d'orientation...

Les impressions cénesihésiques peuvent dépasser la sensation et doimer des éniotions. Dans ces émotions cénesihésiques je citerai : Témotion de joie et d'attraction en

présence de tout ce qui accroît notre vie pliysique ou psychique, l'émotion de tristesse et de répulsion en présence de tout ce qui diminue notre vie physique ou psychique ; l'affection, l'admiration, l'émotion esthétique d'un côté; l'horreur,

la peur, de Faulre...

2° La cénesthésie est une source importante d'éléments pour la constitution de Yidèe du moi. Mais ce n'en est pas la seule source.

L'idée du moi com/>/^/ (psychique et physique) se constitue avec des faits de conscience connue avec des impressions cénesthésiques. La preuve en est qu'avec les mêmes impressions cénesthésiques deux sujets n ont pas de soi la même

idée. La différence est encore plus grande si l'un de ces deux sujets a un trouble du psychisme.

Nous avons tous l'idée très nette de V unité du moi total.

Hume avait dit que les hommes « ne sont autre chose

que des assemblages ou collections de différentes perceptions qui se succèdent avec une inconcevable rapidité et. sont dans^

un état de flux et de mouvement perpétuel ». k cette assertion Hoffding répond que Hume, en parlant ainsi, « néglige le lien intérieur de ces éléments, qui précisément leur perjnet d'être les éléments d'une seule et même conscience et non de plusieurs ». Cette unité, sentie et réelle, du moi

n'exclut en rien la complexité de l'individu : unité n'est pas synonyme de simplicité.

L'idée du moi total ainsi compris se confond avec l'idée de personnalité : chacun de nous n'est pas seulement un

individu physique; c'est une personne, un indiv^idu humain avec son entier psychisme. Ce moi physiologique est conscient ; c'est une idée du psychisme supérieur.

3° Les impressions et les idées que chacun a de soi sont

le naturel point de départ d'une série de volitions conservatrices du moi : volonté de vivre et d'accroître sa vie et, dans Aiii but, de s'adapter au milieu, d'en éviter les éléments nuisibles OU d'en pallier les ef!ets fâcheux, de chercher les éléments utiles ou d'en amplifier les heureux effets.

B. Tempéraments. — A chacun des éléments psychiques précédents correspond un groupe de tempéraments.

1° à Télément cénesthésie correspondent les deux types suivants : a. le sujet qui s'occupe beaucoup de son corps, fait grande attention à ses sensations organiques, les analyse,

les développe, leur subordonne sa vie; — |i. celui qui au

i'ontraire ne tient aucun compte de ses diverses impressions cénesthésiques et qui, dans la vie ordinaire, ne sait même jias s'il a un corps.

2° à l'élément idées de 502 correspondent les types suivants ;

■X. le sujet à iàée forte de soi, l'égoïste sous toutes ses formes et à tous les degrés, égotiste et égocentriste, l'individualiste personnel, qui ne se laisse pas <lîriger, le vaniteux, l'orgueil-

leux, le meneur; — ^. le sujet à idée faible de soij grégaire

malléable, modeste, humble, timide, souvent altruiste. Au même groupe appartiennent d'autres types complexes

et d'apparence contradictoire. Tel Y orgueilleux timide, quK

rebuté par la vie d'extériorisation, se replie sur soi-même et devient individualiste, égoïste et égocentriste, faux timide quia une haute idée de soi. Le dilettante a aussi une forte

idée de soi, mais sans timiditt;, même apparente.

Encore au même groupe des types physiologiques basés sur la nature et la force de l'idée de soi [je rattache : le poseur, le guindé, le sujet aux attitudes factices, fausses et

Ihéàtrales... quand elles sont sincères el imposées au sujet par son tempérament.

3« à l'élément volition pour soi et pour sa vie correspondent deux grands types, Tun fort et l'autre faible.

Les sujets à type fort sont ambitieux, énergiques, autoritaires, bergers ; ils ne s'abandonnent pas devant l'adversité, organisent la défense... Les sujets à type faible sont lâches, paresseux, reculent devant les difficultés, sont indécis,

scrupuleux...

Le type fort, poussé à l'extrême, donne l'individu peu scrupuleux, égoïste, qui méprise, pour arriver à ses fins personnelles, les conventions et les lois sociales : c'est l'arri-

viste,

G. Pathologie de la cénesthésie, de la personnalité, de la volition personuelle, de l'émotivité. — En pathologie, on

peut étudier successivement : 1° les troubles de la cénesthésie; 2^ les maladies de la personnalité; 3Mes maladies de la volition personnelle ; 4» les maladies de l'émotivité. 1» Les troubles de la cénesthésie sont des troubles hyper

et surtout des troubles joflm.

a. \J huperamesthésie est morbide et devient en même

temps symptôme et cause de maladie quand elle atteint un degré tel que ces sensations cénesthésiques dominent entièrement, en Tempoisonnant, la vie du sujet. C'est ce qui arrive dans la névropathie psychosplanchnique ou cérébroviscérale, psychonévrose caractérisée par : 1. Thypercénes-

FONGTIONS PSYCHIQUES INDIVIDUELLES 71

Ihésie- 2. l'obsession par les sensations cénesthésiques;

3. Texao-ération de la cénesthésie par cette obsession; 4. la

hantise phobique d'une maladie organique correspondante.

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