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Saint Joseph.
Exhortation pour porter les âmes à la
dévotion envers Saint-Joseph.
Dieu, à cause du grand amour qu'il nous porte et du grand plaisir qu’il a de nous voir
sauvés, nous a donné divers moyens de salut.
Un de ces moyens est la dévotion envers les Saints : le Seigneur veut que, comme ses amis, ils intercèdent pour nous et nous obtiennent, par leurs mérites et leurs prières, les grâces que nous ne méritons pas. Ce n’est pas que les mérites de Jésus-Christ ne soient plus que surabondants pour nous enrichir de tout bien; mais Dieu veut par là honorer ses fidèles serviteurs, en les admettant à coopérer à notre salut, et nous inspirer une plus grande confiance d'obtenir des grâces lorsque nous les demandons par l'entremise de ses Saints. Or, qui ne sait qu’entre les Saints, après la Mère de Dieu, St. Joseph surtout est chéri du Seigneur et peut beaucoup auprès de lui en faveur de ceux qui l'honorent ? Nous
ailons donc considérer les deux points suivants : I. Combien nous devons honorer St. Joseph à cause de sa dignité I. Combien nous devons avoir confiance en la protection de St. Joseph à cause de sa sainteté.
Combien nous devons honorer Saint-Joseph à cause de sa dignité.
Nous devons honorer beaucoup St. Joseph, puisque le Fils de Dieu lui-même à voulu l’ho-
norer comme son Père, d’après Origène. C’est là d’ailleurs le titre que iui donne St. Luc dans son Évangile, et la divine Mère elle-même ne le désignait pas autrement : Pater tuus et ego dolentes quærebamus tel. Si donc le Roi des rois, dit le cardinal d’Ailly, a daigné élever Joseph à une si haute dignité, il est convenable et juste que nous tâchions de l’honorer autant que nous le pouvons. Quel Saint, quel Ange même, demande St. Basile, a jamais mérité d’être appelé le Père du Fils de Dieu ? Joseph seul a eu cet honneur. Nous pouvons donc lui appliquer ces paroles de Saint Paul : Il a été aussi élevé au-dessus des Anges qu’il a reçu un nom plus excellent quele leur.—Par son titre, St.
1 Luc 2.48.
Joseph a été plus honoré de Dieu que tous les Patriarches, les Prophètes, les Apôtres, les Pontifes : ils sont tous appelés Serviteurs ; St. Joseph seùl est appelé Père.
En cette qualité, il est établi Chef de cette famille qui est bien petite par le nombre, mais si grande par l’excellence des deux personnages qui la composent, savoir : la Mère de Dieu et le Fils unique de Dieu fait homme. Dieu l’a donc constitué Maître de sa maison : Constituit eum dominum domus suae. Dans cette maison, Joseph commande et le Fils de Dieu obéit : Et era: subditus illis. Cette soumission de Jésus- Christ, observe Gerson, nous montre bien, d’un côté, l'humilité du Sauveur, et de l’autre, la sublime dignité de St. Joseph. Et quelle plus grande dignité en effet, ajoute le père Justin de Miéchovie, quelle plus grande élévation que de commander au Roi des rois ?
Josué étonna le monde lorsqu'il ordonna au soleil de s'arrêter, pour lui laisser le temps d’achever la défaite de ses ennemis, et que le soleil obéit : Obediente Domino voci hominis. Mais, quelle comparaison entre Josué qui se voit obéi du soleil, créature inanimée, et Joseph qui se voit obéi de Jésus-Chris*, le Fils de Dieu ?
Tant que Joseph vécut, Notre-Seigneur le respecta toujours comme son Père et lui obéit toujours comme à son Père : Erat subditus illis; en sorte que, pendant trente années, l’occupation continuelle du Sauveur fut d’obéir à Joseph.
