MN
NE 4 Re :
ui F
Comprenons-nous maintenant ce
4 que c’est que l’œuvre opérée par le | sang du Christ ? Il est vrai que 4 l'Eglise l'appelle Mystère de foi. Sans
doute nous ne pouvons pénétrer dans toutes ses profondeurs, et d’ailleurs, c’est la révélation seule qui nous l’a
fait connaître. Mais il jette tant de lu:
mières, qu’une fois révélé, on semble le comprendre. Il y a :à comme une vision de la sagesse, de la sainteté, de la bonté de Dieu, qui doit nous mettre comme dans une extase d’admira* tion, de reconnaissance et d'amour.
Comment s'appliquer le Sang Divin.
Pour que le Sang du Christ ait son effet, il faut que les hommes l’emploient. La liberté de s’en servir leur est laissée. Mais le Christ nous invite à le prendre par les exhortations les plus pressantes. Buvez-en tous, nous répète-t-il sans cesse ; il le met à notre usage, sous toutes les formes pour ainsi dire. C'est lui qui est répandu dans les âmes en tous les sacrements ; c'est lui qui est donné dans toute grâce ; tout acte de vertu n’est qu’un produit de sa vertu divine.
| Sans lui, Ÿ n'y a pas de rémission de péchés. (Hébr. 9.) Il faut nous purifier
Sans cesse avec ce Sang. Quel besoin
in'avons-nous pas de nous en appli-
quer les mérites ? Ceux-là seuls, nous dit l’apôtre, sont prédestinés qui portent ten eux la ressemblance du Christ. (Rom.
8.) Y a-t-il en nous quelque chose de Ha sainteté de Jésus ?—Rentrons en
nous-mêmes. Qu’'y voyons-nous ? Or-
gueil, attache passionnée à ce qui est terrestre, aversions inspirées par le
démon, ignoble jalousie, fautes qu’on
n'ose nommer, qui couvrent le front
! de honte et déchirent le cœur par le | M remords, ingratitude monstrueuse en- | J'e vers Dieu, mépris de toutes les grâces. [MN Nous avons peine à supporter l’infec-
tion de notre âme, et devant le regard de Dieu trois fois saint, que sommesnous ? Quelle crainte n’éprouvonsnous pas de la justice divine ?
- Ces taches accumulées sur la conscience, ces péchés nombreux, nous le
. savons, il faut que cela soit puni par
le feu, le feu de l’enfer ou du purgatoire. À ceux qui pèchent volontaire-.
, ment, dit l’apotre, Ÿ ne reste plus que
l'attente terrible du jugement, l'ardeur
d'un feu qui doit dévorer les ennemis de Dieu. (Hebr: 10).
Le Sang, vite le Sang, le Sang de Jésus; il a été versé pour l’expiation du péché. Allons-nous le faire appliquer au tribunal de la pénitence ; là, il lavera toutes nos fautes ; le feu de la Justice divine ne pourra prendre à nos âmes tout imbibées de ce Sang.
Et purifions-nous nous-mêmes de nos fautes journalières par une application du Sang de Jésus, en le faisant descendre sur nous par une humble prière, et un acte de contrition, que nul motif ne sera plus propre à produire en nous, que le souvenir du Sang divin versé avec tant de douleur pour nos péchés. Cette sainte pratique, si elle était habituelle, ne laisserait pas une faute sur l’âme. | Le Sang de Jésus, il est offert chaque jour sur l'autel à la majesté divine pour nous obtenir la rémission de nos péchés et toutes les grâces nécessaires à notre sanctification. Du calice du prêtre sa voix parlant plus favorablement que celle du sang d’Abel, (Hebr :
42) demande non la vengeance, mais
la grâce. Il jaillit en flots de bénédiction sur ceux pour qui on offre le sacrifice divin ou qui y assistent avec piété. [l faut recevoir ce Sang qui coule de l'autel, avec les sentiments qui animaient Marie, St. Jean et les saintes femmes, lorsqu'elles sentaient
‘ le Sang de la croix rejaillir sur eux.
