‹ Devons-nous prier la Vierge Marie et les saints? [microforme]Chapitre 7 sur 8 · TEMOIGNAGE DES APOTRES · texte numérisé non relu

TEMOIGNAGE DES APOTRES

“Il n'y a point de salut par aucun autre, car nul autre nom (Jésus) sous le ciel n'a été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés.”'—St. Pierre, Actes, IV. 12.)

“Car il n'y a qu'un Dieu et qu'un médiateur entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ homme.'—(St. Paul, I Tim. IL 5.)

“Si quelqu'un pèche, nous avons pour avocat envers le Père, Jésus-Christ le juste. —(St. Jean, ire épitre, IT. 1.) Nous venons de lire les paroles de Jésus corroborées par

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=: le témoignage de ses apôtres ll n'est aucunement question de la Vierge Marie ou des Saints. Tout ce que nous avons à n de faire pour être sauvés, c'est d'aller à Jésus, et à Jésus seul ! C'est Jésus-Christ môme qui affirme que personne ne peul VII.) arriver à Dieu en priant les Saints. (C'est ce que veut dire le passage ‘Personne ne vient au Père que pa moi”, Jésus ndul : , n'a pas dit: “Le meilleur moyen de venir À moi c'est en inter 4 re- cédant auprès de ma Sainte mère.” Il a dit “Venez à moi, ‘hose non pas les justes, les bons seulement, mais au ii les pécheurs uyée et les misérables: ‘Vous tous qui êtes fatigués et char s," fa con- tigués des ennuis et de la tyrannie, fatigués du double poids de vos péchés, fatigués de la tromperie et de la cruauté du T1.) monde; ‘Venez à moi', vous serez soulagés.'" ‘Je suis la ainte porte: si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé." ‘En vériti PTT en vérité, je vous le dis: celui qui n'entre pas par la porte, ia 1o (mais qui cherche à entrer par d'autres moyens,) est un vo leur et un larron”.

881). Vous ne pouvez trouver de paroles plus convaincantes que celles-la pour condamner les prières aux Saints, et, comme ogme s'ils avaient prévu le culte idolâtre que l'on rendrait, quelques L'une siècles plus tard, aux Saints et plus particulièrement à la aints bienheureuse Vierge Marie, les trois plus grands apôtres de | par Jésus-Christ, St. Pierre, St. Paul et St. Jean ont écrit que Île L'une seul nom donné aux hommes par lequel ils pourraient être ur le sauvés, c'est celui de Jésus; que, de fait, il ne peut y avoir nême d'autre médiateur entre les pécheurs et Dieu, ni d'autre avo ne. cat, que Jésus-Christ. Y a-t-il une personne intelligente qui put. 2 El puisse lire ces paroles de Jésus et de ses apôtres sans y voir + ses » que les prières aux Saints et à la Sainte Vierge sont à jamais condaimniées ?

icons encore l'opinion des premiers écrivains apostoliques et des Pères de l'Eglise primitive:

c'est . ST. IRENEE (A. D. 140-200) —“"L'Eglise ne fait aucune chose par l'invocation des Saints, mais elle adresse toutes V. 6.) ses prières a Dieu et au Seigneur Jésus-Christ.”'— (Contre les andez : Hérésies, liv. II, page 246.) é era”. ST. CLEMENT D'ALEXANDRIE (A. D. 160-217)

“Comme il n'y a qu'un Dieu seul bon, c'est à lui seul que nous et les Anges adressons nos supplications."” (Stromat, VII. 7.) rés Gt ORIGENE (A. D. 185-254)—"T1 ‘oquer Îles anges, Sans avoir plus de connaissance de ce qu ils sont, est contraire à la raison.'—(Contre Celse, l1iv. V.)

“On ne saurait en même temps connaître Dieu et adresser

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re des prières à des images.” (Id. liv. VII. ch. LXV.)

3 LACTANCE (A. D. 250-325)—“Ceux qui prient aux moris

) n'agissent pas comme des êtres raisonnables.''—(Liv, I. ch. 18.)

QT. AUGUSTIN (A. D. 354-430) —"“Rendre un culte à des autre personnes mortes ne doit pas être une partis de notre religion, s par car s'ils ont vécu pieusement, ils ne recherchent pas de tels

12.) honneurs.''--(De Vera Rel. ch. 55.) leu et Rien jusqu'à présent dans ces citations ne permet de con- T5) clure que l'Ecriture Sainte commande d'invoquer les Saints de quelque manière que ce soit, et l'on peut parcourir le Nou Père, veau Testament d'un bout à l’autre sans y rencontrer un seul verset qui confère à la Vierge Marie Île pouvoir sur Dieu que $ par lui donne l'Eglise romaine.

Bien plus, dans les vingt-deux Passages du Livre Saint dans lesquels il est fait allusion À la Vierge, pas un n'encourage un culte à son égard Le fait est qu'elle est cinq fois réprimandée par Jésus-Christ qui ne l'appela jamais sa mère

D'ailleurs, st nous ‘sondons les Ecritures” nous verrons que ‘personne sur ia terre ne fut sans péché'"—(Rom, IL 9- 10), que c'est ceux qui ont péché qui ont besoin d'un Sauveur; que ‘Le salaire du péché est la mort” (Rom, VE, 23), Or nul ne conteste que la Vierge Marie qui, dans le Magnificat (Luc. I 47) remercie Dieu de lui avoir donné UN SAU- VEUR, mourut et fut enterrée à Ephèse, Elle dut même, dit St. Hilaire, évêque de Poitiers mort en 467 (LAv. III. 12, Comm. Ps. CXVIII), passer par les flammes du Purgatoire,.