Durant tout ce temps, ce fut à Joseph de commander comme chef de la famille, et à Jésus- Christ d’obéir comme soumis à Joseph, que Dieu lui avait donné pour lui servir de Père. Ainsi, toutes les actions de Jésus-Christ, ses démarches, sa nourriture, son repos, tout était réglé par les ordres de Joseph ; il était uniquement attentif à écouter et à exécuter tout ce que Joseph lui commandait. C'est ce que le Seigneur a daigné révéler À Sainte Brigitte.
On le voyait donc souvent, dit Jean Gerson, soit préparer le repas, soit laver la vaisselle, soit puiser de l’eau, soit balayer la maison.
Mais écoutons Saint Bernard parlant de St.
Joseph : Ce serviteur fidèle, dit-il, a été choisi pour être, non-seulement Je Consolateur de la Mère de Dieu au milieu de tant de tribulations qu’elle eut à souffrir sur la terre, et le Père nourricier de Jésus-Christ, mais encore le Coopérateur en quelque sorte de la rédemption du monde, qui fut l'œuvre du grand conseil des trois Personnes divines.—Ainsi, Dieu, voulant qu'il tint lieu de père à son Fils, lui confia le soin de le nourrir, et de le défendre contre les embüûches de ses ennemis ; il semble avoir dit, en lui adressant ces paroles: “Joseph, j'ai envoyé mon Fils sur la terre, et je l’ai envoyé pour y vivre comme un homme pauvre et de basse condition, sans éclat, sans dignité extérieure; le monde le méprisera, üé vo;ant en jui que je fils d’un artisan, d’après l’humble métier que tu exerces : Nonne hic est
fabri filius? J'ai voulu que tu fusses pauvre, parce que je te destinais à tenir lieu de père à mon Fils pauvre; car il ne vient pas dans le monde pour dominer, mais pour sauver les hommes par ses souffrances et par sa mort. Tu seras donc ici-bas son Gardien et son Père, en ma place ; je l’abandonne entre tes mains : Tibi derelictus est pauper. Il sera persécuté, et tu auras part à ses persécutions ; aie soin de le garder, et sois-moi fidèle”.—En même temps, selon St.
Jean Damascène, pour bien remplir cette mission, Dieu donna à St. Joseph, envers Jésus, l’amour, la vigilance et l'autorité d'un père. Il lui .donna l'affection d’un père, afin qu’il gardât Jésus avec une grande tendresse ; Ü lui donna la sollicitude d’un père, afin qu’il l’environnât de tous les soins possibles ; il lui donna, enfin, l'autorité d’un père, afin qu’il eût l'assurance d’être obéi en tout ce qu’il ordonnerait touchant la personne du Sauveur.
En outre, ayant admis Joseph à coopérer à l’œuvre de la rédemption, comme le dit St.
Bernard, Dieu voulut qu’il fût présent à la naissance de Jésus, pour être ensuite un fidèle témoin de la gloire rendue au Seigneur par les Anges à cause de ce grand événement, selon le récit qu’en firent les bergers lorsqu'ils vinrent adorer le divin Sauveur qui leur avait été annoncé, et aussi pour être témoin de ia visite des Mages, qui, guidés par une étoile miraculeuse, vinrent de pays lointains offrir leurs hommages
au Saint Enfant, ainsi qu'ils l'ont eux-mêmes dcclaré. Dicu voulut encore que Joseph Jui présentât avec Marie son Fils nouveau-né, comme ils lc firent en effet. Marie et Joseph l'offrirent alors comme une victime destinée à mourir pour le salut du monde, selon les Ecritures qu’ils connaissaient et où la passion du Rédempteur était clairement prédite.
