‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 14 sur 133 · Livre L · texte numérisé non relu

Livre L

par son règne paisible , après avoir été placé sur le trône de son père , n'oublia point celle de qui il avait reçu le jour ; mais il pensa à lui faire partager la gloire dont il était environné : en conséquence , ayant fait préparer pour elle un trône à sa droite , il IV fit monter , en lui disant ; « Maintenant » demandez, ô ma mère! votre filspourw rait-il vous refuser quelque chose? o Et diocit ei : Pete , mater ^ neqiie enim fas est ut m'ertarn faciem tuam ( 5 Rois, 2, 20 ).

Jésus-Christ, le véritable Salomon, étant assis à la droite de son Père depuis sa glorieuse ascension, se souvint, comme le roi de Jérusalem, de celle par qui il avait reçu sa vie temporelle ; comme lui il pensa à la faire participer à la gloire dont il était revêtu dans la céleste Jérusalem. Un trône lui étant donc préparé , Jésus- Christ , le roi de l'éternité , le fils unique de Dieu , au jour de la glorieuse assomption de Marie , vint à la rencontre de sa divine mère : Surrexit reoc in ocairsiim ejus. En ce jour , il lui fit entendre ces paroles : Venez , o vous qu'aime mon ame ! ô la plus tendre , la plus, sainte des mères l

7 4 Dévotion a la S* Vierge, venez des montagnes du Liban, oii vous vous êtes élevée par la sublimité de vos vertus , et vous serez couronnée : Veni de Libano , aniica mea , ueni et coronaberis ( Gant. 4 î 8 ).

Marie a entendu la voix de son fils bien-aimé. Au même instant elle traverse les ombres de la mort , voulant avoir ce nouveau trait de ressemblance avec le modèle des prédestinés ; elle est portée vers les cieux sur les ailes du divin amour , sur un nuage de feu soutenu par la main des Anges. Tous les chœurs des célestes esprits chantent ainsi son triomphe : « Quel est ^ donc celle qui s'avance vers les col- » lines éternelles , semblable d'abord » à une aurore naissante, mais bien- » tôt se montrant belle comme la lune , ;t> et resplendissante comme le soleil ? » Qiice est ista quœ progreditur quasi aurora consurgens , pidchra ut luna , electa ut sol^ « Quelle est- elle celle qui » monte ainsi du désert surabondante » de délices , appuyée sur le bras » de son bien-aimé , et comblée de s> ses plus singulières faveurs ? » Quce est ista quœ ascendit de deserto deli" dis affluens , innioca super dilectum suum ( Gant. 8,5}?

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