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En physiologie, dans les actes psychiques sociaux, on

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étudie : 1. les idées sociales et politiques : 2. les idées morales

et religieuses.

i. Idées sociales et politiques. — Palaiite définit la sociologie « la psychologie sociale» c'est-à-dire « la science qui étudie la mentalité des unités rapprochées par la vie

sociale » .

L'idée sociale fondamentale est Tidéede rinégalité physi- (lue et psychique et de Vénalité morale de tous les hommes ;

égalité de devoirs et de droits légaux avec inégalité de fonctions ; donc, idée d'une A/eVm^^Aî^ naturelle et logique, dans

laquelle, sans privilèges ni faveurs, chacun occupe la place

<|ue valent ses aptitudes, ses « talents » et ses « vertus » {Déclaration des droits de l'homme^ et aide son voisin à occupeila sienne.

Donc, la vie sociale physiologique ou normale ne se ramène pas à la lutte mais au contraire à X amour du prochain et à la collaboration ainicale de tous pour le plus grand bien du corps social tout entier. Voilà la lot biologique, qui

est le fondement de la sociologie.

Il faut se tenir aussi loin du socialisme qui veut subordonner rindividu à la collectivité et de V individualisme qui supprime en quelque sorte les devoirs de l'individu vis-à-vis

de la collectivité. En somme, la question sociale n'est soluble

qu avec Teïée da devoir. « Les qucblioiis sociales, comme Ta

ditBrunetière, ne sont, au fond, que des questions morales ». 2. Idées morales et 7^eligieuses . — Il ne faut pas avoir

peur de ces mots « morales » et « religieuses », même dans un livre de science positive et expérimentale. Quelles que

soient les opinions philosophiques de chacun, on peut et on doit admettre, comme un fait physiologique, que les idées

morales et religieuses sont les lois de la conduite de l'homme

comme fc idé^^ métaphysiques sont (es lois de son raiwn-

nement.

Cette fonction psychique doit être indiquée parce que sa physiologie et sa pathologie mtéi^essent le médecin.

AUX DEVOIRS INTERINDIVIDUELS 225

Pour les actes psychiques collectifs, ce qui domine la

psvcholot'ie des foules et en général des collectivités y c'est -<jue chaque individu constituant abdique, plus ou moins

volonlairoment et consciemment, la direction psychique

supérieure de son centre 0 ; son polygone désagrégé fonc-

tionne seul, comme dans la distraction et la passion ; il est dirigé soit par les voisins (contagion psychique) soit par les meneurs.

La foule peut d'ailleurs être èparse; par la presse, les

conférences, il peut s'établir une communauté d'opinion^

qui forme une grande unité mentale, analogue à l'âme des foules; uîulé, dont les memhres sont séparés les uns des

autres, dans l'espace et dans le temps. C'est ainsi que se forment Xv^partiSj les sectes, l'esprit de corps, de caste.,,

« Réunis en foule, dit Rémy de Gourmont, les hommes «leviennent particulièrement automatiques. Comment sup-

]K)ser une conscience et une volonté aux memores de ces

cohues, qui, aux jours de lOles ou de troubles, se pressent

lous vers le même point, avec les mêmes gestes et les mêmes cris?... L^homme conscient, qui se mêle naïvement À la foule, qui agit dans le sens do la foule, perd sa person-

nalilé... Dt^ ce conlnit, il ne rapportera à peu près rien;

riiomme qui sort de la foule n'a qu'un souvenir, comme le iiové (jui émerge, celui d'être tombé à Teau. »

Dans ces cas, le centre 0, incomplètement désagrégé,

mais plus ou moins annihilé, est entraîné par son polygone

ou plutôt abdique devant son polygone entraîné. Il ne juge plus et ne dirige pas ; il est submergé. C'est l'insurrection ou Pémeute polygonale ; et cela dans le sens héroïque comme

dans le sens révolulionnaire, pour éteindre un incendie ou

sauver la patrie comme pour brûler une usine ou fusiller des patrons.

En somme, le principal caractère de l'esprit grégaire,

quelle que soit la forme sous laquelle il se développe chez

les hommes en troupeau, est certainement reffacement de

Grasset.* — Devoirs et périls bîol.

ractivitc' psyohiquo siiporioure ot l'ob/'issance dos polygonesau bercer.

D'ailleurs, le bercer ne s'impose pas au hasard à un trou peau flonnc' : il faut, pour qu'un berger réussisse amener son troup«'an liumain. qu'il réponde, dans une ceriaine

mosuro, aux aspiralious lalcnlcs ot iiicoiiscienlos do ce tiou-

peau. C'est, pour l'éclosion de Tartisle et du grand homnic. ce que A. Marie appelb' l;i tlu'orif biologique, opposée à la théorie messianique; c'est Fidée de Taine quand il dit qu'un

grand hoinrno « ost toujours Toxprossion la plus netto do

sa race et de son peuple, de tout son milieu ou seulemenl du- moment que son peuple traverse »; ce que A. Marie a étendu en disant : le héros « est riionime qui synthétise Ir

premier et prend consoionco dos désirs profonds dos foules, qui sait les leur rovoler et leur dire, au moment où il le faut, ce qu'elles veulent : il les conduit peut-«Mre, mais il esl aussi conduit par elles ». C'est la réaction du troupeau sur

le meneur ([ui réussit ; Taolion ost donc réciproque onlro le berger et le troupeau ; le berger mène le troupeau, mais

c'est le troupeau qui choisit inconsciemment son berger.

II. Les tempéraments pouvont olro classés on doux groupes à chacun des deux points de vue social et collectif.

1. Au point de vue social, il y a deux groupes formés, l'un et l'autre, de deux tempéraments opposés.

Le premier groupe comprend : a) lo sujet qui aime (^1 recherche les éludes sociales,. s'occupe des collectivités, les organise, leur élabore des règlements, aime la politique, consacre ses ambitions et ses forces à étudier et à résoudre

les questions sociales, vit par et pour la société... ; b) celui qui, au contraire, ignore, néglige ou nie la question sociale, est je m'en-fichiste ou abstentionniste en politique, ne cherche partout que le côté personnel, utile et intéressant

pour lui-même et non pour la collectivité. Le second groupe comprend : a) l'altruiste, qui vit plus

AUX DEVOIRS INTERINDIVIDUELS

pour ses semblables que pour lui, ne chercbe partout que le bien ol lo devoir. sacnTiorait plulôt ses droits que d'em-

i>iéler sur ceux daulrui : le libéral, le charitable, le généreux el, à la limite extrême, saint Vincent de Paul ; />) Varrlclste, (jui nesl alourdi (d relardé dans sa marebe

ascoiidiuilo par aucun principe de religion ou iiit'me de

morale, ciiii ne craint (jue le gendcirme et ne respecte que la lettre de la loi écrite, qui côtoie le Code... et, à la limite, Pamoral qui esl un malade.

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