Ensuite, sachant qu’Hérode, jaloux de conserver sa couronne, cherchait à s’emparer du divin Enfant; pour lui donner la mort, le Seigneur envoya un Ange à Joseph pour lui dire, de sa part, qu’il prît l'Enfant et sa Mère et s’enfuit en Egypte. Joseph obéissant avec fidélité à la voix de Dieu, se leva de nuit, et cette nuit-là même où il reçut l’avis de l’Ange, comme le veulent les interprètes, il prit le Saint Enfant avec sa Mère, et se mit en chemin pour l'Egypte. Il avait ramassé à la hâte les outils de sa profession, qu’il pouvait porter, et dont il avait besoin pour nourrir sa pauvre famille ; Marie, de son côté, tenait entre ses bras son cher Enfant avec les pauvres langes qui lui étaient nécessaires. Comme des condamnés à un triste exil, ils partent seuls, sans aide, et entreprennent ce voyage si long et si périlleux, ayant à traverser tant de lieux déserts, pour arriver en Egypte, où ils doivent se trouver sans parents, sans amis, au milieu d’une nation barbare et inconnue; et lorsqu'ils y sont parvenus, Joseph travaille avec effort nuit et jour, comme le dit St. Bernard,
pour nourrir sa sainte Epouse et son divin Enfant.
Il reçut enfin un nouvel avis de l'Ange, qui lui ordonnait de retourner dans la terre d’Israël. Joseph quitta aussitôt l'Egypte, cet revint en Judée ; mais, apprenant qu’Archélaus y régnait à la place d'Hérode, son père, qui était mort, il n’osa s’y établir, et, encore une fois averti par P’Ange, il alla se fixer à Nazareth, dans la Galilée; il y demeura jusqu’à sa mort avec son bien-aimé Jésus, continuant de vivre pauvrement dans son humble professsion.
Il arriva dans cet intervalle que, s'étant rendu à Jérusalen: avec Marie et Jésus, alors âgé de douze ans, pour visiter le Temple, lorsqu’à son retour il rejoignit Marie, qu’il croyait accompagnée de son divin Fils, il s’aperçut que Jésus n’était pas revenu. Durant trois jours, Joseph ne fit que pleurer de se voir éloigné de Jésus, l'unique amour de son cœur ; et ce qui l’affigeait le plus, c'était la crainte que Jésus ne l’eût quitté pour quelque déplaisir qu’il lui aurait causé, et qr’il ne l’estimât plus digne de conserver un si grand trésor, suivant la pensée de Lansperge. Mais il fut ensuite consolé, en apprenant de Jésus lui-même qu’il était resté dans le Temple, parce que la gloire de Dieu l’exigeait. Depuis ce temps, Joseph continua de gouverner sa sainte famille, jusqu’à ce qu’il eut le bonheur de terminer sa vie entre ies bras de Marie et de Jésus qui l’assistèrent dans ses derniers moments,
10 EXHORTATIGN À
De là, selon St. François de Sales, on doit tenir pour certain que St. Joseph est mort de pur amour pour Dieu, de même que la Bienheureuse Vierge, son Epouse.
Combien nous devons avoir confiance en la protection de Saint Joseph à Cause de sa sainteté.
Nous. devons avoir une grande confiance en 1 protection de St. Joseph, parce que sa sainteté Va rendu extrêmement cher à Dieu.
Pour se faire une idée de la sainteté de ce glorieux Patriarche, il suffit de savoir qu'il a été choisi de Dieu Pour remplir les fonctions de Père auprès de la personne de Jésus-Christ. St. Paul dit lui-même que Dieu l'avait rendu capable d’être un digne ministre de la Nouvelle Alliance. Cela signifie, comme l'explique St. Thomas, que, lorsque Dieu destine quelqun à une fonction, il lui donne toutes les grâces nécessaires pour l'exercer dignement. Ainsi, Dieu ayant destiné Joseph à faire l'office de Père auprès de la personne du Verbe incarné, on doit tenir pour certain qu’il conféra tous les dons de sagesse et de sainteté qui convenaient à une pareille charge. On ne doit done pas douter que le Seigneur ne lait enrichi de toutes les grâces et de tous les privilèges accordés aux autres Saints. (Cerson
dit que St. Joseph reçut entre autres trois privilèges spéciaux : le premier, d’être sanctifié dès le sein de sa mère, comme Jérémie et St. Jean-Bptiste ; le deuxième, d’être en même temps confirmé en grâce ; et le troisième, d’être toujours exempt des mouvements de la concupiscence, grâce dont, par les mérites de sa pureté, il a coutume de rendre participants ses pieux serviteurs, en les délivrant des appétits charnels.
