‹ Diagnostic bactériologique post mortem au point de vue médico-légal de certaines septicémies (Travail de l’Institut médico-légal)Chapitre 6 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parmi tous les cas où le médecin légiste est appelé à donner son avis sur les circonstances d’un décès intéressant la justice, 1l en est de nombreux où le cadavre offert à son examen ne présente pas des lésions bien caractéristiques pouvant déceler à coup sûr la cause de la mort. Dans les empoisonnements, dans certaines asphyxies, il est obligé de pratiquer des examens physiques, des recherches chimiques, et de plus en plus le microscope tend à devenir pour lui un précieux moyen d'investigation qui lui permet de donner à la justice des renseignements de première importance.

Il est également des cas, et ce sont ceux-là qui nous intéressent, où, à l’occasion d’un décès suspect, la justice est mise en éveil alors que te décès est uniquement dû à un processus pathologique anormal, un peu différent de ceux que l’on

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rencontre habituellement : nous voulons parler surtout des septicémies.

Ces affections, en effet, peuvent revêtir des formes extrèmement variables, ainsi que nous le verrons plus loin un peu plus en détail, mais il est une forme que l’on peut qualifier 4e médico-légale, où l'individu est emporté en quelques heures, sans que la maladie dont il était atteint ait laissé dans l'organisme la moindre trace visible de son passage.

En 1906, dans la thèse de son élève G. Combes, M. le Professeur Sabrazès avait vu là un sujet intéressant de recherches, pouvant faciliter le travail du médecin-légiste; quelques années plus tard, dans son travail sur l'examen histologique du sang des cadavres, en collaboration avec MM. les Proîesseurs Lande et Muratet, il fit de nouvelles constatations qui incitèrent notre Maître, le Professeur Lande, à orienter dans son laboratoire des recherches de ce côté.

IL a bien voulu nous confier ce travail, nous donnant ainsi, sans nous connaître, une grande marque de confiance, à laquelle nous avons été très sensible. Nous l’en remercions bien sincèrement, ainsi que de toutes les preuves de sa grande bonté que nous avons eues durant les trois années passées dans son laboratoire, où 1l n’a cessé de nous entourer de sa bienveillante sollicitude.

Nous nous excusons de l’imperfection de ce travail en l’assurant qu'il n’est qu’un bien faible témoignage de notre profonde reconnaissance.

Nous remercions aussi M. le Professeur agrégé Muratet, qui nous à réservé en tous temps l'accueil le plus bienveillant et dont les conseils nous ont été toujours si utiles, essayant de nous mettre au niveau du travail un peu vaste que nous avions entrepris. Qu'il daigne recevoir ici l'hommage de notre gratitude et l'assurance de notre profond dévouement,

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