Oh ! de combien de grâces on se prive en n’allant pas auprès de l’autel jouir des fruits du Calvaire? — Le Sang divin, il faut que l’âme s’en imprègne fréquemment dans l’Eucharistie, ou par la communion spirituelle. Sentant le besoin qu'elle à d'en être abreuvée, pour réparer ses forces, elle doit souvent s’écrier : Siio : J'ai soif...
et ensuite par une ardente aspiration, l'attirer en elle. Avide lui-même de se commuuiquer, le Sang divin se dirige avec empressement vers Celui qui l’appelle. C’est un torrent qui se précipite là où on lui ouvre une issue.
Sanotifloation produite par le Sang divin,
Et ce Sang, partout où il coule, il vivife, il féconde; c’est sous son influ-
ence salutaire que se produisent tou.
tes les vertus.
Il entretient en nous une foi vive qui nous rappelle sans cesse la grandeur du Dieu dont la sainteté et la justice ont demandé sa douloureuse effusion ; il nous fait concevoir l’horreur la plus grande du péché qui a exigé une telle victime pour l’expier; il nous révèle la valeur de notre âme aux yeux et au cœur du Verbe divin, qui pour la racheter et la posséder, n’a pas hésité à répandre son Sang au milieu des souffrances les plus cruelles; il nous montre toute la noblesse et la dignité du chrétien à qui il donne avec lui, selon l'expression d’un saint Père, une parenté, une consanguinité divine.
Le Sang de Jésus donne la chasteté.
Il est, selon l'expression sacrée, le vin
e 19 qui produit les vierges. Il purifie le corps et le rend moins accessible aux tentations. Il en sort une odeur délicieuse qui fait disparaître les exhalaisons pestilentielles du vice. L’esprit inmonde n'ose approcher d’un cœur tout imbu du Sang Divin. Et il suffit souvent d’une aspiration qui le fait descendre en l’âme, pour éteindre toutes les flammes voluptueuses.
Il apaise la colère ; que le feu du ressentiment et de la vengeance embrâse l’âme, une application du Sang du doux agneau suffirait pour l’éteindre, par le souvenir de la patience avec laquelle il a été répandu, et par sa voix pleine de tendresse qui en demandant grâce à Dieu pour nous, nous demande à nous-même grâce pour les autres.
Il donne le courage de souffrir; il communique la force de Jésus qui fait accepter la douleur avec résignation : les martyrs s'en nourrissaient avant le combat. Animés de sa vertu généreuse, ils étaient heureux de payer ses effusions par celle de leur
sang à eux-mêmes. Qui en regardant la croix, ne se sent porté à désirer la souffrance ou du moins, à la subir patiemment ?
Le Sang Divin excite la charité envers le prochain. En passant dans notre cœur, il nous donne les sentiments de Jésus qui a tant aimé les hommes. Pourrions-nous ne pas ai:mer ceux qu’il a rachetés, nourris de son Sang? Comme tout sentiment d'aversion serait bientôt étouffé, si regardant la personne qui en est l’objet, on voyait apparaître la beauté du Sang de Jésus brillant en elle par sa
râce. ou si l’on entendait la voix du
auveur nous dire : N’aimeras-tu pas celui que j'ai aimé au point de mourir pour lui ?.…
La dévotion au Précieux Sang produit surtout au plus haut degré la vertu par excellence, celle dont la pratique est l’accomplissement du plus grand des commandement:, lamour de Dieu. Jésus a dit: Personne n'a un; lus grand amour que celui qui dcnne sa vie pour ses amis, (Jan. 15).
Le sang qu'il a versé sur la croix, voilà la PAS de son amour pour nous. Oh! quand de chaque plaie d’où coule ce Sang, nous entendons une voix qui nous dit combien il nous aime, qui de nous ne sent son cœur s’enflammer pour Jésus et vouloir le payer de retour par une affection qui se manifeste aussi dans le sacrifice ? Qui alors n’est disposé à résister jusqu’au sang, selon la parole de l’'Apâtre, en combattant contre le péché.
(Hébr : 12)? C'est en étant élevé jusqu’à la croix que Jésus Christ à tout attiré à lui. (Joan. 12}. Le Sang de Jésus a allumé l’amour qui a fait les martyrs et tous les héros du christianisme.
Dans quelles douces et intimes relations ne nous met-il pas avec Marie !
