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8.) Y a-t-il en nous quelque chose de la sainteté de Jésus ?—Rentrons en nous-mêmes. Qu’y voyons-nous ? Orgueil, attache passionnée à ce qui est terrestre, aversions inspirées par le démon, ignoble jalousie, fautes qu’on n’ose nommer, qui couvrent le front
| de honte et déchirent le cœur par le 4 remords, ingratitude monstrueuse en-
| vers Dieu,mépris de toutes les grâces.
| Nous avons peine à supporter l’infec- ! tion de notre âme, et devant le ragard de Dieu trois fois saint, que sommesnous? Quelle crainte n’éprouvons- | nous pas de la justice divine ?
Ces taches accumulées sur la conscience, ces péchés nombreux, nous le
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| savons, il faut que cela soit puni par
| le feu, le feu de l'enfer ou du purgi- ‘toire. À eeux qui pèchent volontaire-
d'un feu qui doit dévorer Les enneinis de Dieu. (Hébr : 10.)
Le Sang, vite le Sang, le Sang de Jésus; il a été versé pour lexpiation du péché. Allons-nous le faire appliquer au tribunal de la pénitence ; là, il lavera toutes nos fautes ; le feu de la Justice divine ne pourra prendre à nos âmes tout imbibées de ce Sang...
Et purifions-nous nous-mêmes de nos fautesjournalières par une application du Sang de Jésus, en le faisant descendre sur nous par une humble prière, et un acte de Contrition, que nul motif ne sera plus propre à produire en nous, que le Souvenir du Sang divin versé avec tant de douleur pour nos péchés. Cette sainte pratique, si elle était habituelle, ne laisserait pas une faute sur l’âme.
Le Sang de Jésus, il est offert chaque jour sur l’autel à la majesté divine pour nous obtenir la rémission de nos péchés et toutes les grâces nécessaires à notre sanctification. Du calice du prêtre sa voix parlant plus fovorablement que celle du sang Abel, (Hebr :
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12) dethande non la vengeance, mais la grâce. Il jaillit en flots de bénédiction sur ceux pour qui on offre le sacrifice divin ou qui y assistent avec piété. Il faut recevoir ce Sang qui coule de l'autel, avec les sentiments qui animaïient Marie, St Jean et les saintes femmes, lorsqu'elles sentaient le Sang de la croix rejaillir sur eux.
Oh ! de combien de grâces on se prive en n’allant pas auprès de l'autel jouir des fruits du Calvaire ?—Le Sang divin, il faut que l’âme s’en imprègne fréquemment dans l'Eucharistie, ou par la Communion spirituelle. Sentant le besoin qu’elle a d'en être abreuvée, pour réparer ses forces, elle doit souvent s’écrier : Sitio : J'ai soif… etensuite par une ardente aspiration, l’attirer en elle. Avide lui-même de se Communiquer, le Sang divin se dirige avec empressement vers celui qui l’appelle. C’est un torrent qui se précipite
À là où on lui ouvre une issue.
Sanotification produite par le Sang
Et ce Sang, partout où il coule, il vivifie, il féconde ; c’est sousson influence salutaire que se produisent toutes les vertus.
Il entretient en nous une foi vive qui nous rappelle sans cesse la grandeur du Dieu dont la sainteté et la justice ont demandé sa douloureuse effusion ; il nous fait concevoir l’horreur la plus grande du péché qui a exigé une telle victime pour l’expier ; il nous révèle la valeur de notre âme aux yeux et au cœur du Verbe divin, qui pour la racheter et la posséder, n’a pas hésiter à répandre son Sang au milieu des souffrances les plus cruelles ; il nous montre toute la noblesse et la dignité du chrétien à qui il donne avec lui, selon l'expression d’un saint Père, une parenté, une consau.
guinité divine.
Le Sang de Jésus donne la chasteté.
IL est, selon l'expression sacrée, le vin
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qui produit les vierges. Il purifie le corps et le rend moins accessible aux tentations. Il en sort une odeur délicieuse qui fait disparaître les exhalaisons nestilentielles du vice. L’esprit immonde n'ose approcher d’un cœur tout imbu du Sang Divin. Et il suffit souvent d’une aspiration qui le fait descendre en l’âme, pour étein dre toutes les flammes voluptueuses.
Il apaise la colère ; que le feu du ressentiment et de la vengeance embrâse l’âme, une application du Sang du doux agneau sufirait pour l’éteindre, par le sonvenir de la patience avec laquelle il a été répandu, et par sa voix pleine de tendresse qui en demandant grâce à Dieu pour nous.
nous demande à nous-même grâce pour les autres.
