Au poinl (b' vue collectifs je dislingue Irois types
piincipaux : «) le meneur^ qui, non seulement ne laisse pas sa mental il('' se déformer par la collectivité, mais qui impose sa propre nuMitalité à la foule, la dirige, a la voca-
lion ol b's qualités du berger. Il entraîne les majorités et lait Noter le troupeau. — li) le (frégaire^ qui subit les iidliHMH es colU'ctives. Seul et livré à lui-même, il peut être solide dans si's convictions; mais un article de journal, une
conférence, un ino(ding lo font immodialomont changer. C'est un instable, un malléable, dont le polygone se laisse 1res facilement désagréger et iniluencer par la contagion des
voisins. — r) enlr*' ces deux types extrêmes est V indépendant, (pii n'osi ni meneur ni mené, qui no demande aux
collectivités (lue des collaborations et des lumières (dans leur compétence^, (pii les juge, les hiérarchise et les utilise, s'il y a lieu, sans se laisser suggestionner par la foule, qui
n'a pas lo cullo du succès, de l'opinion et du nombre, fait "énorahuuenl partie des minorités et est plus souvent guillotiné (uie ministre.
IlL En y>«///o/6<//^, j'onvisagorai succossivomoni : 1. les l roubles des i^lées sociales el morales ; 2. les troubles des idées religieuses; 3. les troubles du psychisme individuel causés par la collectivité : 4. la contagion mentale et psychique.
i. Aux tt^ouhles des idées sociales et morales appartiennent tous ceux onumérés dans le tableau 1 (page 228),
a' après Morselli et Seglas. Les plus importants de ces
troubles peuvent se grouper sous trois chefs : a) les délires
politiques, anarchistes, régicides...; h) les hypomoialisés : absence de sens moral, folie morale ou idiotie morale, obsession du crime, homicide... : c) les paramoralisos : scrupules.
remords, auto-accusateurs...