C'est d’elle que nous l’avons reçu :
elle-mème au pied de la Croix, en proie aux plus cruelles douleurs, l’a offert pour nous. Quand il coule dans nos veines à la communion, elle nous regarde avec une complaisance pleine de tendresse, nous reconnaît alors
spécialement comme ses enfants, parce qu’elle nous voit vivant de ce sang qu’elle-mêème a donné à Jésus. C’est à lui qu’elle doit sa destinée tout en tière. Ses priviléges, sa gloire, sa puissance découlent de sa maternité divine, par laquelle elle a produit le Sang qui a racheté le monde. Comme la piété jouit à unir le culte du Précieux Sang à celui de Marie !
Quelle confiance on doit avoir dans . le Sang Précieux,
Le Sang de Jésus excite notre confiance au plus haut degré. Nous tremblons à la vue de nos fautes.
Mais écoutons l’apôtre. Le Christ ‘est mort pour nous ; justifiés dans son Sang, nous serons par lui sauvés de la volère.
(Rom. 5.) C’est précisément pour obtenir le pardon des péchés qu'il a été versé ; appliquons le à notre âme et ne craignons plus. Ce sang, ilest à nous. Jésus en le répandant nous l'a
s, par:
e san C'est à ut en.
A puisté diuit le omme Pré-
ans
donné. Il est, dit St Bernard, toutentier à notre usage ; c'est notre propriété ; c'est un trésor qui ne s’épuise jamais. Avec cet or précieux, dit St, Ambroise, nous pouvons acheter toutes les grâces. Comment le Père Cé-
. leste refuserait-il une faveur deman-
dée au nom du Sang de son fils ? Elle est puissante sur le cœur îe Jésus, la prièreque l'Eglise nous engage à dire avec elle : Nous vous supplions, Seigneur, secourez vos serviteurs que vous avez rachetés de votre Sang. Te ergo quæsumus, tuis famulis subveni quos pretioso Sanguine, redemisti.
Quand Ste. Catherine de Sienne, la plus distinguée entre tous les saints par sa dévotion au Sang précieux, voulait opérer une de ces merveilles qui remplissent sa vie, elle invoquait avec force le Sang de Jésus ; puis se sentant toute puissante, elle disait : Je veux, et rien ne résistait à celte parole ; elle guérissait les corps, elle convertissait les âmes.
Oui, avec le Sang de Jésus, nous pourrons obtenir toutes les grâces:
our nous, et pour Ceux qui seraient l'objet de notre zèle. Mais, ce sera surtout celle qui couronne toutes les autres, qui sera le fruit de notre dévotion à ce gage de notre salut. Quand la mort sera sur le point de nous placer en face de la justice divine, le souvenir de nos fautes viendra nous troubler. Mais nous nous rappellerons que le sang de Jésus a été versé pour expier les péchés et ouvrir ls ciel, Oh! quelle ineffable espérance de pardon et de salut consolera alors nos cœurs, si pendant la vie ce sang a fréquemment reçu nos hommages ! Heureux si nous pouvons dire : © Jésus, mon Sauveur, j'ai apprécié votresang, je l'ai aimé, je l’ai honoré, j'ai travaillé à sa gloire, j'ai porté les autres à en faire un saint usage : je l'ai versé sur les âmes pour les sanctifier par mes prières et mes exercices de dévotion : j'ai droit dans ce moment décisif de mon éternité, à réclamer pour moi son efficacité salutaire. Alors le sang purificateur se répandra sur nous pour effacer toutes nos fautes, et
raient a SUres les re déjuand s pla- 2 SOUnous pelleyersé ciel, > de s OS , fré- Heusus, ang, tratres verpar évoléci- Our s Le sur , et
nous appliquer les mérites de Jésus, et nous sentirons s’accomplir à notre égard la ;arole sacrée : Bienheureux ceux qui se lavent dans le Sang de l’Agneau…. les portes de la sainte cité leur seront ouvertes. (Apoc. 22).
Qui de nous, à ces considérations, ne se sentirait porté à offrir au Sang ae Jésus. un hommage habituel de compassion pour les douleurs au milieu desquelles il a gté versé, de reconnaissance pour Île salut qu’il nous a mérité, d'amour en retour de l'amour qui a porté Jésus à le répandre, de confiance en la bonté divine qui en met les mérites à notre disposition. Nous devons tout au Précieux Sang ; ne doit-il par être l’objet d'une vive et constante dévotion de notre part ?
RAISON D’UNE DÉVOTION SPÉCIALE AU SANG DIVIN, DANS NOTRE TEMPS ET NOTRE PAYS.
