‹ Dévotion au Précieux Sang [microforme]Chapitre 3 sur 16 · Comment celæ ee · texte numérisé non relu

Comment celæ ee

Il se fait homme. Il demande du sang à une fille dada, afin d’appartenir à la race humaine. C’est une vierge qu'il a préservée de toute tache.

qu'il a enrichie de-foutes les grâces, et dont l’âme est une image de la sainteté divine. Ce sang si pur qu’il reçoit d'elle, il lui donne, en lui unissant sa divinité, une valeur infinie. Il le laisse s’accroître, grossir ses flots

par le developpement que les années

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amènent au corps humain ; mais il désire ardemment le baptème de Son Sang ; (Luc. 12.) baptême pour lui,en ce sens qu’il en sera tout inondé :

baptème pour les antres, en ce qu'il les lavera par son ‘effuüsion de leurs iniquités. , 8 + à

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Comment le Sang Divin a été répandu.

Enfin ce jour axrigé. Au jardin des

, Oliviers, Jésus est -atcablé de la plus

amère tristesse à la vüe de l’énormité des péchés des hommes qu'il s’est chargé d’expier. ‘S0Us ce poids terrible qui pèse sur lui, ilest foulé comme dans un pressoir-æelon l'expression du prophète; (Is. 123 et le sang coule de toutes les pérites de son corps comme une source abondante.

Puis il s'abandonne à l'injustice et à la cruauté de ses ennemis. Ils s’approchent de lui. Les uns sont armés de verges à la forme la plus déchirante. [ls saisissent le fils de Dieu, le

dépouillent de ses vêtements, et ils commencent à le frapper : ils déchirent sa chair; le sang coule; ils frappent plus violemment : ils ajoutent blessure sur blessure. Le sang coule avec plus -d'abondance ; son corps est tout ébuwert de plaies d’où son sang ruisselfa‘de toutes parts.

D’autres apggrient une couronne d’épines aux langues et nombreuses

oïntes. Ils la éftent sur la tête de

ésus, en l'y eñfonçant à coups violents et multipliés s, le sang coule par toutes les ouvertufes si cruelles que font ces épines il couvre toute la tête du Verbe diVix incarné.

On le charge ‘etfsuite d'une croix pesante ; on le fait marcher par. une route longue et.difficile où souvent trébuchent ses pas. Par le poids de la croix, par ses monvéments divers, les blessures s’élargissent,ou se rouvrent, et de longues irainées de sang marquent :es lieux où il passe.

Jésus arrive au Calvaire et on l'étend sur la croix ; de gros clous sont enfoncés dans ses mains et dans

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ses pieds. Voyez ces quatre sources de sang qu'ils ouvrent. La croix sur laquelle Jésus est attaché, est plantée sur le sommet de la colline. Regardez le Sang : il coule d’abord en larges effusions ; puis, peu à peu, ce courant s’amoindrit; ce n'est plus bientôt qu’un mince filet, et enfin ce ne sont que des gouttes, car la source est épuisée. O ciel! O terre! Quel spectacle que celui de ces dernières gouttes du Sang d’un Dieu quis’échappent encore de ses plaies, et que d’ins-

‘ tant en instant on entend tomber sur:

la terre ! C'en est fait; tout le Sang:

qui entretient la vie a été répandu, et

Jésus expire. Il reste pourtant un:

peu de Sang au cœur: il faut que:

tout sorte : un soldat perce le côté de:

Jésus de sa lance, et ce reste de Sang:

coule. Jésus a tout donné ; il ne s’est.

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rien réservé. Sübi nil reserval sangui-

Effet réparateur du Sang Divin.

Il tombe le Sang d’un Dieu sur cette terre maudite, livrée aux ronces et aux épines, condamnée au feu; mais le Christ rachète ses habitants de la malédiction. Christus redemit nos de maledicto. Gal. 3.

Le Sang de Jésus, il jaillit partout, et il lave, il purifie tout. L’Eglise chante au temps de la Passion que la terre, la mer, les astres, le monde tout entier sont lavés dans ce fleuve.

Terra, pontus, astra, mundus, quo lavantur flumine.

Là où le Sang de Jésus tombe, toute tache disparait; il pénètre partout et détruit toute souillure. Il lave en consumant, car il tombe poussé par l'amour qui l’enflamme. L'Eglise dit aussi dans son Office : La merveilleuse force de l'amour a lavé l’univers par ce Sang. Mira tandem vis amoris, lavit orbem flumine.

.. Voyez: une goutte de ce Sang jaillit sur le larron ; c’est assez, tontes

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iles :* ‘quités de ce grand coupable sont effacées; il recoit une beauté M telle qu'il est digne d'entrer au jour M même dans le Paradis.

[M Le Sang de Jésus lave l’âme, et en M même temps il satisfait à la justice ER divine.

L'homme a désobéi à Dieu; le Verbe divin veut,en s’immolant, corn- :

penser cet outrage. Le Père accepte l'offre de son fils et lui fait un commandement de l’accomplir. Eh bien!

le Verbe incarné obéit, suivant la parole de l’Apôtre, jusqu’à mourir sur la croix en répandant tout son Sang.

(Philip. 2.)

L'oifense du péché, s'adressant à la

| majesté infinie de Dieu, ne pouvait être réparée que par une explation d’un prix infini: le Sang de la Croix a accompli cette expiation. Aussi, l’Apôtre nous dit que Dieu a élabli. Jésus-Christ comme propitiation pour montrer sa justice. (Prom. 3.

Et la beauté souveraine reçoit un amour digne d’elle dans cette immolation que le Verbe incarné accomplit

pour sa gloire. Il verse scn Sang jusqu’à la dernière goutte pour prouver son amour envers son Père en lui rendant les créatures qu'il lui avait formées, et en lui préparant les élus qui rempliront le Ciel, et le glofieront éternellement.

Pour opérer cet effet, ce n'était pas assez de laver les âmes, et de satisfaire pour elles à la justice divine.

Par un prodige extrème de son amour et de sa sagesse, Jésus donne son sang aux âmes dans l’Eucharistie. Par ce sacrement, les hommes s’approprient ce sang divin, il passe dans leurs veines pour se mêler au leur. Ils deviennent alors, selon l’expression de l'Apôtre, participant de la nature divine, (2. Petr. 1.) Les sentiments qui se produisent en eux sont des sentiments divins, les actes qu’ils opèrent sont des actes divins, par la vertu que leur communique le Verbe de Dieu qui leur est uni. Ils sont d’autres Christs, dignes que le fils dise d’eux à son Père : ‘“ Comme vous, mon Père, êtes en moi, et moi en vous, qu'ils soient

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À de même une seule chose en nous.” À (Jean : 17.)

Par l'usage fréquent de ce sang

| reçu dans l’Eucharistie, appliqué à & l’âme dans le sacrement de pénitence,

sans cesse invoqué pour être enrichi

TM de ses mérites, et offert à Dieu pour H en recevoir toutes les grâces, le chré-

M tien se sanctifie : il devient semblable

| au Christ en sainteté. Quand vient la

mort, pour lui le ciel s'ouvre. Le

L Père céleste, le voyant tout resplen- À dissant du sang de son fils, l’associe à

sa gloire, et en fait aussi l’objet de

M ses éternelles complaisances. Les élus AB sentant que tout leur bonheur est dû au sang que le Christ a versé pour eux

ne cessent de le bénir, en lui répétant sans fin : Vous nous avez rachetés

| pour Dieu par votre sang. (Apoc. 5.)

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