V EXAMEN DE LA SENSIBILITÉ
a) Tactile. — On effleurera les téguments de la région explorée avec rextrémitc digitale, un tampon d'ouate ou de tissu.
La sensation normale est la perception d*un simple contact, bien localisé.
Exagérée jusqu'à la perception désagréable, voire la douleur, elle constitue Vliyperesthésie.
Perçue de façon obtuse, elle constitue Vhypoesthésie. Si, par exemple, l'exploration est faite avec un compas à deux pointes, il faut espacer les pointes plus que normalement pour ol)tenir deux sensations distinctes.
Re'ard.'e ou mal localisée, elle confAiiiwAa dysesthésie.
Supprimée, elle constitue Vanesthésie.
h) Douloureuse. — On piquera plus ou moins profondément avec la pointe d'une épingle ; on pincera les téguments.
On notera de moine l'hyperesthésie, l'bypoestbésie, la dysesthésie, l'anesthésie.
c) Thermique. — On explorera les tissus avec des objets chauds et froids : tubes à essais remplis d'eau froide et d'eau chaude.
On notera de même l'augmentation, la diminution, la perversion, la suppression.
Parfois, la sensibilité tactile persistant, les sensibilités thermiques et douloureuses peuvent être abolies. 11 y a dissociation thermo-analgésique, surtout observée dans les formes nerveuses de la lèpre, la syringomyélie, l'hématomvélie.
d) Stéréognostique. — Elle est assez difficile à définir de façon élémentaire ; elle constitue en somme le sens musculaire de l'espace, qui nous
EXAMEN DE LA MOTRICITÉ
pentiel. de donner à nos mouvements l'amplitude et la direction iWcisi'ment adiïquates à leurs buts.
Sirerien:; stért-ognostiqueest altéré, du fait, parexeniple, d'une anesthcsie olenduc superficielle et profonde, comme, par exemple, iiu cours du tabès (sclérose des cordons postérieurs de la moelle) et de certaines polynéoriles, on peut constater ou provoquer maints symptômes dont les principaux sont les suivants :
1. Ataxie. — La démarche est incertaine, incoordonnée, les mouvements disproportionnés au bnt à atteindre ; les jambes sont projetées en avant de façon exagérée et retombent en talonnant.
Les mouvements au commandement (demi-tour, changements de direction, exercice a la Fournier) malhabiles, încoorrfonnés, mettent cette ataxie en évidence dans les cas légers.
Aux membres supérieurs l'incoordination se manife-^tcra nettement à l'occasion des mouvements commandés ; si l'on ordonne, par exemple, au sujet de toucher rapidement avec son index le bout de son nez, on voit le doigt suivre un trajet anormal, hésiter, tâtonner, avant d'atteindre le but proposé.
2. Astasie. — Sans le contrôle de la vue, la station verticale est difficile, quasi impossible, en sorte que si l'on tait mettre le sujet debout, talons joints, et si on lui fait fermer les yeux, il chancelle, titube, tomberait s'il
n'était soutenu (signe de Rom-
Lergl. ^ ^
2" EXAMEN DE LA MOTRICITÉ
11 comporte élémentairement:
1" L'appréciation de la force musculaire ;
2" L'état des réactions électriques.
1° Appréciation de la force musculaire. — S'il y a paralysie complète, la constatation est à l'ordinaire évidente. La localisation est affaire purement anatomique.
S'il y a paralysie incomplète, parésie, la technique la plus simple consiste à commander au malade l'exécution d'un mouvement auquel l'obsei-vateur opposera une résistance appropriée ; l'appréciation subjective de cette résistance par l'observateur permetfra précisément l'évaluation approximative du degré de la parésie, la localisation étant, comme ci-dessus, affaire anatomique
Fig. 370. ~ Mélliode bipolBirc.
(Cliché Zimmem, Élcclro-diagnoalrc)
EXAMEN OU SYSTÈME JŒBVEUX
En cerLiiines région» et par cerUine niniivemcnis, conlraction des I cliisseurâ de la main, par exemple, l'emploi d'un dynamomêlre pei
une mesure approchi^c de la force musculaire et, partant . de la parlai Si le membre paralysé est relâchi^, inerte, il y a paralysie flasque. Si le membre paralysa' est en état de contracture (attitude de flexion
pour le membre supérieur, attitude d'extension pour le membre inférieur',
il y a paralijsie spasmndlqiie que précède et accompagne l'oxag^ation dw
réflexes (voir Erameii des n /l.-res).
2° Exploration électrique des muscles «f dea nerfs.
Rllc <i- pratiqua? i"! l'aitl..- du courant taradique ou alternatif (bobine HiihmkurlT) et du caura vanicjue ou continu (piles mulaleiirs, etc.}.
Les électrodes sont appUJ qii 'eè sur les téguments en c points bien déterorinâG paHJ i'lia((ue muscle et chaque i (voir figure 37Ij, Pour l'ew tation galvanique, il «st i < iirniiiandable de plai l^iii.'c diecirode en une zom rniitic qui n'est pas à exploi 1 au-devant du sternum, . \iinplc) cl d'appliquer l'éle* Irmlc exploratrice, petite et c ciilairc, alt«rnativenrent ik»
live et négative, sut tes poin clectiF» des muscles et nerfs] explorer. C'est la méthode d.^ menopolaire,
La méthode hipolairr. parfa indispensable, consiste k loi
User plus étroitement l'action du courant sur un muscle ou un nerf 4
reliant les deux pôles à deux électrodes exploratrices qu« l'onappliqd
plus ou moins espacées sur le trajet d'un nwf ou sur le corpg ctiama 8
muscle à explorer.
Normalement l'excitation faradique musculaire ou nerveuse dél«
mine une secousse musculaire. Les excitations faradiquea répétées détfl
minent la contracture et la tétanisation.
L'excitation galvanique détermine une svcouMe lors de la termeture(P
au début, et une deuxième lors de l'ouverture (0) nu arrêt du c
Normalement la secousse de fermeture est plus intense avec le pôle nëga^
qu'avec le pôle positif; ce que l'on exprime par la formule elai
Normalement : NF > PP.
A l'état pathologique, les réactions électriques sus-décriles su!
des modilications plus ou moins profondes ; les plus marquées coDstitiH
Fig. 371. — MtLIiodc |ioUiirc : élccLl'inli au-devanl du sternum. Électrode eicplorc- Irice sur le biceps.
EXAMEN DE LA MOTRICITÉ
la réaction de dégénérescence (DR), qui consiste dans le syndron e i^lcctrO" biologique suivant ;
1*» Abolition de l'excitabilité faradique et galvanique du nerf ;
2" Abolition de l'excitabilité faradique do muscle :
«J -s l-ï-ll^, . j-i liYîiriJ II
11 Jp4h-sM-3 5i-t|i hi =1
îlfeîiîjasfi s!
5f--»j=»-j^-^"afr3-pJCîJ;: |l
'.i° Ri'action lente du muscle à l'excitabilité galvanique avec inversion de la formule précédente : NF ^ PF.
Tous les degrés peuvent s'observer entre les réactions normales susd écrites et la réaction de dégénérescence ci-dessus ; et cette évolution chez an même individu, dans un sens ou dans l'autre, permet de suivre et de prévoir l'amélioration ou l'aggravation de la fondion neuro-muRculaire, car elles les précèdent.
EXAMEN DU SYSTÈME NERVEUX