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nante opposition entre leur conduite et celle de Marie elle-même ! La présence de Marie inspirait des sentimens de pudeur , pendant que la présence de celles-là alarme la vertu la mieux affermie.
3.° On dirait qu'elles ont conspiré avec les enfers pour perdre les âmes qu'un Dieu a rachetées au prix de son sang. Tout en elles annonce qu elles se font un jeu de la vertu de chasteté.
5.° Toute leur étude consiste à préparer des flèches ardentes pour les lancer dans les cœurs chastes et innocens , afin de les embraser du feu impur qui les dévore : modes indécentes , attitudes immodestes qui provoquent à la luxure , airs affectés et perfides qui préparent à la mollesse , tout est employé pour séduire et préparer la ruine des âmes. Et ce qu'il y a de plus affreux , c'est qu'après tout cela on ira jusqu'à s'applaudir peut-être encore de ses horribles succès , ou jusqu'à paraître fâchée d'avoir manqué une proie dont on s'était promis la conquête :
Et ecce occurrit.,*, viulier ornatii mèretricio ^ prœparata ad capiendas ani" mas ^ garriila et vaga.., donec transji^ gat sa gît ta jecur.... { Prov. 7 }.
3o4 Dévotion a la S. Vierge.
i.° Siècle d'horreur ! ô temps malheureux, où l'ame chrélienne , où la véritable innocence , comme autrefois la colombe au sortir de l'Arche , ne trouve plus où reposer le pied !
2.° Si le monde é Lait habité parles démons de l'enfer , en voyant ces spectres affreux, on serait effrayé; en contemplant les traces horribles que leur péché de révolte a gravées sur leur front orgueilleux , on en serait épouvanté ; alors on aurait recours à Dieu , et on sauverait son ame : mais en voyant sous ses yeux ces images séduisantes qui flattent les sens , tous les attraits de la volupté réunis , qui livrent au cœur des assauts si perfides , sans un miracle continuel de grâce et la plus scrupuleuse vigilance , on est entranié dans le précipice par une route remplie d'illusions, qui plaît, qui enchante et aveugle les sens.
i,° Ce que je viens de dire àç,^ personnes de l'autre sexe , qui ont oublié jusqu'à ce point l'honneur qu'elles se
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doivent à elles-mêmes, n'est pas étranger à un grand nombre d'entre les hommes de nos jours ; on dirait qu'aujourd'hui tout conspire à la destruction totale des mœurs.
2." Combien d'entre ces enfans de Bélial ne concourent pas en effet, et ce semble de toutes leurs forces , à démoraUser les cœurs innocens ? A leur tour 5 que de nouveaux pièges n'inventent-ils pas pour surprendre la vertu dépourvue d'expérience ? Ces modes ignorées de nos pères , qui laissent le corps à demi-nu , ou en laissent apercevoir toutes les formes , chez eux comme chez les femmes , ce qui a fait dire aux étrangers , en esprit de raillerie , que nous étions devenus tellement pauvres, jusques au sein de nos richesses mêmes , qu'à peine avions-nous de quoi nous vêtir !.... quel sujet de honte et d'humiliation pour une nation reconnue jadis pour la mieux policée et la plus vertueuse des nations !
3.° Mais combien ne s'étudient pas encore à porter, par toute autre espèce de moyens , le poison de la volupté dans les cœurs , ces attitudes lascives , ces airs légers , tous inspirés par la plus honteuse mollesse ; ces manières