Le Précieux Sang a sans doute tou-
jours été honoré dans l'Eglise par la
dévotion à la Passion et à l’Eucharis-
tie: mais il lui faut un hommage rs ge aujourd'hui, parce que *enfer qui l’a en horreur l'a fait mépriser. | |
L’hérésie protestante ne permet pas qu'il coule sur l'autel, et qu’il lave les âmes au Saint-Tribunal ; elle ne l'invoque plus ; elle n’en parle point.
L'incrédulité triomphante dans une grande partie de la société a nié le péché origingl, la nécessité de la grâce, et paë Conséquent le besoin du Sang Réparateur. Elle a nié l’efficacité du Sang de la croix en niant la divinité de Jésus-Christ ; elle a été.
jusqu’à nier qu'il ait été répandu sur le Calvaire.
Les mauvais chrétiens en si grand nombre, tout en croyant que le Sang de Jésus a coulé pour eux, ne veulent pas y songer, s'appliquer ses mérites, assister à l’offrande qui en est faite à l'autel, le recevoir au banquet eucharistique. Ils en font si peu de cas, que, quoiqu’ils sachent que c’est le péché qui l’a fait répandre au milieu des plus vives. douleurs, ils commet-
‘etenrichi d'indulgences pleinières et
tent sans cesse les fautes les plus énormes. Jésus s’en plaint par son prophète: ‘A quoi sert mon Sang ?” (Ps. 29.) et il demande une compensation à cette ingratitude du monde envers le prix qu’il a donné pour son salut. |
L'Eglise que Jésus-Christ s’est acquise par son Sang (Act. 20) a entendu la voix de son divin Epoux. Elle qui est toujours inspirée délk&sprit Saint, a manifesté de nos jours désir de voir rendre un culte spécial au prix de notre rédemption. Elle a institué deux fêtes en son honneur, l’une le premier dimanche de Juillet, l’autre le quatrième vendredi du Carème.
Elle a approuvé la Congrégation des Prêtres du Précieux Sang, dont les fondateurs sont morts en odeur de Sainteté. Elle a érigé dans une Eglise de Rome une confrérie pour honorer le Sang Divin, et a permis d'établir partout ailleurs des associations, ayant le même but. Elle a autorisé le mois du Précieux Sang,
partielles des prières et des pratiques en l'honneur du Sang de Jésus-Christ.
Dans notre pays, à St. Hyacinthe,
une confrérie du Précieux Sang a été
‘établie en 1858 ; elle est affiliée à celle de Rome; elle compte plus de 30,000 . membres. Au mêmelieu, une communauté de religieuses contemplatives, vouées au çulte du Sang divin, a êté instituée en 1861 : elle est dans un état florissamisselle à déjà fondé une maison à to.
Pourquoi cette dévotion au Précieux Sang s’'est-elle ainsi développée depuis quelques années ?—Notre pays est une terre à qui la Providence semble avoir fait une destinée toute religieuse. Dieu a voulu que nous, habitants de cette contrée, nous fussions les instruments de ses desseins par la conservation de la vraie foi maintenue avec vigueur au milieu de lhérésie qui infecte le continent américain; par le zèle de notre propagande religieuse s’exerçant d'un océan à l’autre ; par nos magnifiques institutions d'éducation et de charité qui
> ce SES DRE es
atiques Christ.
cinthe,
gaété
à celle 30,000 pmmuatives, . a été ns un dé une
Lt Préoppée e pays ldence toute nous, IS fussseins ie foi leu de , amézande an à Stituqui
excitent l'admiration ; par ce foyer de lumière catholique que nous entretenons et dont le rayonnement étend l'empire de la vérité.
Mais cette destinée de notre patrie rencontre aujourd'hui des obstacles qui peuvent l'empêcher de s’accomplir. L'Eglise est attaquée par des Journaux qui, sans s’avouer ouvertement impies, répandent toutes sortes de doctrines anti-Catkghgues ; une partie de la jeunesse, mpue par
. la débauche, tend à l’incrédulité ; les -mœurs s'altèrent, l’'ivrognerie repa-
rait, le luxe fait d’affreux ravages, l'usure produit de criantes injustices ; certains divertissements prennent un caractère d'indécence qui auraient fait rougir nos pères; les dissentions politiques font voir avec quelle facilité on se laisse aller au mensonge, à la calomnie, à la vengence, à la violence même. Dieu ne pourrait-il pas sirriter de ces vices qui augmentent, et cesser d’élendre sur nous cette main bienveillante dont les faveurs ont été si sensibles ? Nous sommes entourés
PET pe > per er TS
ee Pa due 2 dé DE mes En er at
d’ennemis de notre religion ; ne pourrait-il pas les laisser prévaloir ? Ne sentons-nous pas que de grands malheurs nous menacent ? Espérons toutefois que Dieu, dans sa bonté, nous en préservera, en conservant notre foi et nos mœurs, afin que nous puissions accomplir la destinée qu'il nous a faite.
