‹ Devons-nous prier la Vierge Marie et les saints? [microforme]Chapitre 8 sur 8 · RE: ER · texte numérisé non relu

RE: ER

En présence d'un document, comme celui-là, émanant de la plus haute autorité de l'Eglise romaine, que devons-nous penser de la sincérité de ceux qui disent qu'en priant les Saints, ils ne font que leur demander d’intercéder pour eux auprès de Dieu? Nous voyons ici le chef de l'Eglise offrant un culte solennel à la. Sainte Vierge en un jour particulièrement dédié à son Assomption, l'invoquant comme patronne et protectrice dans toutes les calamités et la suppliant de l'aider par son influence céleste. Si tout cela n'est pas de l'idolâtrie — alors il n'y a pas d'idolâtrie dans le monde, Il ny a pas de Chinois ni d'Hindou, fût-ce le plus idolâtre, qui ne répondra que quand il prie Confucius ou Boudha, c'est simplement pour implorer leur intercession auprès du Dieu invisible.

Dans le décret du S décembre 1854, le pape Pie IX exhorte tous les catholiques romains à honorer, invoquer et prier la Bienheureuse Vierge Marie conçue sans péché.” Le véritable but de ce décret, dit-il: ‘c'est d'encourager la dévotion à l'immaculée conception.”

Pour nous le culte des Saints est un reste de l'ancien polythéisme paien qui prit racine et se développa graduellement dans l'Eglise chrétienne. L'Eglise primitive ne connaissait pas le culte des Saints. Vous consulteriez en vain les écrits des premiers auteurs et des Pères de l'Eglise pour trouver une seule allusion à un culte à la Vierge Marie. Hermas et Barnabas, de même que Clément de Rome, Ignace et Polycarpe, n'en disent rien dans le ler siècle; Justin Martyr, Tatien, Athénagore, Théophile, Clément d'Alexandrie ni Tertullien n'en parlent au flme siècle; Origène, Grégoire le Thaumaturge, Cyprien, Méthodius et Lactance observent le même silence au IIIme siècle, et de même au IVme siècle, au temps d'Eusèbe, de Cyril de Jérusalem, de St, Hilaire, de Macaire d'Athanase, d'Epiphane, de Basil, de Grégoire de Nysse et d’'Ambroise, Il n'y a rien non plus dans les écrits des Pères du Vme siècle, Chrysostôme, Augustin, Jérome, Isidore, Th6odoret, Orose, Sédulius, Prosper, Cyril d'Alexandrie, ni même dans les écrits des papes de cette époque, Léon, Hilaire, Gélase, Félix, Anastase et Simplicius. Nous ne trouvons aucune trace de ce culte dans les Catacombes ou sur les tombeaux des martyrs et des premiers chrétiens de Rome.

Enfin, nous disons que prier les Saints c'est déshonorer Dieu en désobéissant au commandement de Jésus-Christ de chercher notre salut par la seule porte et le seul chemin qui conduisent à la vie éternelle, Jésus-Christ. Comment alors concilier les enseignements de Jésus, des Apôtres et des pre: miers chrétiens avec la pratique des catholiques romains de nos jours, qui non seulement adressent leurs invocations aux Saints et aux Saintes, mais offrent dix fois plus d’honneurs et demandent dix fois plus de grâces à la Sainte Vierge qu’au Sauveur et à Dieu même

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