‹ Devoirs et périls biologiques [microform]Chapitre 102 sur 135 · Si le tuberculeux est au début et à un degré où la · texte numérisé non relu

Si le tuberculeux est au début et à un degré où la

( urabilité est certaine, la décision peut aussi être de deux

ordres:

a) Si la chose est possible, il faut envoyer ce malade dans un sanatorium : sanatorium d'association professionnelle ou de société de secours mutuels, sanatorium d'hôpital (comme

Bon accueil à Montpellier, sanatoriums de Tassistance

publique de Lyon ou de Paris...). Il est nécessaire que les sanatoriums restent exclusivement réservés à ces cas et ne

soient pas encombrés par les incurables dont j'ai parlé dans le quatrième paragraphe.

b) S'il est impossible de placer le malade dans un sanalorium on le renvoie dans sa famille avec des recommandations très strictes de voir le médecin, de suivre le traitement... et surtout avec des secours suffisants pour qu'il puisse se procurer le repos, le plein air et la bonne alimentation nécessaires à ce traitement.

6. De tout cela il résulte que le point capital est la question d'argent; sans budget suffisant, la lutte contre la tuberculose est impossible. Tl devient tristement ridicule de

conseiller le plein air, le repos à la campagne et la viande crue, en ajoutant que le salut est à ce prix, si le malade à qui on donne ce conseil est oblige de gagner sa vie et celle

de ses enfants et ne peut se payer comme loyer qu'un taudis mal aéré oîi toute sa i'amille grouille.

La société a le devoir strict de soigner et d'assister ses tuberculeux. Pour cela, elle doit assurer: à lui, le traitement, riivgiène et le régime nécessaires; à la famille, l'habitation et l'alimentation, qui lui sont plus nécessaires qu'à d'autres pour éviter la contagion.

Ce n est qu'à ce prix que la société peut conjurer, ou toiil

au moins pallier, le très grave péril biologique que lui ferait courir l'inobservation de ses devoirs d'assistance vis-à-vis

des tuberculeux*.

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