Livre IL 2x
l.*^lLme semble que j'ai déjà ét&exaucé, et qu'une des esclaves des vanités du monde et de la volupté s'avoue coupable , s'avance , et me dit : C'en est fait , je veux changer de vie; mais que faut-il que je fasse ? — Ah ! ce qu'il faut faire , ma chère sœur , le voici , et mettez dès l'instant même en pratique l'avis que je vais vous donner : imitez le beau modèle que je vous ai mis sous les yeux; copiez -le, et de telle manière qu'on puisse dire de vous ce qu'on disait de Marie , en qui il vous est offert : Et il y avait en elle une si grande grâce , un si grand amour pour la pureté , que non - seulement celte vertu la portait à conserver pour ellemême le précieux trésor 'de la virginité , mais encore à en communiquer l'amour à tous ceux qu'elle voyait: Tonta inerat virgiiii Mari ce gratia puritatis 5 ut non soliim serç'arct , sed si quos inviser et , conferret,
s.® 11 faut, comme Marie , fouler aux pieds les vanités et les pompes du monde ; il faut sacrifier toutes ces modes indécentes , vous étudier à des
D. 1 6 Dévotion a la S. Vierge, manières plus graves , à un maintien plus modeste et plus posé ; il faut, à l'exemple de Marie, n'avoirjamais dans la bouche que des paroles chastes, ne jamais sourire (ce qui est un signe d'approbation ) lorsqu'on tient en votre présence des discours obscènes ou à double sens , et même , si vous le pouvez alors , il faut fuir la compagnie ; si vous ne le pouvez avec décence , il faut du moins montrer , par un morne silence , par un air de tristesse et de douleur , que vous désapprouvez tout ce qu'on dit , ou faire en sorte de détourner adroitement la conversation ; car c'est ainsi que se sont conduits de tout temps les vrais disciples de Jésus et de Marie en pareilles occasions.
i."" Avant que de finir ce Chapitre; )e n'omettrai point de vous mettre sous les yeux une autre leçon que vous donne Marie , et qui est de la dernière importance ; c'est d'éviter avec soin toutes les occasions où la pudeur pourrait courir des dangers , c'est-à-dire , le monde , surtout les mauvaises compagnies , les bals , les danses et les comédies; Marie faisait ses délices de
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