‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 92 sur 133 · Livre III, 2 S · texte numérisé non relu

Livre III, 2 S

pénible eiil , portant tons gravé sur notre front l'ana thème de son péché , environnés de tous les malheurs qui en ont été la suite , plongés dans les ténèbres qui ont obscurci son esprit et sa raison , tyrannisés par les mêmes passions qui ont corrompu son cœur , en proie aux mêmes maladies , aux mêmes peines , aux mêmes adversités auxquelles elle a été livrée , enfin condamnés comme elle à la mort ; nous crions tous ensemble vers vous , ô douce et miséricordieuse Marie 1 nous implorons tous ensemble, avec foi, humilité et confiance, le secours de votre puissante intercession , afin d'être relevés , soutenus , consolés , fortifiés par vous ; afin d'obtenir , par votre médiation , de notre Dieu , toutes les grâces de salut qui nous sont nécessaires et c}ue nous sommes indignes d'obtenir par nous-mêmes ; anii qu'après avoir éprouvé la rigueur des peines et des souffrances qui doivent nous accompagner durant tout le cours de notre exil , nous n'ayons pas l'épouvantable malheur de devenir les victirmes infortunées d'un enfer éternel :

Ad te clamamus , exulesJUil Evœ,

56 Dévotion à la S. Vierge.

Ad le suspiramus gementes elflcnUs in hâc lacrymarum valU,

Accablés sous le poids de nos nialïieurs , connaissant l'étendue de vos bontés pour nous , convaincus de la tendresse que vous avez pour vos enfans, et sachant que, parla vertu toutepuissante dont le Seigneur vous a revêtue , vous pouvez nous en délivrer ; dans l'amertume de nos gémissemens , les yeux inondés de pleurs , sans cesse nous ferons monter vers vous la voix de nos soupirs, aussi long-temps que nous habiterons cette vallée de iiîisères et de larmes.

Eia ergo , advocata nostra ,

Hâtez-vous donc , 6 très-miséricordieuse et très-puissante avocate 1 hâtezvous de venir à notre secours. Avec un cœur aussi tendre que le vôtre, vous ne sauriez être insensible aux malheurs de vos enfans : à la vue des dangers sans nombre dont ils sont sans cesse environnés , il vous serait impossible de ne pas éprouver une sollicitude bien vive pour tout ce qui regarde leur salut

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