Il donne le courage de souffrir; il communique la force de Jésus qui fait accepter la douleur avec résignation : les martyrs s’en nourrissaient avant le combat. Animés de sa vertu généreuse, ils étaient heureux de payer ses cffusions par célle de leur
sang à eux-mêmes. Qui en regardant la croix, ne se sent porté à désirer la souffrance, ou du moins, à la subir patiemment ?
Le Sang Divin excite la charité envers le prochain. En passant dans notre cœur, il nous donne les sentiments de Jésus qui a tant aimé les hommes. Pourrions-nous ne pas aimer Ceux qu'il a rachetés, nourris de son Sang? Comme tout sentiment d’aversion serait bientôt étouffé, si regardant la personne qui en est l’objet, on voyait apparaître la beauté du Sang de Jésus brillant en elle par sa grâce, ou si l’on entendait la voix du Sauveur nous dire : N’aimeras-tu pas celui que j'ai aimé au point de mourir pour lui ?..
La dévotion au Précieux Sang produit surtout au plus haut decré la vertu par excellence, celle dont la pratique est l’accomplissement du plus grand des commandements, l’amour de Dieu. Jésus a dit: Personne n'a: vlus grand amour que celui qui donne 54 vie pour ses amis. Jan. 15).
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Le sang qu'il a versé sur la croix, voilà la preuve de son amour pour nous. Oh! quand de chaque plaie d’où coule ce Sang, nous entendons une voix qui nous dit combien il nous aime, qui de nous ne sent son cœur s'’enflammer pour Jésus et vouloir le payer de retour par une affection qui se manifeste aussi dans le sacrifice ? Qui alors n’est disposé à résister jusqu'au sang, selon la parole de l'Apôtre, en combattant contre le péché.
(Hébr : 12)? C’est en étant élevé jusqu’à la croix que Jésus-Christ à tout attiré à lui. (Joan. 12, Le Sang de Jésus a allumé l’amour qui a fait les martyrs et tous les héros du christianisme.
Dans quelles donces et intimes relations ne nous met-il pasavec Marie !
C'est d’elle que nous l'avons reçu :
elle-même au pied de la Croix, en proie aux plus cruelles douleurs, l’a offert pour nous. Quand 1l coule dans nos veines à la communion, elle nous regarde avec une complaisance pleine de tendresse, nous reconnait alors
spécialement comme ses enfants, parce qu'elle nous voit vivant de ce sang qu’elle-même a donné à Jésus. C'est à lui queile doit sa destinée tout entière. Ses priviléges, sa gloire, sa puissance découlent de sa maternité divine, par laquelle elle a produit le Sang qui a racheté le moude. Comme la piété jouit à unir le culte du Précieux Sang à celui de Marie!
… Quelle confiance on doit avoir dans e Sang Précieux.
Le Sang de Jésus excile notre confiance au plus haut degré. Nous tremblons à la vue de nos fautes.
Mais écoutons l’apôtre. Le Christ est mort pour nous ; justifiés dans son Sang, nous serons par lui sauvés de la colère.
(Rom. 5). C’est précisément pour obtenir le pardon des péchés qu’il a été versé ; appliquons-le à notre âme et ne craignons plus. Ce sang, il est à nous. Jésus en le répandant nous l’a
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donné. Il est, dit St. Bernard, tout entier à notre usage; c'est notre propriété ; c’est un trésor qui ne s'épuise jamais. Avec cet or précieux, dit St.
Ambroise, nous pouvons acheter toutes les grâces. Comment le Père Céleste refuserait-il une faveur demandée au nom du Sang de son fils? Elle est puissante sur le cœur de Jésus, la prière que l'Eglise nous engage à dire avec elle : Nous vous supplions, Seigneur, secourez vos serviteurs que vous avez rachetés de votre Sang. Te ergo quæsumus, tuis famulis subveni quos pretioso Sanguine, redemisii.
Quand Ste. Catherine de Sienne, la plus distinguée entre toutes les saintes par sa dévotion au Sang précieux, voulait opérer une de ces merveilles qui remplissait sa vie, elle ïinvoquait avec force le Sang de Jésus; puis se sentant toute puissante, elle disait: Je veux, et rien ne résistait à cette parole ; elle guérissait les corps, elle convertissait les âmes. | Oui, avec le Sang de Jésus, nous pourrons obtenir toutes les gràces