‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 131 sur 277 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Si nous essayons de condenser à fins pratiques la valeur respective des divers modes d'exploration sus-rappelés, il semble que l'on puisse, que l'on doive encore souscrire aux conclusions du rapport de MM. J. Nicolas, Maurice Faure et Henri Moutot (de Lyon), au Congrès de l'Association pour l'avancement des sciences de 1911 :

« Il faut reconnaître qu'en pratique les différentes méthodes peuvent être d'un grand secours pour le diagnostic de lésions douteuses ; il faut faire appel aux unes et aux autres, suivant les cas cliniques :

« 1° Pour les lésions cutanées ou muqueuses, primaires ou secondaires, la recherche du tréponème, à l'ultra-microscope en particulier, est le procédé de choix. En cas de résultat négatif, pratiquer l'inoculation et

faire le séro-diagnostic de Wassermann, mais savoir que, pour un chancre, celui-ci ne donnera rien ;

« 2° Pour les périodes de latence, pour les lésions d^allure tertiaire, faire le Wassermann. Si, par l'examen histologique, on constate des formations tuborculoïdes, même les plus typiques, on n'est pas en droit de rejeter la syphilis, même si des intradermo-réactions à la tuberculose se sont montrées positives ;

« 3® Dans les cas de syphilis conceptionnelle, héréditaire, sans manifestation, dans les manifestations parasyphilitiques, surtout nerveuses, le Wassermann est la méthode de choix ;

« AP On ne peut, à l'heure actuelle, demander à la séro-réaction de Wassermann une certitude absolue pour les questions de prophylaxie, mariage, guérison de la syphilis ;

« 5° Peut-être plus tard pourra-t-on, par le procédé de l'intradermoréaction à la syphiline, très simple et à la portée de tous, obtenir les mêmes résultats qu'avec la séro-r<^action de Wassermann ;

t 6® Enfin, quel que soit le procédé employé, un résultat négatif n'a aucune signification de non-syphilis. »

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