‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 136 sur 277 · PRATIQUE DE VEXAMEN MÉDICAL · texte numérisé non relu

PRATIQUE DE VEXAMEN MÉDICAL

à leur faire rendre le maximum, régler leur ordonnance d'une façon telle que l 'opérateur et le sujet soient astreints au minimum de déplacement et se présentent pour chaque technique dans les conditions de commodité maxima. Bref, arriver à réaliser pour la méthode complète d'examen ce qu'on est parvenu à réaliser pour chaque technique isolée, un automatisme conscient.

30 Adopter un dispositif adéquat à la mise en osuvre régulière, routinière de la méthode d'examen adoptée.

Le commerçant a sa boutique, l'industriel son atelier, le chimiste son laboratoire, le chirurgien sa salle d'opérations, le médecin doit avoir sa salle d'examen. C'est, actuellement, une nécessité impérieuse, — nous n'insistons pas, — car nous sommes certain que chaque praticien en est convaincu.

Cette salle d'examen devra être adéquate à son objet, c'est-à-dire organisée en vue de la mise en œuvre régulière, routinière de la méthode d'examen adoptée. Chaque appareil, chaque siège, chaque meuble sera toujours à la place qu'il doit occuper, place déterminée par sa destination précise.

Prenons un exemple qui illustrera bien notre exposition. On adoptera une table et non une chaise longue, incommode, qui oblige le médecin à prendre des positions défectueuses et ridicules et se prête fort mal aux divers examens. Cette table d'exanven devra répondre aux desiderata suivants : 1^ permettre de donner facilement au sujet diverses positions : assis, étendu, couché à diverses inclinaisons ; 2® permettre de pratiquer facilement certaines techniques diagnostiques : par exemple les méthodes graphiques ; 3^ permettre de pratiquer l'examen gynécologique ou urina ire. l'ne table fabriquée conformément à nos indications par la maison Hnngier répond parfaitement à ces desiderata. Cette table sera placée au milieu de la salle de façon que le médecin puisse facilement la contourner pour l'exploration plus commode de telle ou telle région ; le pied de la table sera orienté du côté de la baie d'éclairage.

En ce qui concerne la simplicité, la commodité et la rapidité que l'emploi judicieux de ladite tal^ donne à l'examen clinique, l'énumération suivante en donnera une idée,

La tablette antérieure étant abaissée, le sujel, vêtu seulement de son pantalon, de ses chaussettes, de sa flanelle, s'assied sur le bord de la table, In face tournée vers la baie lumineuse. Le médecin se plaçant devant lui inspecte le cuir chevelu, la face, la bouche, la ^rge, le cou, le tronc ; il recherche les réflexes pupillaires et patellaires, le tremblement des mains ; il procède à l'examen méthodique par rinspection, la palpation, la percussion, l'auseultaiioa des faces antérieure et postérieure du thorax (ronir et pormon).

Le sujet s'étend alors, les jambes relevées par la tablette, le buste soutenu par incHnaison convenable de la tablette postérieure. Il est alors admirablement placé et juste à la hauteur convenable [)our l'examen de l'abdomen qui est exploré méthodiquement par inspection, percussion, palpation, le médecin adoptant pour chaque région la place optinia par simple déplacement autour de la table. Les organes génitaux de l'homme

sont examinés. L'examen des membres inférieurs termine ce second stade.

Le buste du sujet est alors légèrement abaissé par simple inclinaison

de la tablette postérieure : le sujet est couché. Le dispositif nécessaire à

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