Joseph, dans l'Évangile, est appelé Juste.
Qu'est-ce qu’un homme juste? C’est, selon St. Pierre Chrysologue, un homme parfait, qui possède toutes les vertus. Joseph était déjà saint avant son mariage ; mais sa sainteté s’accrut beaucoup, lorsqu'il fut uni à la Mère de Dieu :
les seuls exemples de sa sainte Epouse suffisaient pour le sanctifier ; et si Marie est, comme parle St. Bernardin de Sienne, la Dispensatrice de de toutes les grâces que Dieu fait aux hommes, avec quelle profusion ne devons-nous pas croire qu’elle en enrichit son Epoux, qu’elle a’mait tant et dont elle était tant aimée!
Et puis, combien plus encore sa sainteté a dû s’accroître par les rapports familiers qu'il eut avec Jésus-Christ, pendant tant d’années qu'ils vécurent ensemble ! Les deux disciples, qui allaient à Emmaus, se sentirent embrasés de l’amour divin, pour le peu de moments qu’ils accompaguèrent le Sauveur et l’entendirent parier, ainsi qu'ils se le dirent ensuite. Que devons-nous donc penser des flammes de sainte charité qui se
développèrent dans le cœur de Joseph, pendant les trente années qu’il passa dans la compagnie du Fils de Dieu, écoutant les paroles de vie éternelle qui sortaient de sa bouche, et observant les parfaits exemples d’humilité, de patience,et d’obéissance qu’il donnait en se montrant si prompt à l'aider dans ses travaux et à le servir en tout dans la maison ? Quel incendie d'amour divin tous ses traits de feu ne devaient-ils pas exciter dans le cœur de Joseph, ce cœur si pur de toutes affections terrestres ! Il est vrai que Joseph aimait beaucoup aussi sa sainte Épouse ; mais sa tendresse pour Marie ne partageait point son Cœur, comme il arrive dans le monde aux personnes mariées, selon ce que dit l’'Apôtre.
Non, car l'affection qu'il portait à son Epouse, augmentait son amour envers Lieu. On ne doit donc pas douter que Joseph en vivant avee Jésus-Christ, n'ait continué de croître en sainteté, et n’ait acquis tant de mérites, que nous pouvons dire qu’ils ont surpassé ceux des autres Saints.
Or, l'Apôtre assure que, dans l’autre vie, Notre- Seigneur récompense chacun selon ses mrrites. Quelle doit donc être la gloire accordée par lui à St. Joseph qui l’a tant aimé et lui a rendu tant de servi.es pendant sa vieici-bas ! Au dernier jour, le Seigneur dira aux Elus : J’ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'ai eu besoin de logement et vous m'avez logé ; j'ai été nu, et vous m'avez
revêtu. — Cependant, les autres ne l’auront nourri, logé, et revêtu, que dans la personne des pauvres, tandis que St. Joseph a procuré Ja nourriture, l'habitation, et le vêtement, à la propre personne de Jésus-Christ. De plus, le Seigneur a promis une récompense à quiconque donne aux pauvres, en son nom, ne fût-ce qu’un verre d’eau. Quelle sera donc la récompense de Joseph, qui peut dire à Jésus-Christ : Je ne vous ai pas seulement procuré la nourriture, l'habitation, et le vêtement, mais je vous ai sauvé la vie, en vous délivrant des mains d’Hérode!—loutes ces réflexions servent à augmenter notre corfance en la protection de St. Joseph ; car elles doivent nous persuader, que, en considération de tant de mérites qu’il s’est acquis, Dieu ne lui refuse aucune des grâces qu’il lui dernande en faveur de ceux qui l’honorent.
