EXPÉRIENCE V
Le 28 octobre, à 18 heures, on. injecte sous la peau d’un rat blanc, 1 centicube d’une émulsion dans de l’eau salée isotonique d’éntérocoques prélevés sur une culture solide (gélose) :
Le 29 octobre : L'animal est abattu, on note une diarrhée intense
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et un amaigrissement marqué. Il meurt dans la nuit du 29 au 30 octobre
Nos examens bactériologiques ont été pratiqués suivant la technique ordinaire.
Le 30 octobre : Le sang du cœur contient de l’entérocoque en quantité considérable sans autres microbes. |
Le sang du foie contient lui aussi de l'entérocoque en aussi grande quantité, mais on note la présence de quelques cocci pius gros, probablement des staphylocoques.
Le sang du poumon contient de l’entérocoque en moins grande quantité avec quelques staphylocoques.
. Dans l'intestin, on trouve une flore microbienne extrêmement abondante, dans laquelle il est difficile d'isoler l’entérocoque.
Le 1% novembre : Dans le foie et le poumon, les staphylocoques et les cocci divers ont pris une extension telle qu’on ne peut \établir la proportion d'entérocoques qui s’y trouvent. à
Dans le cœur, où les staphylocoques sont asséz rares, les entérocoques sont encore nombreux et se distinguent très facilement. Quelques bâtonnets. |
Le 2 novembre : Dans le sang du cœur les cocei divers sont si abondants que l’on ne peut distinguer les entérocoques qui s’y trouvent, et qui se confondent avec eux.
Même conclusion pour le foie et le poumon.
ExPéRIENCE VI.
Lapin inoculé le 28 octobre 1929, à 18 heures, à l’aide d’une émulsion d’entérocoques dans de l’eau salée isotonique. Injection intrapéritonéale.
Le 29 octobre : L'animal semble normal, mais mange peu.
Le 30 octobre : L'animal est abattu et nettement amaigri. On le
trouve mort dans sa cage le 31, au matin.
Examens bactériologiques directs :
Le 31 octobre : Le sang du cœur contient de l’entérocoque en quantité considérable, se présentant en diplocoques ou en tétrades. On ne voit pas d’autres germes.
Le sang du foie contient de l’entérocoque en aussi grande quan tité que celui du cœur sans germes associés.
Le sang du poumon contient de l’enlérocoque en aussi grande quantité sans germes associés.
Le sang de la rate renferme de l’entérocoque en grande quantité.
La moelle osseuse contient quelques rares entérocoques.
L'intesltin présente une flore complexe, où dominent de gros éoccis 1/28 à
Le 2 novembre : Le cœur contient de l’entérocoque en aussi grande quantité. On ne note pas l'apparition d’autres germes.
Le foie contient lui aussi de nombreux entérocoques, mais des cocei plus gros ont fait leur apparition et gênent un peu les recherches.
Dans la rate et les poumons, les microbes surajoutés sont si nombreux qu’on ne peut distinguer les entérocoques.
Le 3 novembre : Dans le cœur et dans le foie, les germes ont augmenté de façon telle que les entérocoques se confondent avec les autres cocci. Des bâtonnets sont apparus en très grande quantité.
ExPÉRIENCE VII.
Cobaye inoculé, le 28 octobre 1929, par injection sous-cutanée d’une émulsion de bactéridies charbonneuses. *
Le 19 octobre : L'animal est en bon état. et mange normalement. Il meurt dans la nuit du 29 au 30 octobre.
L’autopsie est pratiquée le 30 octobre : L'animal semble gonflé. A la première incision abdominale, il s'écoule un liquide clair et filant. On ouvre les cavités thoracique et abdominale. Le foie est volumineux, la rate augmentée de volume; le sang est noir et poisseux.
Examen bactériologique direct
Le 30 octobre : Le liquide d’œdème est amicrobien. Le sang du cœur, par contre, contient du B. charbonneux en quantité considérable; le foie aussi, mais en quantité moindre. Dans le sang du poumon, le bacille est aussi abondant que dans le cœur.
DST |, NA
On ne trouve pas d’autres microbes.
Le 1% novembre : Le sang du cœur renferme toujours du B. charbonneux en très grande quantité. On note également l'apparition de quelques cocci. Dans le foie, le B. charbonneux est toujours abondant, mais moins que dans le cœur. Peu de cocci.
Dans le poumon, B. charbonneux très abondants, mais moins que dans le foie. Quelques cocci.
Le 5 novembre : Dans le sang du cœur, le B. charbonneux est abondant, des spores commencent à apparaître sur ces bacilles. On note du staphylocoque et du streptocoque en assez grande quantité. Pas de bacilles anaérobies de la putréfaction.
Mêmes résultats pour le sang du foie et du poumon.
Le 8 novembre : Dans le cœur, les bactéries charbonneuses ont un peu diminué semble-t-il; par contre, presque toutes sont sporulées. Nombreux cocci divers; pas d’anaérobies.
Dans le foie, B. charbonneux toujours aussi abondants; cocci divers. On remarque également quelques bacilles en navette.
Le 10 novembre : De nombreux bacilles de la putréfaction ont envahi le sang du cœur et du foie, mais, grâce à leur spore caractéristique, les B. charbonneux sont bien aperçus en quantité considérable. Dans le poumon il semble que les bactéries ‘charbonneuses aient un peu diminué.
Le 11 novembre : Mêmes résultats, les bacilles de la putréfaction ont augmenté, Mais le B. charbonneux est diagnostiqué très facilement.
Le 13 novembre : Dans le foie, cœur et poumon bactéries charbonneuses sporulées en grande quantité.
Gros cocci et cocci en amas.
Les bacilles de la putréfaction sont abondants.
Le 14 novembre : Les bactéries charbonneuses ont brusquement diminué dans une forte proportion; les bacilles de la putréfaction ont augmenté. Ceci pour le cœur, le foie et le poumon.
Le 15 novembre : les bactéries charbonneuses extrêmement rares dans le foie ont complètement disparu du cœur et du poumon,
Les bacilles de la putréfaction abondent,
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