L'Ecriture Sainte défend encore de 8e jeter aux pieds des Saints et des Anges (Actes, X,. 25-26) et (Rev. XXII. 8-9). “Ne vous laissez point tromper, dit St. Paul, par ceux qui rendent un culte aux anges” (Col. IT. 18). Dans le Psaume CXV. (CXVIII, version romaine) il est dit: ‘Les morts, Seigneur, ne vous loueront point, non plus que ceux qui des cendent dans la fosse.”

Le Concile de Laodicée, tenu au IVme siècle, condamna le culte aux Anges, et déclara anathème ceux qui se livraient à cette idolâtrie. (Fleury, Hist, ecel. Tome I. Liv. 7.) Enfin dans l'unique prière que Jésus enseigna à ses disciples, il n'est aucunement fait mention d’invocation à Marie, aux Anges ou aux Saints.

Les Anglicans croient aux Saints et ils les honorent; nous aimons à rappeler leurs vertus et à nous inspirer de leurs bons exemples. Nous donnons à la Sainte Vierge tout l'honneur que peut mériter le fait qu'elle fut le canal choisi par Dieu pour “%lonner Jésus-Christ à l'humanité. Marie fut la mère de tout ce qui était humain en Jésus. Elle ne fut pas la mère de l'esprit ou de l’âme de Jésus, c'est-à-dire de ce qui était divin en lui, pas plus que votre père terrestre est le père de votre âme, c'est-a-dire de ce qui est éternel et divin en vous, Tout homme venant au monde a un père qui est de ce monde, mais il a aussi un Père céleste qui est Dieu, parce que nous avons deux natures qui sont parfaitement distinctes l'une de l'aut:e. La Sainte Vierge étant la mère de Jésus homme ne pouvait pas en conséquence être la mère de Jésus Dien. Invoquer la Sainte Vierge et les Saints, n’est pas les honorer, car comme le disait St. Augustin “S'ils ont vécu pieusement ils ne recherchent pas de tels honneurs.”

Un jour que l'on faisait des noces dans la petite ville âe Cana en Galilée, Marie attira l'attention de son fils sur le fait que le vin commençait à manquer. Jésus lui 2yant fait une légère réprimande, elle dit aux serviteurs: ‘Faites ce qu'il vous dira”; en d'autre: mots, ce n’est pas à moi que vous devez vous adresser pour avoir des faveurs, allez directement à celui qui peut vous les donner.

S'il était permis à la Sainte Vierge de revenir sur cette terre, ne dirait-elle pas comme jadis à Cana: “Faites ce qu'il vous dira”? Qu'est-ce que Jésus a commandé de faire quant à la question des grâces que nous pouvons obtenir du ciel? Transportez-vous, par Ja pensée, à l'heure solennelle à la-

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Nous lisons dans les chapitres 14, 15 et 16 de l'Evangile selon gt, Jean: ‘Tout ce que vous demanderez au Père en mon 707, je le ferai, afin que Île Père soit gloritié dans le Fils. Bi vous demandez quelque chose en mon nom je le ferai.” (XIV 13-14), Jésus promet que Dieu le Père ot lui-même viendront faire leur demeure en nous, mais à condition que nous gar dons sa Parole et ses Commandements,. Au versel 16 du quinzième chapitre du même Evangile, Jésus dit: ‘Je vous ai choisis et je vous ai établis afin que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne ” Au chapitre suiv-nt, dans les versets 23 et 24, après avoir consolé ses di les à qui il venait d'annoncer 8on prochain départ, Jésus dt: ‘En vérité, en vérité, je vous le dis: ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vos recevrez, afin que votre joie soit parfaite”.

Il n'y eut jamais de moments plus solennels dans la vie de notre divin maître sur cette terre que ceux qu'i: passa avec ses disciples, la nuit précédant sa Passion, et c'est alors qu'il les exhorte à s'adresser à Dieu directement et à de mander en son nom, c'est-à-dire au nom de Jésus. Il n'y «à pas un mot de la Vierge Marie dans aucune des instructions du Sauveur, pas une promesse faite en son nom, pas même un seul incident qui pourrait "ous encourager à lui offrir un culte.

L'Eglise romaine en affirmant qu'il faut, pour être sauve, prier la Vierge et les Saints, n'appuie ses arguments sur aucun texte précis de la Bible. L'Eglise anglicane, en soutenant que, par le nom seul de Jésus, les hommes doivent être sauvés, et en le prouvant par les paroles même du Sauveur ou de ses apôtres, est complètement d'accord avec l'enseignement du divin Maître et de l'Eglise primitive.

De plus l'Eglise anglicane, avec tous les protestants, pré: tend que rendre un culte divin à un être autre que Dieu; c'est faire acte d'idolâtrie,

A ceux qui disent de prier les Saints simplemert pour qu'ils intercèdent en leur faveur; de les prier, non comme les dispensateurs mênies des grâces divines, mais seulement comme les intermédiaires auprès de Dieu; à ceux, dis-je, qui “aisonrent ainsi, il suffit de citer la lettre encyclique qu'adressa le pape Grégoire XVI, je 15 août 1832, à tous les dignitaires catholiques romains du monde,

“Comme marque des sentiments que nous avons pour vous, vénérables frères, nous choisissons pour la date de cette lettre, le joyeux jour dans iequel nous célébrons l'Assomption triomphante de la Bienheureuse Vierge Marie dans le ciel, pour que celle qui, dans toutes les alamités, fut notre patronne et protectrice, veille maintenant sur nous et dirige notre esprit, par son influence céleste, aux pensées qui seront le plus salutaires au troupeau de Christ. Et afin que iout soit amené à une bonne fin, élevons nos yeux vers la Bienheureuse Vierge Marie qui seule peut détruire les hérésies, qui est notre plus grande espérance et même notre seul espoir.”

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