St. Bernardin de Sienne ajoute une autre réflexion. C’est que ce souverain $eigneur qui a daigné révérer St. Joseph ici-bas commeson Père, certainement ne lui refuse, dans les cieux, rien de ce qu’il lui demande.—Il faut observer en outre que, si Joseph n’eut pas l'autorité d’un père naturel sur l'humanité de Jéus-Christ, il eut cependant un certain pouvoir comme époux de Marie qui, comme Mère naturelle du Sauveur, eut une véritable autorité sur lui : celui qui a le domaine de l’arbre, a aussi le domaine du fruit qu’il porte. C’est pourquoi Jésus, sur la terre, respectait Joseph et lui obéissait comme à
son supérieur ; et il s'ensuit que maintenant, dans le ciel, les prières de St. Joseph sont regardées, par N otre-Seigneur, comme des ordres ; Car, lorsqu'un père prie son fils, dit Gerson, sa prière à la force d'un commandement.
Ecoutons maintenant St. Bernard, parlant du crédit de St. Joseph en faveur de ses dévots serviteurs. Il dit que, ce qui le distingue des autres Saints, c’est qu'il peut protéger tous ceux qui recourent à lui et lesaider dans tous leurs besoins. Ce sentiment de St. Bernard est confirmé par l'expérience, comme l’assure Ste. T hérèse en ces termes : “Pour les autres Saints, il semble que le Seigneur leur ait accordé le pouvoir de nous secourir ‘dans quelque nécessité particulière seulement : l'expérience prouve, au contraire, que St. Joseph nous secourt dans tous nos besoins.” Nous ne devons pas en douter, puisque Comme Jésus-Christ + voulu être soumis à J oseph sur la terre, de même, dans le ciel, il aime à faire tout ce que le Saint lui demande, Figurons-nous donc que le Seigneur, nous voyant afigés au milieu des misères de cette vie, nous adresse À tous les paroles de Pharaon à son peuple, dans la grande famine qui désolait l'Egypte : Jte ad Joseph: Allez à Joseph, si vous voulez être consolés.
Y a maintenant dans
tien qui n’ait de Ja dévo-
; mais, cntre tous les autres,
ceux-là certainement en reçoivent plus de grâces,
qui l’invoquent plus souvent et avec plüs de confiance. Ainsi, ne manquons jamais, chaque jour, et plusieurs fois le jour, de nous recommander à St. Joseph, qui, après la Bienheureuse Vierge, est de tous les Saints le plus puissant auprès de Dieu. Adressons-lui tous les jours quelque prière particulière, et célébrons spécialement sa neuvaine, en multipliant nos exercices de piété en son honneur, et en jeûnant la veille de sa fête. Demandonslui des grâces ; il nous les obtiendra toutes, pourvu qu'elles soient utiles à notre âme. Surtout, je vous exhorte à lui demander trois grâces spéciales, savoir : le pardon des péchés, l’amour envers Jésus-Christ, et une bonne mort.— Quant au pardon des péchés, voici ce que je dis: Pendant que Jésus-Christ vivait sur la terre, dans la maison de Joseph, si un pécheur eût désiré obtenir du Seigneur le pardon de ses fautes, aurait-il pu trouver un moyen plus sûr d’être exaucé que l’intercession de Joseph? Si donc nous voulons être réconciliés avec Dieu, recourons à St. Joseph, qui, maintenant dans le ciel, est encore plus aimé de Jésus-Cheist qu’il ne l'était sur la terre.—De plus, demandons à St. Joseph l'amour envers Jésus-Christ; car je tienspour certain que, la grâce la plus singulière que St. Joseph procure à ses dévots serviteurs, c’est un tendre amour envers le Verbe incarné ; il jouit de ce privilège en pense de l'extrême affeetion qu’il a eue pour Jésus en ce monde..—Demandons-lui, enfin une bonne murt. C’est une
chose connue de tous que St. Joseph est le Patron de la bonne mort, parce qu’il a eu le bonheur de mourir entre les bras de Jésus et Je Marie ; ceux qui l’honorent doivent donc espérer qu’il viendra, avec Jésus et Marie, les assister dans leurs derniers moments. Oh connaît plusieurs exemples de cette faveur.
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