PATHOGÉNIE ET NATURE DU SYNDROME
L'analyse des faits nous porterait à croire, à première vue, que le diabète hyperchlorurique n’est qu'une modalité particulière de la manifestation clinique de Ia néphrite.
Dans le troisième cas que nous présentons, il est frappant, par exemple, de constater l'apparition du syndrome sous l'influence de la néphrite, et la disparition contemporaine des deux affections.
Nous avons déjà exprimé la possibilité de trouver, dans la généralité des néphrites, la plupart des signes du syndrome. Quant à l'hyperchlorurie, on l'expliquerait très aisément, grâce à l'hypothèse de Koranvyi.
Selon cet auteur, l’eau et les chlorures pénètrent dans le tube urinifère, au niveau du glomérule, pour revenir dans la circulation sanguine au niveau des tubuli. A ce niveau, 1l y à échange, molécule à molécule, entre les molécules élaborées qui pénètrent dans le tube urinifère et celles de NaCI, qui en sortent, pour rentrer dans le torrent circulatoire.
De la sorte, chez nos malades, l’eau et les chlorures, sous l'influence de la haute pression sanguine, s'échap-