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I. — PRINCIPES QUI DOIVENT DOMINER LA PRATIQUE DE L EXAMEN MÉDICAL

Los techniques rappelées dans les chapitres précédents sont celles qifà notre avis le praticien doit nécessairement connaître et, pour le plus grand nombre, pouvoir, le cas échéant, personnellement pratiquer.

Il nous reste à examiner succinctement leur mise en œuvre synthétique au coursd'un examen déterminé. Il est, dans un cas donné, des techniques cstu'ntielles, il en est d'accessoires, il en est de superflues. Il faut savoir rhoisir et coordonner. C'est à chacun, suivant sa tournure d'esprit, ses tendances, son tempérament, les conditions matérielles dans lesquelles il l'xerce, à se familiariser plus particulièrement avec celles qu'il a choisies, oi qu'il devra le plus fréquemment pratiquer. Mais, quelles que soient celles que l'on a adoptées, on peut, par une organisation méthodique du travail et (les conditions d'observation, par l'application du «taylorisme» à la l,c('hniqno médicale, en décupler le rendement. Cette mise en œuvre du " taylorisme » médical permet à la pratique même courante, même isolée, mêm:* strictement individuelle, la plus générale encore à l'heure actuelle, d'/'voluer dans un sens intégral et rigoureux.

Pour donner tout son effet utile, son plein rendement, cette technique clinique doit être dominée par les trois principes suivants que nous condenserons dans la formule : Totum, cito et exactum.

" TOTUM " : L PRINCIPE DE L'INTÉGRALITÉ, — La technique médicale doit viser à recueillir, et, si possible, enregistrer le plus grand nombre possible de phénomènes biologiques. Elle doit viser à réaliser un examen inlêgral. L'examen ne doil êlre limité ni à un organe^ ni à un système, mais s'étendre à l'organisme tout entier. C'est qu'en effet, en vertu de l'harmonie^ de la solidarité fonctionnelle préétablie caractéristique de la vie, le tout, l'orjranisme ressent inévitablement le contre-coup d'un trouble fonctionnel même localisé à son début.

C'est ainsi, pour nous en tenir au système circulatoire, c'est ainsi que la pathologie cardiaque est absolument inséparable de celle du système cireulatoire en son entier, vaisseaux, capillaires, veines ; que son étude est intimement liée à celle de la pathologie rénale et de la pathologie pulmonaire et hépatique, et qu'enfin circulation et nutrition représentent deux Diagnostic. 28

faces (11. mt*me problème, car, comme l'avait déjà si judicieusement noté Claude Bernard : « activité circulatoire, activité fonctionnelle, activité chimio-calorifique, sont des phénomènes contemporains et corrélatifs. »

A nous en tenir à un point de vue plus élémentaire, il convient d'insister sur cette notion qu'il ne faut pas, obnubilé par le symptôme le plus « voyant », limiter son examen à l'organe désigné par ce symptôme-signal. Une céphalée peut être d'origine rénale, une toux d'origine gastrique, une hématémèse d'origine urémique.

Il n'est pas, d'autre part, indifférent de eoastater qu'un tuberculeux est albuminurique, qu'un sujet atteint de gastro-entérite -a une exécrable dentition, qu'un albuminurique a de l'bydrothorax, etc., etc.

"CITO":ll. PRINCIPE DU « TAYLORISME >. LA NOTION DU TEMPS. —

La tecbaique médicale, pour donner son meilleur rendement, doit tenir compte d'un facteur esse«tiel die la pratique : le temps. Elle devra viser à enregistrer le maximum de phénomènes dans le minimum de temps. Pour c«la, par une étude minutieuse de l'instrumentation, de l'organisation matérielle, de la méthode ; par une élimination systématique des gesi^s et des paroles inutiles ; par la réalisation progressive chez j'observateur d'un automatisme conscieot, elle réduira au minimum de durée lefi temps d'observation, triplant, quadruplant, quintuplant le rendement technique d'ua individu donné.

MiBe en osuvre des techoiqueg médicales. Le « te^lorisme >». —

Noire pratique routinière est incoordonnée ou du moins insuffisamment ■coordonnée. Un temps con.^idérable est gaspillé en paroles vaines et en manceuvres stériles. On parviendra à obtenir le meilleur rendement :

1° En s^ entraînant de façon métfiodique à ta pratique des techniques adoptées. En s'entraînant non pas de façon banale, irréfléchie; mais au contraire, ayant bien pénétré le principe de ladite technique, le conditionnement des appareils, s'étant rompu à la pratique des divers temps de la manipulation, il convient de préciser avec soin les moindres détails: position du sujet, poî-ition de l'opérateur, élimination de tout geste inutile. Disposer chaque objet de la manière la plus commode et toujours dans le même ordre, à la même place; manipuler toujours de la même façon, avec les mêmes gestes, de façon à réaliser graduellement un automatisme parfait; se rappeler enfin que la meilleure façon d'opérer bien et vite est de ne pas se hâter, telles sont les conditions générales d'une technique correcte et rapide. Comme le pianiste qui monte péniblement sa gamme au début et graduellement arrive à exécuter facilement une symphonie, le technicien rompu par cet entraînement méthodique exécutera de façon impeccable en deux minutes telle manipulation dont l'exécution défectueuse en exigeait vingt au début.

2^ En s'enlrcinanl pour V ensemble des techniques, comme on s'est entraîné pour chacune d'elles. C'est-à-dire, ayant adopté un ensemble de techniques réalisant une méthode d'examen intégral, grouper les techniques de façon

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