Quand il voulut soustraire le peuple qu'il s’étai jsi au passage de l'ange exiermin il ordonna aux enfants d'Israël de mettre sur leurs portes le Sang de l'agneau pascal, figure de l’Agneau de Dieu immolé sur la croix, et il dit: Ce sang sera pour vous un signe de salut : quand je le versai sur vos demeures, je vous épargnerai ; vous ne sentirez pas les plaies dont je frapperai l'Egypte. (Exod. 12.)
Le Seigneur ne manifeste-t-il pas ses desseins bienveillants envers nous en inspirant cette dévotion spéciale au Précieux Sang qui se répand dans notre pays ? C'est un bienfait de sa Providence dont il faut le remercier, et que nous devons meitre à profit.
e pourr? Ne ls malns tou- >, nous otre foi lissions nous à
peuple l’ange enfants ortes le ire de à CT'OIX, Dus un versal rneral ; dont je
-il pas s nous iale au 1 dans de sa ercier, profit.
: = —hare
Mettons le Sang divin sur nos portes ; que dans chaque famille il y ait & elque personne pieuse qui l’honore par des pratiques spéciales ; que la confrérie vouée à son culte voie sa multtplier les noms dans ses registres.
Cette dévotion, en rappelant la Passion du Sauveur, en fera recueillir les fruit Cet hommage général rendu an Sang versé sur la croix par le fils A de Dieu pour le salut du genre hu- M main, sanctifiera un gra#d nombre M dâmes, et attirera sur notre pays les 4 plus précieuses bénédictions du ciel.
Confrérie du Précieux Sang.
L’affiliation à la Confrérie du Pré- À cieux Sang est le moyen le plus pro- ‘| pre de bien pratiquer la dévotion en- ‘1 vers le prix de notre salut. Là oùelle M est établie, cette dévotion est excitée, :} entretenue par les instructions que 4 l'on entend dans les réunions, par N les prières faites en commun, parles
exemples et les encouragements que les membres se donnent mutuellement. Mais là mème où il n’y a pas d'exercices publics, il y a cependant pour les membres de cette association de grands avantages spirituels, parce que l’acte même de l’affiliation à la Confrérie est une expression spéciale du culte que l’on veut rendre au Précieux Sang,propre à attirer des grâces, parce que l’og a droit de nombreuses indulgencés.et que l’on participe aux mérites des bonnes œuvres et des satisfactions de toutes les congrégations !
religieuses et de tous les ordres réguliers de l'un et de l’autre sexe. (Rescrit du 30 Septembre 1852.)
Pour qu'une personne devienne membre de la Confrérie du Précieux 4 Sang, il suffit que ses noms et prénoms soient inscrits dans le régistre de l'association ; il serait bon de faire connaître la paroisse à laquelle on appartient. La demande d’aggrégation peut être adressée au Secrétaire de l'Eêvché de St: Hyacinthe qui la transmettra au Directeur de ja Confrérie
8 que uelle.a pas ndant lation parce à la éciale 1 Préâces.
euses 8 AUX es sations régu-
(Res-
enne ‘leux préistre faire 1 aption > de 'ans- 'érie
pout le temps. Celui-ci a le pouvoir de donner à Messieurs les curés ou autres prêtres le droit d’agréger à la Confrérie, en inscrivant provisoirement {es noms dans un registre d’où ils seront reportés en celui du siége de la Confrérie. Ces agrégateurs jouissent de la faveur d’un autel privilégié personnel une fois par semaine.
Aucune obligation spéciale n’est imposée aux membres de la Confrérie ; mais pour agir selon son esprit, ils doivent se livrer de temps à autre, à la méditation sur la passion de Jesus- Christ, et à diverses pratiques en l'honneur du Précieux Sang.