DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC
Le diagnostic du diabète hyperchlorurique constitue aussi bien l'apanage du laboratoire que celui de la chinique. é
Lorsque le clinicien a groupé les signes suivants polydipsie, polyurie, asthénie et dessèchement général de l'organisme, au cours d'une néphrite, il serait déjà en mesure de pressentir le taux élevé des chlorures urinaires. Lorsqu'on a en main ces éléments, il semble qu'on doive déjà faire le diagnostic du diabète.
Mais ces divers signes n'ont rien de pathognomonique. La polyurie d’une néphrite a bien souvent son corollaire dans l'ingestion d'une égale quantité de boisson. Quant à l'asthénie, on la remarque chez tout malade alité. Seule: la sécheresse des téguments et de la langue cadreraient plus difficilement dans une néphrite ordinaire.
C'est donc l'œuvre du laboratoire de préciser le syndrome en décelant l'hyperchlorurie. Ce phénomène constaté chaque Jour, durant des mois entiers, tranchera nettement le diagnostic.
Mais l'épreuve de la chlorurie alimentaire, quand on pourra la pratiquer, constituera le vrai signe de certitude
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si elle est positive : nous la considérons comme possédant toute la valeur d’un bon signe clinique.
En résumé, le diagnostic de cette affection ne saurait ètre porté qu'à la longue. Il s’étayera avant tout sur les signes urinaires : taux élevé des chlorures et décharge chlorurée provoquée par l'épreuve alimentaire,